Parachever les pourparlers du Centre Interdiocésain: La MP et le Rassemblement reçus par les Evêques de la CENCO

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Une vue des membres du Rassemblement aux pourparlers de la CENCO
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C’est depuis le mois de janvier 2017 que les Evêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), soucieux de la mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre, ont travaillé avec les signataires et les non signataires de l’accord de la Cité de l’Union Africaine, pour boucler les arrangements particuliers. Le déplacement des Evêques en Suisse, sans oublier le décès, le 1er février 2017 à Bruxelles du président du Conseil national de suivi de l’accord, n’ont pas permis de les conclure. Cette disparition inattendue a même obligé les Evêques à dire que les discussions pour des arrangements particuliers ne reprendront qu’après l’enterrement du père de la démocratie, le Sphinx de Limete. Curieusement, il nous revient que depuis hier jeudi, la CENCO a renoué d’avec les discussions. Mais là, plusieurs questions nous taraudent l’esprit, notamment celles de savoir, pourquoi cette reprise des travaux, pendant qu’Etienne Tshisekedi n’est pas encore enterré ? Pourquoi la CENCO se contredit-elle ?

Et pourtant, invité hier à la CENCO, nous apprenons que la Majorité Présidentielle n’entend pas poursuivre les discussions sur l’arrangement particulier avant l’inhumation d’Étienne Tshisekedi, dont la dépouille est à Bruxelles en Belgique. Voilà pourquoi, devant les Evêques, elle a plutôt exposé sur les mesures prises pour les obsèques du Lider Maximo, Étienne Tshisekedi wa Mulumba. « Nous sommes Africains, le Premier ministre honoraire Tshisekedi doit avoir des obsèques dignes. Nous pensons que nous devons d’abord l’enterrer, on ne parle pas encore d’autres questions », a tancé le ministre Lambert Mende, également délégué de la Majorité Présidentielle aux négociations du centre interdiocésain.

Le Rassemblement remet le nom de Félix Tshisekedi

Bien-avant la Majorité Présidentielle, les Evêques membres de la CENCO avaient reçu les membres du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Ce regroupement dont on dit ne pas avoir le règlement intérieur, a présenté le nom de Félix Tshisekedi comme candidat au poste de Premier ministre du gouvernement issu de l’accord politique du 31 décembre dernier.

Ce nom a été confirmé aux Evêques catholiques de la CENCO, tel que « laissé par Etienne Tshisekedi » avant son voyage pour Bruxelles, selon cette plateforme. « Il était question de confirmer le nom de Félix Tshisekedi tel que laissé par le président Tshisekedi avant son voyage, c’est ce que nous avons fait. Nous avons rappelés aux Evêques qu’il n’est pas question de violer l’accord, donc pas besoin de déposer trois noms », a déclaré à actualite.cd Delly Sesanga, président de l’Alternance pour la République et délégué du Rassemblement aux discussions du Centre interdiocésain.

Selon le député Sesanga, le Rassemblement reviendra auprès des Evêques catholiques dans 48 heures pour déposer également le nom du président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) du 31 décembre. Le président de l’AR n’a pas toute fois confirmé que ce nouveau président du CNSA sera également président du conseil des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, en remplacement à Etienne Tshisekedi décédé 1er Février dernier à Bruxelles.

Soulignons par ailleurs que dans son communiqué du 15 février 2017, le G7 à travers Pierre Lumbi, rappelle que l’option de confier le poste de Premier ministre au Rassemblement levée par les parties prenantes aux négociations du Centre Interdiocésain et consignée dans l’Accord de la Saint-Sylvestre a procédé de la double nécessité de matérialiser l’inclusivité des forces politiques en présence dans la gestion de l’Etat pendant la période préélectorale et électorale, d’une part, et de garantir la mise en œuvre de l’Accord ainsi que la bonne fin du processus électorale, de l’autre. Et dans le cadre du consensus général dégagé sur la légitimité des animateurs des institutions de la République après le 19 décembre 2017, le Rassemblement a concédé le maintien de l’actuel Président de la République à la tête de l’Etat et renoncé à continuer à le contester comme tel. Ce consensus serait rompu si le Président de la République venait à désigner discrétionnairement le Premier ministre et au mépris des stipulations de l’Accord du 31 décembre 2016.

(JMNK)

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