Participation aux élections en 2018 par la Céni et avec Joseph Kabila: L’Udps/Limete rejoint l’UNC et le MLC

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L’organisation des élections en République Démocratique le 23 décembre 2018, conformément au calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), n’est plus une question de doute. Si hier plusieurs de l’opposition dite radicale récusaient ce chronogramme de l’équipe Nangaa pour de bonnes élections en décembre 2018, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Pas plus tard qu’il y a quelques jours, une coalition a pris corps en Afrique du Sud en vue de se préparer et gagner les élections de 2018, alors qu’une plateforme qu’est le G7-1, qui fait partie de cette coalition récusait les élections sans leur candidat président. L’Udps de Kabund et Félix Tshilombo n’était pas encore d’accord avec ces mêmes élections de décembre 2018, surtout avec Joseph Kabila. Avec la rencontre d’hier, les choses semblent changer, mais avec le seul doute d’utiliser la machine à voter. La Transition sans Kabila disparaît donc, et la Céni doit encore convaincre pour qu’un consensus soit trouvé autour de la machine à voter.

Une délégation de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps) conduite par Félix Tshilombo Tshisekedi, une autre du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et le Front pour le Respect de la Constitution avec à sa tête Eve Bazaïba, ainsi que l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe se sont rencontrées hier jeudi 15 mars au CEPAS Kinshasa, en vue d’échanger, selon le communiqué final, sur la situation politique du pays.

D’après Eve Bazaïba, qui a lu le communiqué final, ces échanges ont tourné autour des questions relatives aux problèmes de l’insécurité à l’Est du pays, particulièrement en province d’Ituri, du processus électoral, de nouvelles alliances au sein de l’Opposition pour gagner les prochaines élections, …

Quant aux violences qui sévissent en Ituri, ces partis politiques membres de l’Opposition congolaise radicale, pensent qu’il s’agit d’une instrumentalisation ethnique pour déclencher la guerre entre le Hema et le Lendu. Ce, dans le but inavoué de semer le chaos avec comme conséquence le déplacement des populations loin de leur lieu d’enrôlement. Ils sollicitent par ailleurs une implication rapide de la Monusco et des Communautés locales pour arrêter ce qu’ils qualifient des génocides.

Quant à l’évolution du processus électoral, les 3 partis stigmatisent les embuches dressées sur le processus électoral, pointant du doigt le Chef de l’Etat Joseph Kabila. Ils réaffirment leur détermination d’aller aux élections cette année 2018, mais rejettent la “machine à voter” proposée par la Céni en vue de réduire le coût financier élevé lié aux élections. Ils demandent à la Céni de travailler de manière effective avec le panel des experts internationaux pour garantir la transparence des élections, de même l’audit du fichier électoral qui devra intervenir, selon eux, avant l’examen de la loi sur la répartition des sièges au Parlement.

Le MLC, l’UDPS et l’UNC appellent les autres partis de l’Opposition à les rejoindre afin d’envisager la possibilité de mobiliser les énergies et mettre en place des ressources humaines, logistiques et matérielles en vue de mutualiser les efforts et s’aligner sur des objectifs communs.

Ils se disent ouverts à toutes les forces politiques significatives qui veulent les rejoindre pour l’avènement de l’alternance politique en décembre 2018, interpellant aussi la classe politique au respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre dans son application intégrale.

L’autre son de cloche est celui du respect de la loi sur le financement des partis politiques dont les dotations budgétaires n’ont jamais été exécutées. Pour ces trois partis politiques membres de l’opposition radicale, l’Etat devrait prendre en charge les frais de dépôt des candidatures.

Ainsi par rapport aux nouvelles alliances qui se créent au sein de l’Opposition, ils s’engagent à continuer des contacts et échanges comme ceux commencés avec le PALU, en vue de l’émergence d’un large front républicain et démocratique sur l’échiquier national et gagner les élections à venir.

L’Udps repêchée

Quelques jours avant la rencontre d’hier, l’UNC et le MLC ont échangé avec les délégués du Parti Lumumbiste Unifié (PALU), cher au patriarche Antoine Gizenga. Adolphe Muzito et Lugi Gizenga ne veulent plus de la Majorité Présidentielle, mais cette fois-ci s’allier avec quelques partis de l’Opposition radicale pour voir comment gagner les élections de décembre 2018. Mais jusque-là, la démarche de ces deux membres de la famille biologique et politique de l’ancien Premier ministre Gizenga Antoine est anarchique. Aucun document officiel du parti, ni même la base n’est informée de cette démarche qui confirme la scission avec la MP. Mais qu’à cela ne tienne, le mariage entre le PALU et la MP est dans sa phase de divorce. Après avoir convaincu le MLC et l’UNC, le PALU s’attend à d’autres alliances. Mais avant tout, les deux partis déjà consultés n’ont pas voulu laisser l’Udps dans l’isolement. Les dessous des cartes de la rencontre d’hier montrent que Bazaïba et Kamerhe ont tenté de convaincre Félix Tshisekedi, président du Rassemblement, de rejoindre cette coalition. Si au niveau de la plateforme Ensemble pour Katumbi, l’on a déjà un candidat président dont on ne sait pas s’il prendra réellement part aux élections de 2018, l’autre aile de l’Opposition avec l’UDPS, l’UNC et le MLC, une stratégie de ce genre est en gestation. Et les indiscrétions révèlent que c’est Kamerhe qui est à la base de ces négociations pour une candidature unique de l’Opposition, outre celle de Katumbi.  Ainsi, l’on ne sera pas surpris de voir les délégués du PALU dans les murs de l’UDPS dans les prochains jours. L’Udps repêchée parce qu’après avoir vu de loin la création d’Ensemble par Soriano Katumbi, et le mariage MLC-PALU-UNC, Limete avait annoncé la création aussi de leur plateforme électorale. Mais avec qui ? Car les grands partis de l’Opposition sont ceux-là même qui ont déjà leur coalition. Malheureusement, enflée d’orgueil, l’Udps de Kabund et Fatshi pense que seul il peut gagner les élections, puisque grand parti de l’Opposition congolaise, bien qu’affaibli par des divisions. Voyons voir la suite, car les alliances se font et se défont.

(Bernetel Makambo)

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