Pesistance de barrières illégales sur le rail à Matete: Des badauds recourent à «l’intifada » pour débusquer des hommes en uniforme

par -
0 649
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans la commune de Matete, des badauds non identifiés font usage de jet des pierres, dans l’intention de débusquer les tenants des barrières illégales sur le rail. Cette situation qui dure depuis une semaine, fait suite à l’entêtement des hommes en uniforme qui maintiennent une sorte de « passage à niveau sur le chemin de fer », exigeant une quotité à chaque moto-transporteurs « wewa» qui emprunte cette voie. Il nous revient que la première tentative des éléments de la Police Militaire (PM) pour débusquer ce groupe de Policiers et FARDC de leurs positions irrégulières sur le rail, ne s’est pas avérée fructueuse. C’était en janvier dernier, à en croire la source. Ce groupe de percepteurs de « péage » sur le rail pointé du doigt, est constitué d’éléments FARDC (Forces armées de la RD Congo) en faction à la gare de Matete située à environ cinq-cents (500) mètres des lieux où sont érigées des barrières depuis septembre 2014. Ces militaires ont été rejoints en ces endroits par des policiers. Ensemble et sans accrocs, ces équipes hétérogènes perçoivent des « droits » auprès des transporteurs « wewa », partant du Pont Matete jusqu’au quartier Lokele, au-delà de la gare de train.

Des «wewa » s’en remettent à un député national

Les moto-transporteurs « wewa » qui se disent victimes des tracasseries le long du rail, partant du Pont Matete, ont souhaité vivement l’implication de l’autorité communale pour amener les percepteurs illégaux à plier bagages, mais en vain. Ils se sont alors constitués en délégation, et ont sollicité l’égard du député national Néron Mbungu.

En effet Le phénomène « wewa » dérive du contexte du transport de proximité. Depuis, il est aisé de relier Matete à Kisenso, et vice versa. La voie ferrée est parallèle à l’avenue De la Paix dont les travaux d’asphaltage amorcés par l’Office des Routes se sont arrêtés à mi-parcours. Un père de famille a exprimé sa peine en ces termes : « Les autorités compétentes de la commune affichent une attitude ambigüe, en lieu et place de faire entendre raison. C’est que sans manifester leur désaccord, les autorités laissent évoluer cette forme de « péage sur le rail à Matete », en même temps qu’elles affirment « méconnaître cette initiative (…)», a-t-il relevé.

La source rapporte que l’honorable ne s’est pas fait prier pour effectuer une descente sur le terrain. Il a signifié aux militaires et policiers concernés de quitter leur position illégale sur le rail, et d’arrêter des tracasseries. Trois jours après son interpellation, la situation a repris de son ampleur, si bien que même de nuit, des barrières vont jusqu’à vingt heures.

Quand des badauds s’en mêlent

La présence des barrières après 18 heures, et dans un secteur où la fourniture du courant n’est pas permanente, cela constitue un danger pour les acteurs en présence. Car depuis quelque temps, des badauds s’expriment par jet des pierres, sans toutefois se faire identifier. D‘un côté, ces jeteurs de projectiles qui prennent pour cibles les hommes un uniformes postés sur leurs barrières et, de l’autre, les porteurs d’armes dont la réaction, le cas échéant, est imprévisible. A ce jour, il n’est pas aisé de démasquer la main noire poussant à « l’intifada » de jeunes gens des parcelles environnantes. Car visiblement, ceux-ci tiennent à obtenir la levée des barrières illégales, là où l’autorité traîne les pas. Dans une telle ambiance de jet des pierres, les paisibles passants, les « wewa » ainsi que leurs passagers sont exposés à tous les risques. Et là où le bât blesse, c’est que dans l’éventualité d’une blessure, l’anonymat en présence ne permettrait guère d’établir les responsabilités.

(Lepa)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse