Point de vue « Les femmes qui montent à moto ne sont pas respectables »

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La moto a fait son irruption dans le système des transports en commun de Kinshasa, et dès lors, elle a été adoptée par beaucoup de femmes aux mœurs douteuses, pour son caractère « vite-fait ». Car dans les grandes artères habituellement sollicitées par des embouteillages, la moto se faufile, peu importe d’éventuels risques surprises sur la chaussée.

Depuis, des voix s’élèvent, qualifiant d’inestimables les femmes qui aiment à se pavaner à moto dans les artères de la capitale. Il y a des femmes qui adorent à s’e feutrer entre deux mecs, à savoir le conducteur de l’engin et le client du derrière. Il ressort d’un reportage de RFI-matin du vendredi dernier que «les femmes qui montent à moto, et même celles qui l’adorent ne sont pas respectables ». Les femmes qui aiment à ébahir l’imaginaire public en écrasant le  siège-arrière d’une moto, sont réprimées par le commun des passants en Afghanistan, témoigne le reportage su-évoqué.

« A Kinshasa, les mœurs d’Etat laïc ne prévoient guère de dispositions répressives à l’encontre de ce flot de femmes qui, se faisant transporter à moto, ont les cuisses à découvert tout le long du parcours », a déploré un père de famille. Il en est qui laissent transparaitre l’anatomie du corps féminin, faisant fi du qu’en dira-t-on. Des femmes en mini-jupe, en décolleté, en collant, en culotte, en pantalon serré, en taille basse, nombril à vue d’œil, etc. sont autant de tableau qui s’offrent journellement aux passants sur la voie publique. Il arrive que les bonnes consciences débattent de la question à deux ou à plusieurs, mais cela ne suffit à insuffler  quelque dynamique dans l’assainissement des mœurs sur la place publique.

Le foisonnement des motos, un problème de société

En 2010, l’invasion des motos répond essentiellement à un besoin social, celui d’assurer les demandes croissantes en transport en commun dans les quartiers de la populace. Au départ, les motos se concentrent dans les routes tertiaires, celles non asphaltés des quartiers bourgades de Kinshasa.

Progressivement, ces engins envahissent les grandes artères. Face à la persistance de l’exode rural et à la persistance du chômage des jeunes, le taxi-moto s’est incrusté dans le secteur tel une activité susceptible de nourrir celui qui l’exerce. Il s’agit d’économiser pour individualiser une moto. Les gestionnaires urbains de la vie sociopolitique devraient tenir compte de cette nouvelle donne et anticiper utilement des mesures d’accompagnement.

Quand l’Iran interdit la pratique du vélo aux femmes

En République islamique d’Iran, la pratique du vélo par les femmes est considérée comme inconvenante aux valeurs religieuses. Le guide suprême de ce pays, Ali Khamenei se joignant à l’appréciation des conservateurs religieux, a tapé du poing sur la table. « La pratique du vélo par les femmes en des lieux publics en présence d’inconnus, attire les attentions et crée du désordre. (…) », a martelé le guide suprême. Il ressort d’un reportage sur France 24 qu’à Marivan, une cité locale, beaucoup de femmes contrevenantes ont été mises aux arrêts. « A chaque peuple, ses mœurs », dit une sagesse. Cette décision intervient dans un contexte où, dans la capitale de la RD Congo, des femmes adorent des mototaxis. Plus d’une fois, en effet, les bonnes consciences ont déploré des aspects choquants où de nombreuses clientes des «wewa » (terme local pour désigner la moto taxi), dérangent la pudeur publique.

(Lepa)

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