Partenariat Ucofem , COE et Gender Links

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Des journalistes abordent des questions du genre et du changement climatique

Dans le cadre de son programme Genre et médias qui s’appuie sur l’existence et le fonctionnement des Centres d’excellence de Genre dans les médias, COE, Gender Links en collaboration avec Ucofem organise une formation sur les questions éducatives et de genre et changement climatique. Cette formation se déroulera du 14 au 15 janvier 2016 dans la salle de réunions de la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

En effet, la première journée de la formation sera consacrée à la transmission des matières par des experts et les échanges. La deuxième journée sera réservée à la pratique. Des équipes de journalistes seront envoyées sur le terrain, en vue de réaliser des reportages sur les implications du changement climatique sur la vie des femmes dans les quartiers périphériques de Kinshasa.

Cette formation qui fait partie d’une série lancée depuis 2014, concerne les journalistes travaillant dans la dizaine de médias COE de la RDC. Différents points puisés du protocole de la SADC sur le genre et le développement ont été abordés lors des formations précédentes. C’est notamment : la santé de la reproduction, les droits constitutionnels et légaux, la gouvernance, la paix et sécurité, les ressources économiques et l’emploi, etc.

Rappelons que qu’en novembre 2014, en effet, trente (30) journalistes de différents médias ont été formés sur la santé, le VIH/Sida et la recherche de la paix en rapport avec les violences basées sur genre. Chaque année l’UCOFEM organise en marge de 16 jours d’activisme une formation à l’intention des journalistes. Selon la directrice de l’UCOFEM, Anna Mayimona Ngemba ; ce thème de la formation est puisé des trois dispositions du protocole de la SADC sur le genre et le développement afin de fournir aux professionnels des médias les matières devant leur permettre d’enrichir les productions médiatiques.

Débat sur le protocole de la SADC

Ce protocole est un engagement signé par les pays membres qui se sont donné un certain nombre d’objectifs. Tous ces engagements ont été pris par rapport aux mécanismes en faveur de l’égalité du genre au niveau régional, continental et mondial.

La formation initiée par l’Ucofem se focalise sur trois dispositions à savoir les articles 26, 27et 28.

Il importe de noter que l’article 26 du protocole de la SADC prévoit l’adoption et l’application de politique et de programme traitant du bien-être physique et social de la femme ; avec des objectif spécifiques tels que : réduire le ratio mortalité maternelle et assurer aux femmes un accès équitable à des services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive. Et ces objectifs spécifiques correspondant à cet article sont : adopter des cadres législatifs, des politiques des programmes et des services valorisant un système de soins appropriés et de qualité à un prix abordable. À ce niveau les participants ont souligné que, par rapport au coût de la vie, les soins de santé demeurent encore un luxe en RDC.

La RDC n’a pas encore mis en place de politique nationale en matière de santé. Il s’avère que le budget de l’Etat alloué au secteur de la santé reste dérisoire, l’Etat n’alloue guère de moyens importants à la promotion de la santé de la population. Ceci en dépit de l’existence d’un grand nombre de zones de santé fonctionnant grâce à l’aide de partenaires. Parlant de la réduction de la mortalité, il est constaté que les efforts fournis et les progrès réalisés par l’Etat sont centrés sur les grands centres urbains ; en milieu rural, pendant ce temps, beaucoup reste à faire. Réduire de 75% le ratio mortalité maternelle. L’Etat congolais doit ainsi renforcer les capacités du personnel soignant. De ce fait, les pouvoirs publics ont l’obligation de faciliter la tâche à la femme de bien accoucher. Dans cet ordre d’idée, des statistiques actuelles signalent des avancés au niveau de l’Hôpital général de Kinshasa (ex Maman Yemo).

Développer, et appliquer des politiques et des programmes pour traiter les besoins mentaux sexuels et reproductifs des hommes et des femmes. Cette question se rattache au programme de santé de la reproduction, l’homme devant s’impliquer dans le planning familial, pour gérer le cycle de sa femme. Chaque partenaire doit reconnaitre les droits de l’autre. Cela fait appel à une sexualité responsable pour éviter des grossesses indésirables et précoces pour les jeunes filles. Les dispositions de ce protocole sur le VIH/Sida, les médias et la couverture des sujets sur la santé ainsi que les rapports entre le genre et les VIH/Sida ont aussi fait l’objet des échanges. Ce protocole de la SADC sur le genre et le développement ratifié et mis en application depuis 2005, devra être évalué une décennie plus tard.

(Rébecca Tuzizila Muzama)

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