Point de vue: Après la révolution industrielle ratée, la révolution de l’intelligence, une chance pour l’Afrique

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L’Afrique consomme et fournit au reste du monde la matière première de ce qu’elle (r)achète au prix fort. Elle reste un marché pour les créations des autres. En effet, dans un Tribune intitulé : « Investissons dans l’homme », le Marocain Aadel Assaadani (président d’un collectif culturel à Casablanca) a démontré : « Bien que les niveaux de développement de ses 55 pays soient inégaux, le constat global demeure celui d’un continent qui continue d’exporter ses ressources naturelles sans investir dans les moyens de les transformer à travers l’éducation, la recherche et des politiques publiques favorisant la créativité en tant qu’élément moteur de l’économie », a-t-il relevé.(Lire Jeune Afrique n°2711-2712 du 23décembre 2012, p.115).

Pendant ce temps, la Chine fait sa percée en Afrique, et il s’observe que la plupart des pays qui ont ouvert les bras à la main-d’œuvre chinoise, ont ciblé les infrastructures comme secteur d’intervention. Pour l’heure, les observateurs se rendent à l’évidence que  le continent fait face à plus d’une priorité, dont essentiellement l’industrialisation de son économie. Car depuis les indépendances, l’Afrique « garde » la vocation de fournisseur des matières premières sur le marché mondial. En effet, l’auteur su-évoqué relève le credo des décideurs africains : « Les Africains ont davantage besoin de routes, d’habitat, d’hôpitaux, d’électricité, de réseaux d’eau potables… », clament-ils.  La Tribune de ressortir ce qui suit : la recherche pragmatique des solutions nous dirige vers les industries créatives en faisant valoir le patrimoine de l’Afrique et l’intelligence des Africains. Le continent, après avoir raté sa révolution industrielle, pourrait avoir la possibilité (et le devoir) de se raccrocher à la « révolution de l’intelligence ». Il ne s’agit pas que d’un rêve, mais de la nécessité d’innover pour survivre dans un monde où l’économie est globalisée.

Investir dans l’homme

L’Afrique doit produire, pour assurer la redistribution des richesses nationales, et projeter ainsi sa sortie du tunnel. Face à la croissance démographique, les analystes redoutent un déséquilibre constant,  car la vocation d’exporter des matières premières tant minières qu’alimentaires, a de tout temps exposé le continent aux aléas du marché mondial, aux fluctuations des cours de change. Les gouvernements doivent contenir les conflits armés internes et ceux externes, réprimer la corruption galopante, assainir la gouvernance, promouvoir le milieu rural, contrôler les échanges transfrontaliers…  Face à ces charges dont la liste n’est pas exhaustive, la dette publique devient le leitmotiv. Comme on peut le comprendre, l’assainissement de la gestion de la dette, de tout temps un pari à relever. « Il faut faire de l’emploi des jeunes une priorité de l’action gouvernementale », a suggéré le Français Raymond Jarret, touriste et ami de l’Afrique. Pendant ce temps, l’urbanisation des populations est une réalité persistance à travers le continent noir.  A cheval entre la volonté politique de démocratiser les institutions et des conflits armés intermittents, les gouvernements africains sentent monter en eux le besoin de pacifier et de rénover leurs espaces d’autorité. Ceci pour notamment planifier la question relative à l’industrialisation de leurs économies.                                                                                                                            En attendant de politiques publiques volontaristes qui traiteraient des problèmes structurels de l’Afrique et des Africains, la société civile et quelques intellectuels, artistes et politiques se penchent sur l’expérimentation de solutions pérennes permettant au continent de trouver sa place dans le concert mondial en proposant la culture comme l’un des éléments de réponse au sous-développement. Rêvent-ils ? A l’évidence, oui, ils rêvent. La culture, regrette l’auteur de « Investissons dans l’homme », ne constitue toujours pas une priorité des gouvernants. Pourtant, « la culture est un aliment pour la conscience de l’individu, un ciment pour les peuples et une opportunité économique pour l’Afrique », a-t-il fait remarquer.

(Payne)

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