Pendant que la FED relève son taux directeur, la BCC le maintient inchangé

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Sous l’impulsion de sa présidente Janet Yellen, la Réserve fédérale a relevé les taux d’intérêts pour la première fois en presque 10 ans en s’appuyant sur l’amélioration de la santé économique des Etats-Unis. Pendant ce temps en Rd Congo, la Banque centrale du Congo a décidé de maintenir inchangé son dispositif actuel, dans un contexte international dominé par le ralentissement de l’activité économique mondiale qui alimente les incertitudes sur les perspectives à court terme.

Selon une dépêche, c’est sous l’impulsion de sa présidente Janet Yellen, que la Réserve fédérale a relevé les taux d’intérêts pour la première fois en presque 10 ans en s’appuyant sur l’amélioration de la santé économique des Etats-Unis. En effet, près de dix ans après la crise des subprimes en 2008, la réserve fédérale américaine annonce relever ses taux directeurs de 0,25 points. Les effets de cette mesure pourraient se propager au-delà des Etats-Unis.

Les taux directeurs seront relevés de 0,25 point de pourcentage et évolueront désormais dans une fourchette comprise entre 0,25% à 0,50%, a décidé à l’unanimité le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) à l’issue de deux jours de réunion à Washington. Depuis la crise des subprimes en 2008, les taux directeurs étaient maintenus proches de zéro.

Cette hausse modeste pourrait marquer le début de la fin de la politique monétaire adoptée par la Réserve fédérale pour soutenir la reprise après la récession de 2008-2009. La décision de la Fed repose sur l’amélioration de la santé économique des Etats-Unis. Le marché du travail a connu une “amélioration considérable” cette année, avec un taux de chômage tombé à 5%, et se dit “raisonnablement confiant” dans le fait que l’inflation annuelle, actuellement proche de zéro, remontera “à moyen terme” vers son objectif de 2%.

Mais les effets de la hausse des taux de la Fed pourraient se propager au-delà des Etats-Unis. Ce changement de cap, qui tranche avec l’intensification de l’action des banques centrales européenne et japonaise, pourrait provoquer des turbulences sur les marchés mondiaux, rendus nerveux par la fin de l’ère de “l’argent pas cher”, et déstabiliser des pays émergents inquiets de voir les investisseurs se ruer vers le dollar.

Quid de la Rd Congo

En ce qui concerne la République démocratique du Congo, le Comité de politique monétaire (CPM) qui suit de près la conjoncture, a décidé de maintenir inchangé son dispositif actuel. Ainsi, le taux directeur demeure à 2% sur les dépôts à vue et à terme en devises et à 2% et le coefficient de la réserve obligatoire est maintenu à 8% et 7% sur les dépôts à vue et à terme en monnaie nationale.

Ce taux adopté depuis l’époque du Gouverneur honoraire Jean-Claude Masangu avait pour nature d’encourager les activités économiques, même si ce taux n’a pas du tout influé sur le taux pour l’octroie des crédits en banque qui est resté très élevé. Si le CPM en est arrivé là, parce que, pense-t-on, les estimations de la production au troisième trimestre 2015 anticipent une croissance de 7,7% contre une prévision initiale de 10,3% et une réalisation de 9,5% en 2014. « Nonobstant la bonne tenue des activités du secteur tertiaire, la croissance économique s’est ressentie de la décélération des activités du secteur primaire dont la contribution à la croissance s’est contractée de 3,4 points de pourcentage contre 5,5 points en 2015 », indique un communiqué de presse du CPM.

C’est compte tenu de ce contexte de contraction que le Comité de politique monétaire (CPM) en appelle à la mise en œuvre des réformes dans la conduite des politiques macroéconomiques, voire structurelles en vue de conforter la résilience de l’économie nationale.

(JMNK)

 

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