Parité 50-50: Les kinoises n’en connaissent pas l’utilité

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Le 08 mars de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale de la Femme.  Cette date officialisée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1977, trouve ses origines  dans les luttes des femmes ouvrières et des mouvements féminins pour réclamer certains droits de vote, de meilleures conditions de travail et de l’égalité entre les sexes.

La communauté internationale célèbre cette-fois cette journée sous le thème : « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici  2030 ». Un thème qui rappelle, une fois  encore, la nécessité de renforcer les actions en faveur de la réduction des inégalités entre homme et femme, notamment, en matière d’accès à l’emploi et à la rémunération.

Pendant que les autorités passent aux médias pour conscientiser les femmes pour le compte de l’égalité avec le sexe masculin, d’autres femmes ne comprennent pas le sens  de cette journée qui leur est dédiée.

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D’après les micro-baladeurs faits sur terrain, sur le thème de cette année,  80% des Femmes ne savent pas ce que c’est. Le mois de la femme à Kinshasa n’est pas bien compris par la plus part d’entre elle. La plupart  considère cette journée, comme étant celle du port  de pagne et de faire simplement de promenades : « Nous demandons aux femmes  qui sont dans la haute  hiérarchie, de multiplier des efforts pour que la communication atteigne la population du fin fond du pays pour lui faire comprendre le but et l’objectif de la célébration de la journée du 08 Mars», déclare Mme Solange Sadiki.

En cette fin du mois de la femme, elle explique que : « Le mois de Mars, est un  mois auquel la femme se rend consciente de ce qu’elle est capable de faire. Elle travaille pour prouver à la face du monde son utilité dans la société. Vu le thème de cette année, nous sommes obligées de mettre la barre plus haut pour essayer de nous adapter dans tout le domaine que l’homme et capable de faire.»

Elle ajoute que : « Pour atteindre l’objectif du thème de cette année, la femme devrait d’abord briser le ruban qui est devant elle. Ce qui la pousse à se sentir faible en face du sexe masculin.  Les autorités doivent multiplier des stratégies de communication  pour que le message soit capté, non seulement par celles dites de haute classe mais même à celles de la classe moyenne  pour que les 50-50 ne soit pas seulement pour les personnes qui sont civilisée. Ce sera un slogan creux.

L’égalité entre les sexes dans le monde du travail, est un impératif du développement durable », a dit Mme Thérèse Tundu Mbuyi.

Et, pour conclure, Mme Fanny Miandabu a demandé à ce que les autorités coutumières et religieuses puissent user de leurs prérogatives pour veiller au respect de la dignité humaine à travers des actions d’accompagnement fortes et soutenues en faveur de la lutte contre l’exclusion sociale des femmes. Aux organisations de la société civile, nous attendons la mise à contribution de vos expériences, pour donner  à la femme la chance de faire valoir ses capacités.

(Espérant Kabemba/Stagiaire)

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