Paru voilà quatre ans sous la plume de Théophile Bula Bula : « Pierre Mulele et le Maquis du Kwilu en RD Congo »

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Théophile Bula bula, l’auteur

Il a rompu avec les vivants, le dimanche 17 avril 2016 à l’âge de 87 ans, léguant à l’humanité une grande progéniture et un modèle de vie humble et comblée

« Pierre Mulele et le Maquis du Kwilu en RD Congo » est un témoignage d’un survivant dudit Maquis, Théophile Bula-Bula (. L’ouvrage de parution assez récente, a été édité chez L’Harmattan/RDC. Les quatre-vingt seize pages sont reparties en quatre chapitres. Le premier présente succinctement la vie de Pierre Mulele avant d’entrer au maquis. Le deuxième peint le maquis du Kwilu. Le troisième s’étend sur la sortie du maquis. Le quatrième chapitre qui précède la conclusion générale, est consacré à l’arrestation de Pierre Mulele.                             « Ce livre est un témoignage rendu à Pierre Mulele par un survivant du maquis, Théophile Bula Bula, lit-on dans la partie introductive. Certaines motivations sont à signaler : la révolution muleliste a marqué l’histoire du pays, la RD Congo, d’autres part, cet homme a été mal compris compte tenu du contexte international de l’époque : la balkanisation du monde en deux blocs : l’Est et l’Ouest. A travers le témoignage, ce livre vise à faire connaître à notre mémoire collective  la vraie vision du mulelisme. (…)Plusieurs auteurs ont écrit sur Mulele. Ce livre se limite au témoignage d’un survivant du maquis… C’est un récit d’un témoin oculaire, un compagnon de lutte de Pierre Mulele. Il est aussi à la fois une réflexion et une critique des événements du maquis que l’auteur soumet au jugement du lecteur.

Mulele est né à Aten, en 1931, dans le territoire de Gungu, district du Kwilu, province du Bandundu. Il était l’aîné d’une famille de deux enfants.

Refus de l’école

L’auteur relève, aux seizième et dix-septième pages, la volte-face du jeune Mulele par rapport à l’école, ainsi que les efforts des responsables scolaires afin de le rappeler à la raison. « Mulele dût quitter l’école de son propre gré, n’ayant pas trouvé son compte dans ce cursus scolaire dit de futur agronome », écrit l’auteur. Mulele déclara : « Je me suis trompé, monsieur le directeur, ma place n’est pas ici ! ». (…)Le père Louis Conrotte s’adressant aux condisciples de l’élève déserteur : « J’ai tout fait pour que Mulele reprenne ses cours. J’ai même contacté son ancien directeur de l’école moyenne de Leverville, le révérend père Paul Dom. Comme moi, il l’a encouragé à revenir sur sa décision, il lui a demandé de continuer ses études. Mais devant le refus de ce jeune homme, je n’ai d’autre choix que de l’envoyer dans l’Armée, la Force Publique. Qu’en pensez-vous ? »

Premier maquis au Congo

Tout commença dans la nuit du 4 au 5 août 1963, lorsque Mulele quitta le village Lweme, pour aller former le premier maquis à Isiet-Lankat, au Kwilu. Le 5 août 1963, très tôt le matin, Mulele et ses compagnons tinrent la première réunion du maquis. Ils décidèrent que Thomas Mukwidi et Léonard Mitudidi devaient retourner à Léopoldville pour recruter des cadres nationalistes susceptibles de s’engager dans la lutte armée… Le 6 août 1963, Mulele commença le recrutement de ses partisans. Parmi les dix premiers, il y eut aussi la présence de  Valère Etinka et Léonine Abo. Le premier fut le frère cadet de Bengila et la deuxième, l’unique femme du groupe. Elle devint plus tard l’épouse de Mulele, affirme l’auteur en page trente-deux.

Enlisement en pays Ngoli et percée ratée vers le Kasaï occidental    

Dans sa  tentative d’approcher le front de l’est où se trouvait le camarade Che guevara, Mulele devait traverser le sol Ngoli. Or les populations ngoli étaient très hostiles à l’insurrection muleliste. Car elles étaient très endoctrinées par les mobutistes corrompus  et aveuglées par des intérêts égoïstes. Les Ngoli étaient quasi absents du maquis et en conséquence,  aucune équipe de maquisards ne s’y trouvait. Aussi les populations ngoli bloquèrent-elles l’accès à Mulele. Comme-si cela ne suffisait pas, elles avaient fait recours à l’armée, espérant par ce coup éliminer le grand maquisard, témoigne l’auteur en page soixante-sept.

L’auteur, un des proches de Mulele

Né en 1929 dans la province du Bandundu, Théophile Bula Bula fut un des plus proches collaborateurs de pierre Mulele. Dans le maquis du Kwilu, il fut le responsable du département de la justice. Dans ce livre, il met à découvert des événements qu’il a  personnellement entendus et vécus et qui, du fait même, ont marque une étape de sa vie, dans les risques et périls du maquis. Il écrit en conclusion : Les idées sont des forces invisibles qu’émettent certains esprits forts. Elles ne peuvent donc être vaincues par des forces visibles. Le visible ne peut combattre l’invisible…

(Payne )

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