Pétrole: le prix du baril va-t-il exploser en 2017?

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Boosté par l’accord OPEP et non OPEP survenu à Vienne fin novembre, le prix du baril pourrait se situer autour des 70 dollars en fin d’année, selon certains spécialistes du secteur. Mais en République démocratique du Congo, si le roi dollar ne se calme pas, lui qui a atteint les 130 CDF à Kinshasa, il n’y a pas de raisons pour qu’il n’y ait pas de variation de prix à la pompe. Peut-être que les mesures annoncées par le Gouvernement Samy Badibanga vont permettre à la monnaie nationale de renverser la tendance.

Toutefois, un vent d’optimisme souffle désormais sur le marché pétrolier. Depuis la réunion de Vienne, le 30 novembre, qui a vu les pays membres de l’OPEP et ceux qui en sont extérieurs, comme la Russie, parvenir à un accord historique, le cours de l’or noir a repris des couleurs. En un peu plus d’un mois, le prix du baril de brent, la référence européenne, est ainsi passé de 46 à 54 dollars. Quant au WTI, la référence américaine, il atteint aujourd’hui les 51 dollars contre 46 dollars le 30 novembre. Cette ascension va-t-elle se poursuivre? L’accord de Vienne sera-t-il respecté? Comment va réagir la demande? Voici les trois principaux enjeux pétroliers de l’année.

L’accord de Vienne sera-t-il respecté?

Les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se sont entendus le 30 novembre, à Vienne, pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour (sur 32,5 millions) du 1 janvier au 30 juin 2017, un semestre qui pourra être prolongé si le marché ne se rééquilibre pas, indique une source consultée par le Journal L’Avenir. Parmi eux, l’Arabie saoudite est le pays qui fera le plus gros effort avec une réduction de sa production de 486.000 barils, devant l’Irak (210.000 barils). Quant aux Iraniens, qui doivent combler leur retard après la période de sanctions, ils pourront augmenter leur production de 90.000 barils mais c’est nettement moins que les 200.000 barils en plus qu’ils espéraient. De leurs côtés, les pays extérieurs au cartel se sont engagés à réduire leur production de 558.000 barils par jour. La Russie en sera le plus gros contributeur avec une baisse de 300.000 barils par jour. Au total, l’OPEP prévoit donc de retirer du marché un peu plus de 1,7 million de barils.

Mais à l’heure actuelle rien n’indique que cet accord sera intégralement appliqué. Si certains pays respectent déjà totalement leurs engagements comme l’Arabie saoudite ou le Koweït, ou partiellement comme la Russie (Moscou a annoncé avoir retiré 100.000 barils du marché en janvier), d’autres semblent moins pressés. L’Irak, par exemple, a exporté de l’or noir à un niveau soutenu en décembre, laissant sceptiques les observateurs sur sa volonté réelle de limiter sa production. Ces derniers s’inquiètent aussi des intentions de l’Iran qui, pour écouler ses réserves, aurait vendu 13 millions de barils conservés sur ses navires en décembre. Des incertitudes qui ont suscité la méfiance des investisseurs ces derniers jours, le Brent et le WTI perdant plus de trois dollars depuis dimanche.

“Le volet non OPEP de l’accord peut être problématique car certains pays sont en déclin de production, ce ne sera donc pas évident pour eux de retirer des barils du marché, précise Olivier Rech, responsable de la recherche “Énergie” chez Beyond Ratings, ancien expert des “perspectives pétrolières” à l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Et puis le cas de la Russie pose question. En 2002, lors du dernier grand accord, les Russes n’avaient pas tenu parole”. Toutefois, en décidant de retirer 1,7 millions de barils du marché, les pays pétroliers se sont laissé une marge importante. “Il suffit de retirer 1,2 million de barils du marché pour résorber d’ici moins d’un an la surproduction” poursuit Olivier Rech.

Et pour l’expert, une des raisons qui plaide en faveur d’un “respect global” de l’accord tient à la situation de l’Arabie saoudite, premier producteur mondial de brut qui a décidé quasi-unilatéralement fin 2014 d’inonder le marché pour préserver ses parts de marché face à la montée en puissance des producteurs de schiste aux États-Unis. “Riyad, dont les finances publiques ont été affectées par la baisse des cours, a un intérêt spécifique à ce que le marché se rééquilibre et dope les prix, estime-t-il. Début 2018, les Saoudiens doivent introduire en Bourse, 5% du géant pétrolier Aramco. Ils en espèrent 100 milliards de dollars. Plus le prix du baril sera élevé, plus cette introduction sera lucrative pour eux”.

(JMNK)

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