Parlant de l’économie de développement à l’UTBC: JC Masangu plus que convaincant devant les étudiants

par -
0 364
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Devant le corps académique et scientifique, les étudiants et autres invités de marque de l’Université technologique Bel Campus, Jean-Claude Masangu, Gouverneur honoraire de la Banque centrale du Congo (BCC), a défendu avec brio sa thèse sur « l’Economie de développement : cas de la Rdc ». Face aux faiblesses du système actuel, où ceux qui sont dans l’Est se tournent vers l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Kenya ; Ceux qui sont au Sud se tournent vers l’Afrique du Sud, ceux qui sont à l’Ouest se suffisent à eux-mêmes, ceux qui sont au Centre sont enclavés et ont des problèmes, il pense que le Congo devrait être relié commercialement et économiquement. En plus de cela, l’ex-Banquier central estime qu’on ne peut pas y arriver sans un leadership transformationnel, c’est-à-dire, cette volonté réelle de transformer la situation de la pauvreté à la richesse ; de la malédiction des ressources naturelles à la bénédiction ; du potentiel géologique scandaleux en dividendes.

La salle Agora de l’UTBC, 8ème rue Limete/industriel a débordé de monde, venu pour suivre la première conférence académique d’une série, dont les orateurs sont non seulement les brillants intellectuels, mais aussi ont une qualité primordiale d’avoir géré leurs institutions respectives avec brio. Ce qui illustre, d’ailleurs, la philosophie de cet alma mater, qui est soucieux d’allier la théorie à la pratique. Pour M. Léopold Bossekota, Fondateur et PCA de cette Université, c’est le sens même de son institution qui, sans faire fi à la recherche fondamentale, privilégie la recherche appliquée pour développer le pays. C’est dans ce sens que le dévolu est tombé sur l’ex-Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu, qui a abordé un thème qui lui est très cher : « l’Economie de développement : cas de la Rdc ».

Le Gouverneur a d’abord peint le contexte de 1997 à ce jour, pour observer que le pays a connu une série de pillages, qui ont presque détruit le tissu économique et tout restait à refaire. « On a hérité d’une instabilité macroéconomique, une monnaie qui se dépréciait chaque jour, un endettement excessif, un manque de capacités de production, un système bancaire où personne ne faisait confiance, etc. », dit-il, avant de soutenir que pour faire face, il y a eu plusieurs réformes pour lesquelles la BCC a joué un rôle majeur. Le Gouvernement a mis fin au conflit armé, a jugulé l’hyperinflation, il y a eu une réforme monétaire, la relance de l’économie pour une croissance positive, l’effacement de la dette à la hauteur de 11 milliards de dollars Us. Ceci a permis au pays d’avoir une marge de manœuvre et de permettre les investissements dans les secteurs sociaux. Et JC Masangu d’expliquer que le modèle économique actuel est à changer. D’où, la nécessité de la diversification de l’économie, la création d’une classe moyenne et la croissance inclusive. Et ceci n’est possible qu’à travers une véritable économie de développement.

Pour une économie de développement

A en croire l’orateur, l’économie de développement est un processus qui nous permet de créer de la richesse pour le bien de toute la communauté. « Nous voulons transformer notre pays en passant du sous-développement au développement, de la malédiction des ressources naturelles à la bénédiction, du potentiel (scandale) aux dividendes et de la pauvreté au bien-être de la population », martèle-t-il, tout en conseillant de bâtir un réseau de communication multimodal en Rdc, de connecter économiquement le pays, … Une tâche certes difficile, mais pas impossible, parce que la Rdc bénéficie de quelques facteurs de chance. Il s’agit de la paix-sécurité-Etat des droits, capital humain, capacité de production, des objectifs quantifiables, une volonté politique réelle et un leadership transformationnel. Il a terminé par insister sur la nécessité de produire localement, transformer notre production localement, consommer localement et employer localement.

Dans la série de questions-réponses, l’assistance a voulu savoir ce qu’on peut faire pour que les transactions ne soient qu’en francs congolais ; jusqu’à quand l’économie congolaise sera toujours basée sur les ressources naturelles ; quels sont les mécanismes pour une économique distributive ; Comment est-ce que les pays asiatiques ont atteint l’émergence ; quelles sont les stratégies pratiques connecter la Rdc ; que peut-on faire pour sortir le secteur bancaire de la fragilité.

A travers de courtes réponses, Jean-Claude Masangu a fixé sohttp://groupelavenir.org/wp-admin/post-new.phpn auditoire. En ce qui concerne la dédollarisation, il a indiqué que c’est une question de confiance dans la monnaie, et cela prend du temps. Soit une question structurelle. Pour « défragiliser » le secteur bancaire, il a souligné qu’il ne faudrait plus qu’on ait le cas de la BIAC. « Il faut qu’au niveau de la BCC, qu’elle puisse agir le plus rapidement possible lorsqu’une banque commence à manifester les signes de faiblesse », explique-t-il. Selon lui, il faut trouver des solutions, au lieu de la liquider. Car avec la liquidation, la confiance de la clientèle s’effrite. Il n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de créer une assurance des dépôts, pour intervenir en cas de besoin.

« Ce que j’ai beaucoup apprécié dans son exposé, c’est quand il a parlé, en conclusion, que nous dévons produire, consommer, employer localement. Avec ces verbes-là, il nous a interpellés, nous, en tant qu’économistes. Nous sommes appelés à mettre nos forces, utiliser les ressources naturelles pour développer notre pays. Il nous a présenté plusieurs pays qui étaient en voie de développement et qui, aujourd’hui, ont changé de statut par rapport à nous. Alors qu’avant 1960, nous étions plus que cela. Une chose que j’ai beaucoup aimée, c’est le changement des mentalités », a réagi un étudiant.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse