Parlant des conséquences de l’avortement provoqué: Dr Laure Bukasa est formelle : « avorter, c’est tuer »

par -
0 629
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

L’avortement est la perte d’un embryon ou d’un fœtus lors d’une grossesse. Cela peut être volontaire ou provoqué, sur demande d’un médecin pour prévenir un danger (problème de santé, génétique, grossesse à risque, etc.).

L’avortement provoqué, également appelé « interruption volontaire de grossesse » (ou IVG) peut être déclenché de plusieurs façons, notamment par la prise de médicaments « abortifs » ou par l’aspiration du fœtus. Les lois régissant l’accès à l’avortement (ou son interdiction) diffèrent d’un pays à l’autre.

Le Dr Laure Bukasa, médecin généraliste à l’hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo), a bien voulu décortiquer, dans un entretien à L’Avenir-Femme, les conséquences de l’avortement provoqué.  En effet, l’interruption médicale de grossesse (IMG) appelée aussi l’avortement légal  est considérée comme un avortement provoqué ou l’expulsion et de ses annexes hors voie  génitales de la femme avant l’âge de viabilité fœtale qui est de vingt-huit semaines. En  RDC, cela est pratiqué pour des raisons médicales, souvent à cause d’une anomalie ou d’une maladie du fœtus, mettant sa vie en danger après la naissance ou entrainant de graves problèmes de santé, ou encore lorsque la vie de la mère est en danger.

Que ce soit sur le plan psychologique ou  médical, l’avortement provoqué est très différent de la fausse-couche spontanée,. même s’il existe de nombreux points communs, précise l’interlocutrice de L’Avenir-Femme. Cela étant, poursuit-elle, ces deux sujets doivent être abordés séparément.  Cet avortement est donc autorisé dans plusieurs pays, notamment en RDC. Car cela reste une prise en charge reconnue de partout  et dans la loi congolaise. Par ailleurs, la femme court des risques lorsque l’avortement provoqué est fait clandestinement. En ces circonstances, prévient le médecin, il y a beaucoup de chances que les femmes attrapent les infections, la péritonite aiguë par la perforation de l’utérus, des chocs hypovolémies à cause de l’hémorragie, des complications psychologiques pour ne citer que cela. Malheureusement, plusieurs femmes surtout de jeunes filles, après une grossesse non désirée, se font avorter sans pourtant  savoir les risques et conséquences qui les guettent.

 

A la question de savoir, de nombreux infirmiers, assistants médicaux et certains médecins se livrent à cette pratique de  faire avorter illicitement des femmes, quel message pouvez-vous leur lancer ?

Le Dr Laure Bukasa explique que la vie humaine est sacrée, nous sommes censés protéger et respecter la vie et nous n’avons pas droit de mettre fin d’aucune manière à cette dernière. Celle qui avorte ne sait peut-être pas si elle aurait un autre enfant dans sa vie ; il se peut que ce défunt soit le dernier prévu pour elle sur terre ! Nous devons, en outre, éviter cette pratique monstrueuse qui vise à écourter la vie d’un être vivant et mettre en péril l’avenir d’une jeune dame avec le risque de perdre même son utérus. En somme, avorter, c’est tuer.

Sarah Bukasa

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse