Pas de coup d’Etat constitutionnel Toussaint Alonga lève l’option de dialoguer

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Depuis l’annonce par le Chef de l’Etat de la tenue d’un dialogue en République Démocratique du Congo, puis les contacts pris par son émissaire à travers les différentes composantes politiques, les états major de partis politiques s’agitent dans les prises de positions. Hier favorable au dialogue, aujourd’hui, l’opposition politique, du moins pas toute l’opposition, rejette la main tendue de Joseph Kabila. Ce rejet n’est pas à l’actif de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), quelque soit au sein de son groupe parlementaire et Alliés. L’un des élus de CCD, parti allié à l’UDPS invité lors d’une émission intitulée « 2 heures de news à la RTGa World » est d’un avis contraire à celui de ses collègues de l’opposition.

A en croire Toussaint Alonga Likili, si jamais l’on ne dialogue pas, l’organisation des scrutins ne conduirait pas la classe politique aux bonnes élections. Ça pourrait les conduire dans ce que la classe politique a vécu en 2011, d’où la nécessité de dialoguer, soutient le député élu de Mont Amba. Comment devront-ils dialoguer, s’interroge le député national. Il s’agit selon Toussaint Alonga de régler la question de l’article 5 de la Constitution. Pour lui, ce cadre ne peut être que politique pour vider la problématique de la Constitution et celle de la loi organique. D’où, la nécessité de dialoguer. D’ailleurs, argumente-t-il, d’aucuns dialoguent tous les jours, ce qui, par voie de conséquence constitue une vertu pour dialoguer dans toute société humaine.

Lorsqu’on voit la Ceni dont le fondement est la loi organique, l’on estime qu’il faut s’arrêter seulement à dialoguer avec la CENI. Pourtant, la Ceni dans sa constitution résulte des conciliabules politiques entre l’opposition et la majorité. « Quant même nous disons que la Ceni est indépendante, mais fondamentalement elle n’est le pas ; elle est constituée des hommes qui ont un cœur humain, qui ont des sentiments, qui ont des émotions et par conséquent, les éléments humains emportent les poids sur les institutions. Et vous verrez que celui qui est le vice-président de la majorité fait allégeance d’une manière ou d’une autre à la majorité. Il en est de même de ceux de l’opposition. UNC et MLC qui font allégeance là où ils sont ressortissants », précise le député national.

Dialogue équivaut au partage des pouvoirs

Le fait que l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social et les députés nationaux membres du Groupe parlementaire UDPS et Alliés ont levé l’option de dialoguer, certaines langues l’accuse d’aller au partage du pouvoir avec la majorité présidentielle. Pour Alonga, il ne comprend pas que ceux qui ont travaillé hier avec l’actuel Président de la République Joseph Kabila savent, et qu’il y en certains qui étaient des ministres. « Je voudrait dire très sincèrement que lorsqu’on estime que dialoguer uniquement veut dire partager le gâteau, c’est faire une fausse route. Aucun conciliabule, aucun regroupement ne peut avoir l’ascendance sur la loi fondamentale. Peu importe le nom de forum qu’on peut donner pour se réunir pour balayer d’un revers de la main la Constitution, ça s’appelle coup d’Etat constitutionnel », a-t-il fait entendre.

Car pour eux, il ne s’agit pas de partager le pouvoir, mais plutôt de régler de questions d’ordre politique dont la loi semble être violée. Est-ce par là peut-on dire que les hommes politiques sont au-dessus de la Constitution? Est-ce les hommes politiques sont-ils au dessus du peuple ? « N’oubliez pas que les hommes politiques, qu’il soit Président de la République, qu’il soit député national sont les émanations des entrailles du peuple. Et un contentieux avec le peuple est difficile à régler, seul le peuple peut mettre un terme à ce contentieux. Le Président de la République qui est l’émanation des entrailles du peuple, le constituant a fixé un délai. Je crois qu’il a toujours dit qu’il est respectueux de la volonté du Constituant. Et si par la pire hypothèse une classe politique arrive à s’entendre et balaye d’un revers de la main, ça s’appelle un coup d’Etat Constitutionnel. Je ne pense pas qu’il en sera ainsi », insiste-t-il.

L’UDPS contre Vital Kamerhe

Sur cette question, Toussaint Alonga dit ne jamais croire que son parti, ni son groupe parlementaire s’attaque à lui, ni moins à son parti. Du moins, il souligne que le CCD son parti n’a jamais été l’allié de l’UNC. «  Les concours de circonstance ont fait à ce qu’à un moment de l’histoire, que les intérêts ont convergé comme opposition. On n’a jamais été allié. J’appartiens à un groupe parlementaire qui s’appelle UDPS et Alliés. J’ai bâtit campagne pour Etienne Tshisekedi avec mon argent et là je ne pratiquais pas encore la politique. C’est par conviction depuis l’université de Kinshasa. Si naturellement nous pouvons être alliés, nous ne pouvons l’être que pour UDPS et Alliés », précise-t-il.

Quant au point de vue de Kamerhe, Toussaint Alongo en sa qualité de député démocrate, le salue par tant tout, mais que son parti a aussi son point de vue que Kamerhe doit respecter. Ainsi, il faut du respect mutuel et qu’aucun ne peut estimer être le parangon des vertus de la démocratie et que son point de vue passerait par rapport au point de vue des autres. Ceci pour dire que le CCD et le Groupe parlementaire UDPS et Alliés respecte le point de vue des autres. Que ces derniers respectent le leur aussi, même si l’on a le point de vue divergent.

(Pius Romain Rolland)

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