Pendant que les Nations-Unies et la Rdc se tiraillent sur l’enquête: Le Grand Kasaï a faim

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Les armes blanches des miliciens Kamwina Nsapu
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Tout ou presque a été dit sur le phénomène Kamwina Nsapu, ainsi que ses méfaits dans l’espace Kasaïen. Plusieurs exactions, tueries, viols, destructions méchantes, ont été commis dans cette partie du pays. Cela a ému le monde entier.  Cependant, ce peuple qui vient de passer près de 9 mois des hostilités ne sait plus trouver de la nourriture.

Le déplacement des uns et des autres a perturbé le calendrier agricole au point où la quantité de maïs, manioc, haricot et autres vivres a diminué de manière drastique. Conséquence : la faim a envahi tous les milieux et la malnutrition infantile a galopé de manière exponentielle. Tous les organismes humanitaires s’accordent à dire que l’espace Kasaï vit un drame humanitaire et qu’il a urgemment besoin d’une aide alimentaire.

La communauté internationale a depuis quelques semaines enclenchées un bras de fer avec le gouvernement congolais sur la nécessité d’une enquête indépendante. La population qui n’ignore pas le bien-fondé d’une enquête gouvernementale ou internationale a faim et ne demande qu’une chose : la nourriture.

Où est passé le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et ses assistances humanitaires ?  On voit de quelle manière le PAM se casse en mille morceaux pour donner à manger aux Syriens. Pourquoi le même empressement n’est pas remarqué sur les kasaiens ? Les spécialistes discutent, ergotent, se tiraillent avec les responsables gouvernementaux sans réaliser qu’entre temps, des hommes et femmes complétement démunis souffrent et meurent. Ils n’ont ni comprimé, ni farine, ni tente et attendent chaque jour l’assistance de la communauté humaine.

Le train humanitaire qui devait partir de l’ex-Katanga vers le Grand Kasaï est toujours attendu. La sécurité revient certes petit-à-petit, mais la faim n’attend pas. Le gouvernement à travers ses services spécialisés, doit en toute priorité donner à manger à cette population qui vient de vivre une expérience malheureuse et d’une rare intensité.  C’est ici l’occasion de voir la solidarité africaine. Où sont les députés provinciaux et nationaux ?  Qu’ont-ils apporté à leurs électeurs en pleine détresse ? C’est facile pour eux de dire que telle n’est pas leur mission constitutionnelle.

Mais on connait certains d’entre eux qui partagent ce qu’ils gagnent au parlement. La communauté kasaienne vivant à l’étranger doit aussi faire quelque chose, car on reconnait son frère dans le malheur. Les églises, mosquées et autres communautés ecclésiastiques doivent montrer leur sens de solidarité en collectant de la nourriture à cette population qui en a tant besoin, en attendant qu’elle retrouve la paix dans sa plénitude et les moyens de redémarrer la vie.

Si tout le monde salue le retour au calme dans ces territoires agités avec l’implication de Forces armées congolaises et de la police nationale congolaise, ne perdons pas de vue que la justice doit absolument faire son travail.  Les magistrats militaires congolais doivent prouver à la communauté internationale qu’elle avait tort de ne pas leur faire confiance. Les auteurs de ces barbaries doivent répondre de leurs actes et de manière exemplaire. Plus jamais ce genre d’horreurs en RDC, doit-on répéter à chaque minute.

(Simon Kabamba)

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