Partis politiques autorisées à fonctionner en Rdc: Le CNSA ne reconnait pas la liste publiée dans les réseaux sociaux

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Une liste des partis politiques autorisés à fonctionner en République démocratique du Congo, datée du 20 février 2018, circule sur les réseaux sociaux. A en croire les commentaires émis sur la toile, l’UDPS/Limete serait oubliée de la liste, au profit de l’UDPS/Tshibala. Interrogé à ce sujet par le Journal L’Avenir, le Rapporteur du le Conseil national pour le suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral (CNSA), Valentin Vangi reconnait avoir aussi parcouru ledit document, mais s’empresse à dire que c’est un faux et que la vraie liste sera publiée dans les jours à venir. Vangi s’appuie sur le chapitre 5 de l’Accord du 31 décembre 2016 relatif à la décrispation politique, avec un sous- point portant sur le dédoublement des partis politiques, et de l’article 19 de la loi électoral, selon lesquels, il faut mettre un terme au dédoublement des partis politiques, pour permettre à tout le monde de prendre part aux élections dans la paix et le calme. Même le vice-ministre de l’Intérieur, Olongo Pongo Basile reconnait  que le document en circulation sur les réseaux sociaux au sujet de l’enregistrement des partis politiques n’est pas authentique.

Sinon, même si la loi électorale a déjà été promulguée par le Président de la République, il reste pour le Gouvernement, à travers le ministère de l’Intérieur et Sécurité, de publier et de mettre à la disposition de la CENI la liste actualisée des partis politiques agréés. Le Gouvernement devra aussi publier et mettre à la disposition de la CENI la liste des regroupements politiques agrées, au plus tard le 26 mars 2018. Ceci, bien-avant la promulgation de la loi portant répartition des sièges, prévue probablement le 8 mai 2018. Ici, il faut publier et mettre à la disposition de la CENI, et non des réseaux sociaux. Voilà qui démontre la mauvaise foi de ceux qui ont publié la liste. Surtout qu’ils veulent créer une tension inutile, pendant que la date de l’organisation des élections combinées est déjà connue.

Si l’on évolue dans ce contexte de la méfiance et de la frustration, la période du dépôt des candidatures risque d’être perturbée et, le cas échéant, susciter des tensions entre différentes formations politiques. A en croire l’article 19 de l’actuelle loi électorale, un parti politique ou un regroupement politique ne peut utiliser de symbole ou de logo déjà choisi par un autre parti politique ou regroupement politique. En cas de contestation, la Commission électorale nationale indépendante statue, en accordant le droit d’usage du symbole ou du logo au parti politique ou regroupement politique en référence à la liste lui transmise par le ministère ayant les affaires intérieures dans ses attributions ou à toute décision judiciaire irrévocable.

Ainsi, si cette question n’est pas résolue bien avant, elle peut être à la base des frustrations qui peuvent déboucher à la violence, connaissant bien la situation récente de la Rdc où les marches prétendues pacifiques organisées les 31 décembre et le 21 janvier ont provoqué mort d’hommes. Le Gouvernement devra éviter que ceux qui ne sont pas prêts pour aller aux élections trouvent les prétextes pour plonger le pays dans une insécurité inutile. Cette situation, si elle n’est pas aussi résolue bien-avant, peut conduire au rejet des candidatures des uns et des autres. Soit, si le ministère de l’Intérieur introduit une liste à la CENI ne reconnaissant que les partis politiques et regroupements qui sont dans la Majorité Présidentielle, en oubliant ceux qui sont dans l’opposition, cela peut conduire à la violence décriée du reste dans ce pays.

Comme pour dire que tout doit être fait pour régler les cas de l’UDPS/Tshibala et Tshilombo Tshisekedi, de l’Arc d’Olivier Kamitatu et d’Elisée Munembwe, du Mouvement social pour le renouveau de Pierre Lumbi et de Yoko Yakembe, de l’Unadef et autres formations politiques victimes de cette situation née du départ du G7 de la Majorité Présidentielle, pour n’avoir pas consulté la base. Peut-être que parmi les solutions proposées par le ministère de l’Intérieur, il y ait celle qui consiste à maintenir les doublons, tout en ajoutant les initiales de leurs dirigeants. Qui vivra, verra !

JMNK

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