Portrait: JP Buse, le parcours du combattant

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JP Buse est un chanteur aux talents immuables qui a pu défendre sa classe au sein de nombreuses formations musicales et singulièrement dans Zaïko Langa Langa puis dans ZaIko Familia Dei qu’il a quitté en 1991 au cours d’une tournée promotionnelle effectuée par cette formation musicale au Canada.

Devenu, depuis lors, Canadien d’adoption, JP-Buse, originaire de la République démocratique du Congo, débute sa carrière en 1978 en qualité de chanteur au sein des orchestres « Pamba-pamba » et « Les Kassapards » de l’Université du Zaïre (Lubumbashi) où il avait fait ses études universitaires en Relations internationales, avant de débarquer à Kinshasa dans la commune de Masina. Là,  il intégre  le groupe « Zaïna Molende » de Djonita Habanita pour finir, en 1982, dans « Zaïko Langa Langa ».

La musique de cet artiste découle d’une fusion entre la rumba congolaise et la world beat qui lui accordent une musique originale et propre à lui.

De sa collaboration avec Zaïko

Sa collaboration avec le clan Zaïko durera plus d’une décennie.  C’est en 1991, qu’il émigre au Canada comme nous l’avons dit tout à l’heure profitant d’une tournée de l’orchestre Zaïko Familia Dei dans cette partie de la planète et amorce officiellement sa carrière solo. Vivant à Toronto, plusieurs concerts auréolent son parcours  au Canada principalement à Ottawa et à Toronto et il s’escorte de plusieurs membres du clan Langa Langa émigrés comme lui en Amérique et participe à plusieurs manifestations culturelles de l’autre côté de l’Atlantique.

De ses quelques interventions

En 1996, JP Buse est invité par Seigneur Tabu Ley Rochereau lors du passage de l’Afrisa International au Canada pour des concerts à Montréal et à Ottawa. La même année il participe avec brio au festival « Heineken African Beat » à Toronto où il partage l’affiche avec quelques sommités de la chanson internationale dont  Boukan Ginen et  Angélique Kidjo.

Au mois de septembre 1997,  JP-Buse participe au festival « Vues d’Afrique » fête l’été à Montréal. Quelques temps après, il intervient à une conférence portant sur l’influence de la musique africaine et créole au Québec. Le soir même devancé par les artistes québécois Marie-Hélène Mon petit et Lou Babin, ainsi que par le groupe haïtien « Ti Kabzy » il clôture la manifestation dansante à l’entière satisfaction de tous.

En octobre de cette même année, JP Buse en sa qualité  d’artiste spécialiste est invité à une conférence intitulée « La culture et la jeunesse au nouveau Congo » organisée par le Centre d’études afro-américaines et africaines de l’Université du Michigan à Ann Arbor : Avec Bob White, JP-Buse a donné des prestations musicales interactives et multimédias devant le public du milieu universitaire et des humanités.

Au mois de décembre 1998 JP Buse joue au « El Mocambo » à Toronto, un grand concert hommage à Pépé Kallé mais avant,  de juin à novembre, il a livré tous les premiers Samedis des mois, une série de concerts au club « Karibu » de Toronto.

Coorganisateur en décembre 1999, de « la Rumba workshop » à l’Université Emory dans la ville américaine d’Atlanta avec le professeur anthropologue et spécialiste de la musique congolaise moderne Bob White, JP Buse a animé un atelier sur les musiques africaines qui était suivi d’un spectacle présenté par le groupe « African Rythm Machine » de Dominique Kanza, un congolais basé à New York, sans omettre la participation active du chanteur ténor congolais Djeffard Lukombo, ancien de l’Afrisa International et du Grand Zaïko Wawa.

Presque converti dans la musique religieuse, JP Buse enregistre et  produit en 2001 son premier album religieux baptisé « Le Roi de rois ». L’album est distribué, un an plus tard, en Europe par le producteur Aristote de « Le Lion de Juda » une compagnie française de disque.

En 2004, JP Buse est invité à la conférence internationale « Critical Word » organisée par le professeur Anthropologue Bob White de l’Université Mc Gill à Montréal, spécialiste de la musique congolaise moderne. Il se produira avec un groupe de 7 musiciens.

De sa discographie

On retiendra qu’en plus de six albums qui constituent jusque là sa discographie, JP Buse a participé aux enregistrements de beaucoup de disques en sa qualité du chanteur ténor. A cet effet on aperçoit sa voix dans plusieurs titres du clan Zaïko notamment dans : « Au revoir »; « L’Oiseau rare »; « Papa Omar »; « L’Amour du travail bien fait »; « Pusa kuna serrez ! Serrez ! »; « Eh Ngoss Eh Ngoss ! » ; « Tala Modèle échangé »; « Zaïko Eyi Nkisi »; « On gagne le procès »; « In Memoriam D.V »;  « Muvaro »; « Nippon Banzai/Zaïko au Japon » ; etc.

(Kingunza Kikim Afri)

 

 

 

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