Ablassé Ouédraogo apostrophe : « Les Africains doivent savoir ce qu’ils veulent… »

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Ablassé Ouédraogo apostrophe : « Les Africains doivent savoir ce qu’ils veulent… »

L’Afrique des conflits armés récurrents et des coups d’Etat pose le problème d’une mobilisation tous azimuts des fils et filles à travers le continent, et implique un sursaut de fierté patriotique, pour des raisons évidentes. Dans une intervention sur Radio France internationale, RFI, l’ancien directeur de l’Organisation mondial de Commerce, OMC, Ablassé Ouédraogo, il y a peu, a apostrophé en ces termes : « Les Africains doivent savoir ce qu’ils veulent… ». Ceci pour dire que ceux qui ont des intérêts communs à préserver devraient, en effet, se garder de laisser transparaître un manque de conscience collective. Car ce fléau susceptible de s’avérer « transgénérationnel » pour les Africains, permet tout sauf la capacité à l’échelle continentale, de poser les piliers d’une Afrique stable. « L’union fait la force », renseigne un dicton belge. Pendant ce temps, et c’est notamment ce qui laisse perplexes les observateurs, le continent africain bouillonne, comme cela a été le cas notamment en 1977. Il y a trente-sept années, en effet, « Jeune Afrique » écrivait en mars de l’année 1978 : « Politiquement, économiquement et militairement, l’Afrique a été, en 1977, le continent le plus agité du monde ». A l’heure où de grands ensembles se constituent dans d’autres continents et font la course au leadership mondial, des Africains prennent encore plaisir à servir d’acteurs apparents à des conflits dont les véritables enjeux leur échappent.

Socrate : « Découvre le bien qui est en toi, et fais-le »

Dans le récit biblique relatif à la sortie d’Egypte des captifs israélites, les Plaies de Pharaon de même que la ténacité de Moïse ne manquent pas de retenir l’attention du lecteur éclairé. Le récit décrit le premier comme étant foncièrement imbu de lui-même, et rassuré de ses atouts multiples. Ce faisant, il est resté imperturbable même après avoir entendu la voix et les injonctions du Très du Haut. Le second en situation d’émissaire, croyait à peine à ce que représentait sa propre personne. Ce qui veut dire, en termes logiques, un déficit de connaissance de soi. En son temps, le philosophe de l’Antiquité grecque, Socrate aimait à éclairer la moi profond de son interlocuteur en lui adressant l’exhortation suivante : « Connais-toi toi-même ». Des théoriciens de la sagesse ont scruté et interprété en ces termes : « Découvre le bien qui est en toi et fais-le ».   De nos jours, face à la montée de l’égocentrisme, les Africains se livrent en spectacle à d’autres peuples du monde. « Des gens festoient là où d’autres pleurent, ils jettent à manger à côté des moribonds … », a chanté un musicien kinois. Cette réalité, a déploré l’auteur du roman congolais «Un deuil sans fin », Simon Kiangani Loti, justifie ce qu’a dépeint le Congolais (de Brazzaville) Henri Lopès dans « le Pleurer- rire ».

La cohésion nationale déterminante pour « lever nos fronts longtemps courbés »

Pour secouer sur une montagne de neige des ambitions des milieux déstabilisateurs et en confondre les calculs malicieux, le Chef de l’Etat congolais, en octobre 2013, devant le congrès, a appelé au raffermissement du patriotisme. En effet, Joseph Kabila détermine qu’au-delà de toutes les actions planifiées dans le cadre du développement, la priorité va être la défense avec une armée dissuasive. Une armée apolitique et professionnelle. En somme, une armée qui rassure le peuple dans toute sa diversité ; une armée dont le souverain primaire sera fier et qu’il soutiendra en tout temps et en toutes circonstances. « Pour sortir de cette guerre, le chef de l’Etat a pour socle la cohésion nationale qui est plus que nécessaire. Elle requiert que nous oubliions nos divergences pour nous retrouver autour de ce qui nous est le plus cher à tous : le Congo. Cette cohésion se réalisera dans un cadre approprié et ouvert à toutes les forces politiques et sociales du pays », lit-on dans L’Avenir du lundi dernier. Cette résolution du Président de la République rejoint, en amont, le credo de ses prédécesseurs d’heureuse mémoire : M’Zee Laurent Désiré Kabila affirmant : « Le Congo est conscient de son rôle dans le concert des nations ». Et le Maréchal Mobutu Sese Seko qui ne manquait pas d’occasion d’égratigner les élites : « Le Président de la République n’est pas un magicien. Seul, il ne peut rien ; avec l’appui de tout son peuple, il peut tout. Mais, nous devons éviter que les efforts du peuple soient anéantis par l’inconscience et la cupidité de certains cadres. (…) », a-t-il martelé dans un discours, début décennie 80.

(Payne)      

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