Performance au Parlement: Le député François Bokona fait docteur en droit

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La « colline inspirée » vient d’enrichir la République Démocratique du Congo d’un nouveau docteur en droit, en la personne de Bokona Wimpa Bondjali François. Le titre lui a été décerné le samedi 28 avril courant par un jury constitué des éminences grises de l’Université de Kinshasa, institution où le lauréat dispensais le cours de droit jusqu’à obtenir le grade de licencié il y a des dizaines d’années.

Le député national François Bokona Wimpa, alors chef des travaux à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a soutenu publiquement sa thèse de doctorat en droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN). C’était devant un jury costaud présidé par le professeur Ivon Mingashang, avec comme membres, les professeurs Banyaku Luape, Ntumba Luaba Alphonse (directeur de thèse), ainsi que la professeure Miranda de l’Université de Yaoundé II.

« Pour un nouveau paradigme de gouvernance des eaux du bassin du Congo : contribution à la réflexion sur la requalification de l’hydro-solidarité et ses implications en droit internationale », tel est l’intitulé de la thèse du président de la commission PAJ (Politique, administrative et juridique) de l’Assemblée nationale.

Après vérification du dossier faite par le Secrétaire général administratif, la doyenne de la Faculté de droit de l’UNIKIN, la professeure Marie-Thérèse Kenge Ngomba, le CT François Bokona a présenté l’économie de sa thèse et les propositions qu’il a faites pour apporter la solution dans la conception d’un nouveau paradigme de gouvernance des eaux du Bassin du Congo. Ensuite, est venu le moment du débat sans complaisance avec les membres du jury.

François Bokona a de manière éloquente, démontré que sa thèse est une contribution à la réflexion sur la requalification de l’hydro-solidarité et ses implications en droit international. Quant à l’épineuse question du transfèrement des eaux du Bassin du Congo vers le bassin du Lac Tchad, le récipiendaire a estimé que cela nécessite des grandes études d’impact environnemental préalables, vu les conséquences que cela peut entrainer.

Il a ainsi proposé la révision de la Convention de New-York de 1997, en proposant une structure supranationale unique afin de bien gérer les ressources hydrauliques et écologiques du Bassin du Congo. A travers cette thèse défendue avec brio et bénéficiant non seulement de l’originalité, mais portant aussi sur un sujet d’actualité, le récipiendaire tire l’attention des dirigeants africains sur l’enjeu de l’eau qui, s’il est géré, risque de provoquer la guerre entre les Etats.

Tournant autour de la question de l’eau, l’auteur de la thèse propose la mise en place d’un nouvel ordre normativo-institutionnel fondé sur une approche universelle qui tiendra compte du renforcement du régime juridictionnel des activités qui s’exercent sur des espaces non hydriques. Par ailleurs, il conseille de ne pas brusquer la démarche liée au transfèrement des eaux du bassin du Congo comme cela fait actuellement l’actualité. Il insiste pour que la population congolaise non seulement associée à une telle démarche, mais également impliquée. Car, c’est une démarche qui implique l’avenir de toute la nation.

Impliquer la population

Contrairement aux bruits qui courent avec parfois des déclarations faites par certains dirigeants africains susceptibles de soulever la population congolaise, on ne peut pas se permettre de procéder à un quelconque transfèrement des eaux du Congo sans observer ces préalables ci-haut décrits. Autrement dit, toute démarche allant dans le sens devra au préalable impliquer la population congolaise, particulièrement les riverains.

Selon une certaine opinion, avec cette thèse de doctorat, l’élu d’Inongo dans la nouvelle province de Maï-Ndombe, et président de la commission PAJ de la Chambre basse du Parlement, enrichit ainsi le niveau d’éclairage non seulement des scientifiques et juristes, mais aussi des législateurs et exécutifs qui sont confrontés à la problématique du transfèrement des eaux de l’Oubangui vers le lac Tchad.

Après délibération à huis-clos, intervenue après la défense par l’auteur de sa thèse suivi du rituel jeu des questions et réponses, le jury a proclamé le CT François Bokona, docteur en droit avec mention « La plus grande distinction ». Après la proclamation, le Secrétaire général académique, agissant au nom du Recteur de l’UNIKIN empêché, a procédé à la collation des grades académiques du nouveau docteur en droit, en lui remettant tous les insignes y afférents.

Signalons que plusieurs personnalités du pays ont assisté à cette soutenance de la thèse du député national François Bokona. Parmi lesquelles, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku Ndjalandjoko, ainsi qu’une forte représentation des élus nationaux.

(Lepetit Baende)

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