Polémique autour des élections en Rdc: La Monusco riposte à la CASE

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La Mission des Nations Unies pour la stabilité en République démocratique du Congo (MONUSCO) a réagi, hier, contre les déclarations de l’Ong CASE (Commission africaine pour la supervision des élections), faites en début de la semaine en cours. Lesquelles déclarations mettent en cause la Monusco, en l’accusant de bloquer le processus électoral. La mission onusienne réfute cette accusation et affirme ne pas bloquer le processus électoral en Rdc, lequel est géré par les autorités nationales et la Commission électorale nationale indépendante, CENI.

La conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies de chaque mercredi à Kinshasa a débuté, hier, par deux dossiers de riposte de la Monusco. Premièrement, la mission onusienne a réagi contre un article paru dans le Journal Le Potentiel, sur des sanctions prévues par le Sénat américain visant des Congolais. « Cette information est erronée… La Monusco dénonce donc ces allégations, et demande aux médias d’éviter tout amalgame… », indique la Monusco.

En second lieu, la Monusco a riposté contre les déclarations de l’Ong CASE, la mettant en cause pour le blocage du processus électoral en Rd Congo. La CASE a demandé à la Monusco de publier les conclusions du travail fait par le groupe d’experts de l’ONU, sur les élections qui étaient en mission en Rdc du 24 avril au 10 mai dernier.

La Monusco a démenti en expliquant que la tâche des experts de l’ONU consistait à évaluer le progrès lié aux préparations des élections prochaines dans le pays. « Ils ont aussi examiné comment la Monusco pouvait appuyer les efforts pour la mise à jour du fichier électoral, tel que demandé par le Conseil de sécurité ».

A en croire la mission onusienne, actuellement, ces experts de l’Organisation des Nations Unies sont entrain de finaliser leur rapport qui, du reste, n’est pas destiné au public, selon les procédures établies, affirme la Monusco. « Après avoir été finalisé, ledit  rapport sera transmis au secrétaire général des Nations Unies ».

« La Monusco ne bloque donc pas le processus électoral comme l’a affirmé l’Ong CASE… », déclare la Monusco. Elle souligne que le processus électoral en Rdc est géré par les autorités nationales et la CENI (Commission électorale nationale indépendante) pour ce qui concerne l’aspect de l’organisation des élections.

La position de Ban Ki-Moon pour les élections en Rdc

« La Résolution 2277 demande à la Monusco d’assister la CENI à mettre à jour le fichier électoral, et d’appuyer le Dialogue national piloté par le facilitateur de l’Union africaine, en usant de ses bons offices », apprends-t-on dans la déclaration de la Monusco. Celle-ci rappelle que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a déclaré à plusieurs occasions que la tenue des élections crédibles dans le cadre de la Constitution est d’une importance cruciale pour consolider le progrès réalisé en Rdc, au cours de la dernière décennie.

Aussi, poursuit la Monusco, le patron des Nations Unies a toujours encouragé tous les acteurs politiques congolais et autres forces vives de la Nation à s’engager résolument dans un dialogue constructif afin de préparer le terrain pour ces élections.

Pour rappel, la CASE a rendu la Monusco responsable de bloquer le processus électoral en Rdc, pour n’avoir pas publié les rapports des experts de l’OIF et de l’ONU, sur l’évaluation dudit processus. Cette structure d’observation électorale a même formulé des recommandations, afin d’éviter la spéculation, estime-t-elle.

Signalons par ailleurs que dans ses déclarations, la CASE a aussi relevé qu’il est impensable d’envisager la tenue des élections en Rdc, en excluant les nouveaux majeurs et les Congolais de la diaspora.

(Lepetit Baende)

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