Participation politique de la femme: Les assurances d’A. Minaku à Catherine Samba Panza

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Le président de l’Assemblée nationale a accordé plusieurs audiences ce vendredi 17 août 2018 dans son cabinet de travail du Palais du peuple à Lingwala. Aubin Minaku Ndjalandjoko a reçu en premier lieu, une visite d’adieu de l’ambassadeur du Soudan. Puis, elle a échangé avec Mme Catherine Samba Panza, ex-Chef d’Etat de la transition en République centrafricaine, sur la participation politique de la femme congolaise.

Nul n’est sans ignorer que les deux Chambres du Parlement de la République sont en période d’intersession. Les députés nationaux comme leurs collègues sénateurs passent des vacances parlementaires après quatre mois de travail et de dur labeur effectués au cours de la session ordinaire de mars 2018 et de la session extraordinaire de juin 2018.

Cependant, le Bureau de l’Assemblée nationale poursuit normalement son travail. Ce vendredi 17 août 2018, c’était un véritable ballet diplomatique au Palais du peuple. D’abord, le n°1 de l’Assemblée nationale de la Rdc a reçu une visite dite d’adieu, de M. Abdemonem Osman Albeiti, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Soudan en Rd Congo.

Ensuite, Aubin Minaku Ndjalandjoko a accordé seconde audience de la journée à une forte délégation de femmes, conduite par l’ex-Chef d’Etat de la transition en République centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza. A savoir, cette dernière est à la tête d’une mission conjointe en République démocratique du Congo du Comité consultatif de la Plateforme des femmes de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération entre la Rdc et les autres pays de la Région des Grands-lacs.

Mme Samba était accompagnée par Mme la ministre congolaise du Genre, Famille et Enfant, Chantal Safou Lopusa. Au sortir de l’entretien avec le speaker de la Chambre basse du Parlement congolais, l’ex-Chef d’Etat centrafricain s’est confié à la presse congolaise.  Ainsi, elle a d’abord fait remarquer qu’elles ont été honorées, la délégation et elle-même, « d’avoir été reçues dans la maison du peuple. L’Assemblée nationale c’est la maison du peuple congolais », a-t-elle dit.

Parlant de la raison de sa visite, elle a indiqué que : « Nous sommes venues ici pour porter un message fort au peuple congolais, à travers le président de l’Assemblée nationale. Nous avons discuté d’un certain nombre de questions. Notamment, les questions législatives, les questions des lois, les questions souvent qui bloquent la participation effective des femmes dans la sphère politique et dans le processus électoral ».

De poursuivre que nous avons relevé avec beaucoup de regret que la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale était encore à améliorer. Nous espérions qu’avec les prochains scrutins, législatifs et provinciaux, il y aurait davantage de femmes. Nous avons fait observer qu’il y a des efforts à faire. Mais il faut également que les législateurs poussent à ces efforts, en prenant des lois courageuses, à la limite de la discrimination positive, pour aider réellement les femmes à sortir des pesanteurs sociales, culturelles, politiques et économiques qui les empêchent d’atteindre un certain niveau ».

Pour l’éducation politique et civique de la femme

Cette dame de fer de la République centrafricaine voisine a fait également comprendre que la femme africaine ou congolaise évolue dans un contexte culturel, éducationnel où déjà très jeune, on pense qu’elle n’a pas la capacité ou le droit de faire de la politique, d’accéder à certaines hautes fonctions, du moins qui sont réservées aux seuls hommes. Ainsi, a-t-elle insisté sur l’éducation de la femme.

« Donc, je pense que les stéréotypes qui nous entourent bloquent un peu les femmes. Nous devons mettre l’accent sur l’éducation de la femme, l’éducation politique de la femme, l’éducation civique de la femme, pour qu’elle puisse prendre conscience qu’elle est une citoyenne à part entière de son pays. Et à ce titre, elle a le droit de postuler, d’être éligible et pas seulement d’être électrice. Nous pensons que pour les prochaines années à venir, il faudrait que les femmes congolaises se mobilisent pour interpeller les législateurs, les députés, pour prendre les mesures vraiment qui puissent les aider. Mais le plus important c’est la volonté politique d’appliquer les lois qui seront prises. Et là aussi il y a un problème sur l’application des textes », a-t-elle déclaré.

Mme Catherine Samba s’est enfin réjouit que « Le Président de l’Assemblée nationale était tout à fait ouvert. Nous avons discuté et nous sommes allés dans le même sens. Et il a demandé que nous suivions, vraiment de près, l’évolution politique et juridique de la Rd Congo. Et que l’opportunité de ces élections et de la mise en place d’une nouvelle législature permettra, justement peut-être, de prendre des mesures législatives courageuses ».

(Lepetit Baende)

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