Parité et interprétation du ministère pastoral féminin: Le pasteur Alain Bukasa oppose des objections au livre « Femme Sans Limites »

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Nous poursuivons ici la publication des idées émises par le pasteur Alain Bukasa (voir photo), sur le ministère public de la femme pour Dieu, tel que l’a soutenu le pasteur Daisy Marie Washburn Osborn. Elle est l’auteure du livre intitulé « Femme Sans Limites», et estime que l’épître de 1 Corinthiens 14, 34 est une erreur de traduction. (Lire L’Avenir n° 6622 du vendredi 12 mai 2017, en p. 7).

Le pasteur Alain Bukasa (voir photo) de l’Eglise de Jésus Christ par la Croix, EJCC, démontre qu’il est des femmes qui croient que les femmes ne doivent pas servir comme pasteurs et que la Bible émet des restrictions sur le ministère féminin, et des hommes qui sont d’avis que les femmes peuvent prêcher sans aucune restriction. Cette église de la commune de Masina est établie dans le parage de l’arrêt Béthanie, sur l’avenue Ndelo au quartier Sans Fil. L’orateur ne trouve à cela ni discrimination ni quelque attrait au machisme. Il s’agit, pense-t-il, d’une question d’interprétation biblique. « Car dans l’Eglise, Dieu assigne des rôles différents aux hommes et aux femmes », a-t-il insisté.

Le pastoral féminin au centre des objections

Il y a beaucoup d’objections à cette conception du ministère pastoral féminin. Une des plus courantes est que Paul ne permettrait pas aux femmes d’enseigner parce que les femmes du premier siècle n’étaient généralement pas éduquées. Cependant, 1 Timothée 2.11-14 ne fait aucune mention d’un niveau d’instruction. S’il était nécessaire d’être instruit pour exercer un ministère, la plupart des disciples de Jésus n’auraient pas pu le faire. Une deuxième objection courante est que cette interdiction ne concernerait que les femmes d’Éphèse (1 Timothée a été écrite à Timothée, qui était pasteur de l’église locale de cette ville). Éphèse était célèbre pour son temple d’Artémis. Or, les femmes dirigeaient ce culte païen. D’après cette théorie, Paul ne faisait donc que réagir à l’idolâtrie éphésienne, dont les cérémonies étaient dirigées par des femmes. Il appelait ainsi l’église à être différente. Pourtant, 1 Timothée ne fait aucune mention d’Artémis et Paul ne justifie pas ces restrictions par le culte d’Artémis.

Une troisième objection est que Paul ne ferait référence qu’aux maris et à leurs femmes, non pas aux hommes et aux femmes en général. Les termes grecs employés dans 1 Timothée 2 pourraient effectivement faire référence aux maris et femmes, mais leur sens courant est plus vaste. De plus, les mêmes termes sont employés aux versets 8-10. Faut-il comprendre que seuls les maris doivent élever des mains pures sans colère ni arrière-pensées (verset 8) et que les épouses appelées à s’habiller d’une manière décente, avec pudeur et simplicité, pour honorer Dieu (versets 9-10) ? Bien sûr que non. Les versets 8 à 10 s’adressent clairement aux hommes et aux femmes en général, pas seulement aux maris et femmes. Rien dans le contexte n’indique que Paul s’adresse soudain spécifiquement aux hommes et femmes mariés aux versets 1-14.

Une autre objection fréquente à cette même interprétation du ministère pastoral féminin fait référence aux femmes bibliques qui ont exercé des responsabilités. C’est le cas  particulièrement de Miriam, Deborah et Hulda dans l’Ancien Testament. Il est vrai que ces femmes ont été choisies par Dieu pour un service particulier et qu’elles sont des modèles de foi, de courage et, bien sûr, de leadership.

Mais l’autorité des femmes dans l’Ancien Testament est sans lien avec le sujet de l’autorité pastorale dans l’Église.

Dieu a confié aux hommes l’autorité première de l’enseignement dans l’Église

Les femmes sont tout autant appelées que les hommes à exercer un ministère auprès des autres, à manifester les fruits de l’Esprit (Galates 5.22-23) et à annoncer l’Évangile aux perdus (Matthieu 28.18-20, Actes 1.8, 1 Pierre 3.15).

Le même argument est parfois soulevé en utilisant l’exemple de Priscille et de Phœbé dans le Nouveau Testament. Actes 18 présente Priscille et Aquilas sont présentés comme de fidèles serviteurs de Christ. Priscille est mentionnée en premier, ce qui indique peut-être qu’elle jouait un rôle plus important dans le ministère que son mari. Priscille et son mari ont-ils expliqué l’Évangile de Jésus- Christ à Apollos ? Oui : ils l’ont pris avec eux dans leur maison et « lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu. » (Actes 18.26) La Bible dit-elle que Priscille a été pasteur d’une église, enseigné en public ou été responsable spirituelle d’une assemblée ? Non. Autant que nous sachions, Priscille n’a jamais exercé de ministère en   contradiction  avec    1      Timothée2.11-14.

En Romains 16.1, Phœbé est présentée comme une « diaconesse. » (ou « servante ») de l’église et Paul la recommande fortement. Cependant, comme pour Priscille, rien n’indique qu’elle ait été pasteur ou enseigné les hommes de l’église. Être « capable d’enseigner) » est une qualification requise pour les anciens, mais pas pour les      diacres      (1Timothée3.1-13      ;      Tite1.6-9).

La structure de 1 Timothée 2.11-14 présente très clairement la raison de cette interdiction. Le verset 13 commence par « En effet » et justifie l’affirmation de Paul aux versets 11-12. Pourquoi les femmes ne doivent-elles pas enseigner ou prendre autorité sur les hommes ? Parce qu’« Adam a été formé le premier, Ève ensuite. Et Adam n’a pas été trompé, mais la femme, trompée, s’est rendue coupable d’une transgression. » Dieu a créé Adam en premier, puis Ève pour être une « aide » pour lui. Cet ordre de création trouve une application universelle dans la famille (Éphésiens5.22-33) et dans l’Église.

Le fait qu’Ève a été trompée est aussi mentionné en 1 Timothée 2.14 comme la raison pour laquelle les femmes ne peuvent pas être pasteurs ou exercer une autorité spirituelle sur les hommes.

(Payne)

 

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