« Point de vue »

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Quand les parents kinois diront : « marie ta fille, je marie la mienne »

« Dans la pauvreté, l’on rêve de la richesse ; dans la richesse, l’on se souvient de la pauvreté.

A l’heure où l’union libre (communément appelée « yaka tovanda » ou rejoins-moi et l’on cohabite librement), devient un phénomène de société à Kinshasa, beaucoup déplorent, à cet effet, la surenchère entretenue autour de la dot. Face à cette situation dont les statistiques vont croissantes, les parents kinois se sentant culpabilisés, font profil bas et n’abordent guère la question de manière responsable. Une attitude justifiant comme ci comme ça, l’adage qui dit : « celui qui se sent morveux, se mouche ».

La dot entre l’emprise de la coutume et le paupérisme

La dot inspirée de la coutume et le paupérisme ont enclenché, dans nombre de jeunes, un mécanisme d’autoprotection, se traduisant par le phénomène l’union libre. Au regard du principe du lien de la cause à effet, maints observateurs estiment que le remède substantiel à ce dérapage ne peut être trouvable que dans l’émergence des pratiques susceptibles d’« arracher » la dot de l’emprise de la coutume et du paupérisme. Car selon la coutume, la « facture » de la dot incarne la volonté du père avec ses frères et sœurs et de la mère idem. Il importe que désormais, les parents kinois prennent conscience de la fissure sociale en présence et de la négation dont ils sont l’objet, à travers cette forme d’union. Car l’union libre traduit un certain état d’esprit d’une jeunesse qui désavoue la surenchère qu’incarnent malheureusement des parents. L’heure vient où ces derniers se déchaîneront des liens familiaux (cfr à cet effet, des enseignements disponibles au Ministère du combat spirituel), et une génération de parents kinois dira : « marie ta fille, je marie la mienne ». Et, le moment venu, la raison l’emportera sur la surenchère autour de la dot.                                                                       Le paupérisme au regard de ses assises culturelles, a dérouté la conception qu’ont maints parents de leurs rejetons. Dès lors que ces derniers viennent à être perçus comme « une richesse », de là à les monnayer, le pas est vite franchi. Car le paupérisme a engendré, chez des peuples asservis, une déviance spirituelle dont la forme la plus banale est la sorcellerie.                                                                                                         A l’heure où la montée de l’union libre défie la famille, l’église et les pouvoirs publics, la société assiste paradoxalement à la persistance du climat conflictuel entre les pasteurs des églises du réveil et les autorités traditionnelles appelées couramment chefs coutumiers.

(Payne)

 

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