Polémique autour de la parité au gouvernement Tshibala: Les femmes magistrats adressent des propositions au Premier Ministre

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A la publication du gouvernement, les femmes magistrats n’ont pas eu la langue en poche pour décrier la non-prise en compte de la parité. Elles ont été consultées à Matete, Limeté et à la Gombe.

D’une manière générale, elles regrettent toutes  cette sous-représentation des femmes, mieux le faible pourcentage  de femmes au gouvernement Tshibala. Elles pensent que pour faire amende honorable, le Premier ministre Bruno Tshibala devra nommer un Directeur de cabinet femme et ensuite, désigner une femme au poste de Secrétaire général ou Secrétaire général adjoint du gouvernement. Et de promettre au prochain remaniement Tshibala (2), il va exiger aux composantes de tenir compte des femmes.

Par ailleurs, les femmes magistrats ont informé le Journal L’Avenir qu’entre le 22 et le 30 du mois en cours, le Conseil supérieur de la Magistrature va siéger pour l’éclatement de la magistrature en trois organes importants, c’est-à-dire la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation et le Conseil d’Etat. Elles préviennent que si la hiérarchie commet encore des erreurs comme lors de la mise en place de la Cour constitutionnelle où les meilleurs magistrats femmes ont été oubliés, le cas échéant, les lésées pourraient organiser une grande marche. Celle-ci devant conduire les manifestantes  vers la Présidence de la République.

Ceci expliquant cela, les femmes magistrats exigent les nominations de femmes au poste des procureurs généraux près la Cour de cassation ou Conseil  d’Etat et des 1ers Avocats généraux au niveau de toutes ces cours. Elles souhaitent aussi la présence de femmes comme présidentes de l’une de ces cours. Les compétences ne manquent pas. Ici, elles ont cité des noms comme Bodisa, Ohemba, Kiala, Mujinga, Kalume etc.  comme étant capables d’occuper ces différentes fonctions.

Enfin, les femmes magistrats proposent au Conseil supérieur à la magistrature de penser à améliorer les salaires des magistrats et leurs conditions de vie. Elles veulent aussi voir l’avènement des présidents des cours d’Appel femmes. « Et puis, elles ne demandent pas une faveur mais on doit tenir compte de la méritocratie car elles ont étudié dans les mêmes universités que leurs collègues magistrats hommes », ont-elles insisté.

Tout compte fait, le Journal L’Avenir constate notamment une prise de conscience des femmes magistrats qui tiennent à la parité.

(Antoine Bolia Yende )

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