Par l’application de l’Accord de la Cité de l’Union africaine: Samy Badibanga nomme 67 membres de son exécutif

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 La mise en application effective de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine, signé le 18 Octobre 2016 est devenue une réalité politique. Par son article 17 point c, le Président de la République avait nommé le Premier Ministre issu du rang de l’opposition, en ce qu’en date du lundi 19 décembre courant, les membres du gouvernement ont été nommés, soit 67 membres du Gouvernement, dont 3 vice-premier ministre, 7 ministres d’Etat, 34 ministres et 23 vice-ministres. Ce gouvernement dont la mission première est d’organiser les élections conformément à l’Accord politique inclusif, mais aussi s’occuper du social de la population congolaise. Le Gouvernement Samy Badibanga est conforme à la loi en ce, qu’il respecte la parité, dont 7 femmes, 5 ministres et 2 vice-ministres.

  1. Félix Kabange Numbi Mupampa (Affaires foncières)

Le patron de l’ECT, Eveil pour la Conscience et le Travail n’a pas quitté l’exécutif central. Il a été nommé  à la gestion de la terre de l’Etat congolais. Il quitte la Santé, où il a été au four et au moulin pendant les épidémies qui ont menacé la RDC, mais aussi les restes de l’Afrique. Sa technicité dans ce domaine a laissé des traces indélébiles. Le sens de son parti l’a conduit dans une campagne en faveur de la paix dans les différentes communes de la Ville province de Kinshasa, avec son collègue Christophe Mboso Kodia Mpuanga. Signataire de l’Accord du 18 Octobre 2016, Félix Kabange Numbi, originaire de Tanganyika, attend fournir son expertise dans les affaires foncières, récupérer les domaines et maisons de l’Etat expropriés lorsqu’on sait que plusieurs dossiers judiciaires sont basés dans son domaine. Mettre de l’ordre, restituer les biens de l’Etat est son cheval de bataille.

  1. Thomas Luhaka Losendjola (Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction)

Il remplace à ce poste Fridolin Kasweshi, en provenance du ministère des Postes Télécommunications et Nouvelles Technologies. Il hérite d’un ministère qui repose sur la construction, reconstruction et réhabilitation des routes. Kinshasa est en déficit sur ce point, lorsque les routes de la voirie urbaine sont dans un état de délabrement très avancé. Président national du MLC/Libéral ; ancien collaborateur de Jean Pierre Bemba, ce petit fils de Sergent Lufungula, élu de Kinshasa à la première législature, mais originaire de Maniema, a une expertise à fournir au pays. Il a la charge de réhabiliter les routes via les entreprises qui relèvent de son ministère, notamment l’Office des Routes et l’Office des Voiries et Drainage, OVD.

Ancien président de l’Assemblée nationale en remplacement de son ancien collègue du MLC Olivier Kamitatu, l’un des patrons du G7 Katumbiste, Thomas Luhaka Losendjola signataire de l’Accord du 18 Octobre de la Cité de l’Union africaine, « connait bien le Congo » pour avoir été acteur dans la rébellion du RCD, MLC est aujourd’hui, président national du Mouvement de Libération du Congo Libéral.

  1. Kokonyangi Witanene Joseph (Ministre de l’Urbanisme et Habitat)

Il succède à Omer Egwake Yangembe. Secrétaire Général Adjoint de la Majorité présidentielle, membre et cadre de l’Alliance des Forces Démocratique du Congo, Afdc, Joseph Kokonyangi est un élu du peuple, dans la province du Sud Kivu, dont il est originaire. Il hérite d’un ministère qui a la charge de gérer les contentieux entre bailleurs et locataires, mais aussi de détruire les constructions anarchiques, en ce qu’il a la charge de l’urbanisme. Les Conservateurs des titres immobiliers ont du pain sur la planche. Tous les magouilleurs doivent se lamenter avec l’arrivée de cet élu du peuple attaché aux valeurs républicaines.

  1. Martin Kabwelulu (Ministère des Mines)

Il est le doyen des ministres. Il se succède à lui-même depuis l’avènement de Joseph Kabila à la magistrature suprême. Un secteur qu’il semble mieux maitriser, ce cadre du Parti Lumumbiste Unifié, Palu. Les Congolais attendent de lui la mise en œuvre du Code minier pour réglementer ce secteur tant convoité par les prédateurs occidentaux. Allié de la Majorité présidentielle, il fait partie de l’école du Patriarche Antoine Gizenga. Originaire du Haut Lomami, il a la charge de diversifier l’économie congolaise dans son secteur, en ce qu’il doit soutenir la petite mine ; la sous-traitance par le renforcement du contenu local, ainsi que la transformation industrielle des produits miniers qui sont les opportunités de création d’entreprises, d’emplois et de la valeur ajoutée pour la RDC. Il a la charge de faire la réforme du Code minier, et à renforcer le cadastre et le service géologique. La Gécamines, la Miba doivent se dresser pour redonner leur impact économique et social. Ce doyen, doit convaincre des congolais à l’actionnariat des entreprises minières en ce que les ressources naturelles contribuent pleinement au développement économique et au progrès social, dans le respect de la protection de l’environnement.

21.Aimé Ngoyi Mukena Lusadiese (Ministre des Hydrocarbures)

Il a résisté à la tempête de l’équipe gouvernementale centrale. Il garde son poste, ce cadre du PPRD, Pasteur par surcroit semble maitriser son secteur en ce que, le dossier de l’exploitation du Gaz méthane dans le Lac Kivu, qui l’opposait à une firme, dont l’objet de la question orale avec débat au Senat lui a été favorable. Originaire de Haut Lomami, ce cadre de la Majorité présidentielle, ancien ministre de la Défense nationale, il jouit de la crédibilité au sein de sa famille politique pour avoir offert un don au siège du parti après son incendie par les inciviques du Rassemblement en date du 19 et 20 septembre dernier.

Marcel Ilunga Leu (Ministre de l’industrie)

Elu de la province du Haut Lomami, dans l’ancienne province du Katanga. Cet ancien collaborateur de Gabriel Kyungu wa Kumwanza n’a pas cédé à la machination politique du génocidaire du peuple Kasaïen, à travers sa politique de la xénophobie. Marcel Ilunga Leu, président national de L’Unafec, membre de la Majorité présidentielle, économiste et professeur d’Universités, il   a assuré dans son passé les fonctions de financier et comptable  dans plusieurs entreprises, Taba Congo, mais aussi dans la Cimenterie. Il fait son entrée dans l’exécutif central par la signature de l’Accord politique du 18 Octobre 2016, au ministère  de l’industrie en remplacement de Germain Kambinga. Président du Groupe parlementaire ARD, aujourd’hui autroité morale de l’Unafec, le passage de son ancien président au Rassemblement de l’opposition a conduit les cadres du parti à élire Marcel Ilunga Leu, président national de l’Unafec, ancien parti du feu honorius Kisimba Ngoyi, dont Gabriel Kyungu wa Kumwanza l’a été par la volonté des cadres du parti, mais plusieurs chassé à cause de ses dérives totalitaires. Ce parti dont l’emblème est « L’Elephant », symbole du dynamisme politique, l’Unafec en ce qu’il a la base naturelle dans l’ancienne Katanga, avec le nouveau souffle, l’Unafec prend des proportions nationales sous la conduite de Marcel Ilunga Leu.

  1. Pierre Anatole Matusila (Ministre de l’Energie et Ressources Hydrauliques)

Il succède à Jeannot Matadi Nenga Gamanda. L’actuel Ministre originaire de Kongo Central, il hérite d’un ministre devant résoudre les préoccupations de la population quant aux potentielles de l’énergie. Il a la charge de réhabiliter les différentes centrales hydroliques, mais aussi faire accroitre la potentialité du Grand Barrage d’Inga. Il siège pendant deux législatures de la troisième République aussi de la chambre basse du parlement.

  1. Eugène Serufuli (Ministre des Petites et Moyennes Entreprises)

Il a survécu à la tempête de l’exécutif central. Il a été reconduit au poste des Petites et Moyenes Entreprises en remplacement de Boongo Nkoyi. Cet originbaire du Sud Kivu hérite d’un ministère qui doit promouvoir le commerce informel, par la promotion de la classe moyenne.

  1. Clément Kanku Bukasa (Ministre de la Coopération au Développement)

A l’Assemblée nationale, s’il y a eu des inteventions musclées, les initiatives parlementaires, notamment les questions orales avec débat, questions écrites sans débat, interpellation, il faille compter avec Clément Kanku Bukassa. Elu deux fois, dans les deux législatures de 2006 et 2011, le Président du Mouvement du Renouveau, MR en sigle, allié potentiel du MLC, dont ses affinités avec Jean Pierre Bemba ne sont plus à cacher, il a été l’uns de précurseurs de l’appel du Chef de l’Etat Joseph Kabila aux acteurs politiques au mois de juillet 2015, dans l’éventualité d’un Dialogue politique. Malheureusement, malgré sa disponibilité, pour de raisons politiques et de positionnement, Clément Kanku Bukassa n’avait pas pris part au Dialogue, dont il soutenait mordicus. Qu’à cela ne tienne, c’est un acteur politique majeur de l’opposition que la classe politique ne peut s’en passer de lui.

  1. Aimé Boji Sangara (Ministre du Commerce Extérieur)

Elu député national sur la liste de l’Union pour la Nation Congolaise, UNC, proche collaborateur de Vital Kamerhe, en plus d’être son beau- frère, Aimé Boji Sangara succède à ce poste à Madame Ngudianga Bayokisa. L’opposition ayant dénoncé la paupérisation de la population par la hausse des prix, cet acteur de l’opposition politique ayant pris part au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, a la planche sur pied de faire appliquer l’uniformisation des prix, mais aussi permettre aux congolais d’importer et exporter les produits des premières nécessité.

  1. Patrick Mayombe Mumbyoko (Ministre de l’Agriculture)

Député national élu dans les deux législatures 2005-2011, ancien ministre de l’intérieur sous le régime du Maréchal Mobutu, ce ressortissant du Grand Equateur, collaborateur de Jean Pierre Bemba, Patrick Mayombo hérite d’un ministre techniquement important pour la nation congolaise. Il a la charge du Parc Agro Pastoral de Bukanga Lonzo. La population attend de cet élu national, les denrées alimentaires, en ce que l’opposition politique, famille politique à laquelle il appartient a dénoncé plusieurs fois, la mauvaise volonté politique des Gouvernements issus du régime de Joseph Kabila, d’avoir négligé le social. Aujourd’hui, l’occasion est offerte à l’opposition de prouver en quoi, le peuple peut espérer manger à sa fin.

  1. Gaston Musemena Bongala (Ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel)

Il succède à l’inamovible Maker Mwanga, Ancien Secrétaire Général Adjoint du PPRD, ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire qui a battu le record de longévité partant du Gouvernement Antoine Gizenga, Muzito et Matata 1 et 2. Gaston Musemena, brillant orateur, originaire de la Tshopo, élu deux fois à l’Assemblée nationale, fait partir du gardien de la Révolution de M’Zée Laurent Désiré Kabila, figure emblématique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD. Il hérite d’un ministère qui a fait preuve de performance dans la publication des résultats instantanés des épreuves finales de l’Etat, mais aussi les différentes caisses de mutualités de santé des enseignants.

La politique de son prédécesseur est irréprochable, puis que moins de grève, bien que les salaires des enseignants semblent être un cas difficile à résoudre en ce que la République Démocratique du Congo compte en son sein des enseignants non mécanisés. Les parents et élèves comptent beaucoup sur son expertise, à faire mieux plus que son prédécesseur, surtout dans la gestion des espaces verts de différentes écoles, sous menaces de vente ou spoliation.

  1. Marie Louise Mwange (Ministre du Genre, Enfant et Famille)

Elle est parmi les femmes révolutionnaires avec Agathe Mulimbi, au lendemain de la fuite du Maréchal Mobutu en exil, par la Révolution conduite par M’Zée Laurent Désiré Kabila. Cette compagnon de lutte de longue date dans le maquis de Fizi, dans le Parti PRP, elle est aujourd’hui le symbole du dynamisme politique et de loyauté envers le Chef  de l’Etat Joseph Kabila Kabange. Elle succède à ce poste Lucie Kipele, en ce qu’elle a en charge la gestion du code de famille qui continue à poser controverse dans les ménages ; des enfants désœuvrés, abandonnés dans les différentes rues de Kinshasa. Député honoraire pour le compte du PPRD son parti, elle reste influente au sein du parti, et sa nomination proposée par son parti, est le couronnement de la lutte politique aux côtés du regretté Président de la République M’Zée Laurent Désiré Kabila.

  1. Willy Bakonga Wilima (Ministre des Sports)

Il revient à son poste, qu’il avait quitté pendant le Gouvernement Muzito. Willy Wilima Bakonga, promoteur de l’Ecole Madame La Sévigné, député national à la législature de 2006 et 2011, c’est cadre du Parti présidentielle. Il succède à Dénis Kambayi Tshibumbu qui a fait preuve  d’engagement dans ce domaine sportif, par différentes coupes et médailles que les équipes nationales dans différentes disciples ont ramenées au pays. La performance de Tout Puissant Mazembe en compétition africaine ; les résultats positifs de l’As V.Club, la position actuelle de l’équipe nation sénior Léopards dans le continent, première position, la coupe du Chan, la participation des Léopards à la Can Gabon 2017 ; sa qualification pour la Russie 2018, sont les dossiers auxquels le ministre de sports attends de promouvoir e, gardant cette courbe ascendante laissée par son prédécesseur, le PPRD Dénis Kambayi.

Il en va de même de la gestion des supporters dans les installations sportives, mettre de l’ordre dans les différents stades par la gestion financière, concilier les instances sportives de la Fecofa, la Linafoot, les Ligues provinciales, en harmonie avec les autres fédérations sportives en dehors du football.  Il a la mission d’inscrire certaines disciplines sportives dans la prise en charge par le Gouvernement, contrairement à Matata Ponyo qui en a écarté plusieurs. La problématique des infrastructures sportives en ce que, la RDC ne dispose d’aucune salle des sports (Basketball, Handball, volleyball) comme d’autres pays. Willy Bakonga, doit faire du ministère des sports, une régie génératrice des recettes. Bonne chance Wilima !

  1. Steve Mbikayi Mabuluki (Ministre de l’enseignement supérieur et Universitaire)

Promoteur de l’Ecole le Cartésien qui a fait preuve de sens managérial et d’organisation professionnel. Steve Mbikayi prend la commande du secteur qu’il semble bien maitriser. Ce député national élu de la Tshangu, dans la Ville province de Kinshasa, sur la liste Parti Travailliste, est un ancien syndicaliste de la Société Commerciale des Transports et Ports, ex Onatra, devenu acteur politique majeur de la scène politique congolaise. Sa philosophie politique, bien que membre de l’opposition politique, est le nationalisme, le patriotisme qui s’oppose farouchement à l’ingérence extérieure dans les affaires internes de la République démocratique du Congo. Pour lui, la RDC étant adulte de 56 ans, les fils et filles sont à même de se prendre en charge, sans l’ingérence de l’Occident. Pour lui, non à l’ingérence, oui à la coopération et partenariat.

Initiateur et porte-parole de la Nouvelle Classe Politique et Sociale, Steve Mbikayi Mabuluki, président national du Parti Travailliste, il est parmi les précurseurs du Dialogue politique inclusif, avec Justin Bitakwira, Azarias Ruberwa, Arthur Zahidi Ngoma, Sylvanius Mushi Bonane, lors que le Chef de l’Etat Joseph Kabila initiait le dialogue politique. Signataire de l’Accord politique et inclusif de la Cité de l’Union africaine, Steve Mbikayi semble prophétiser la marche du pays, lorsqu’il a, en son temps, dénoncé la médiation internationale en faveur de celle ecclésiastique, la nécessité de la transition sans violer la Constitution, dont à la tête Joseph Kabila, et le gouvernement dirigé par l’opposition politique. Donc, la prémonition cet acteur politique dont beaucoup détestent à tort ou à raison l’ impulsion, est exploitée en ce moment, et le résultat devient palpable.

Il a succédé à ce poste au PPRD Théophile Mbemba Nfundu, il a la charge de mettre de l’ordre dans ce secteur miné par la corruption et la vente, pour chaque cours, de syllabus.

  1. Martine Bukasa Ntumba ( Ministre du Développement rural)

Elle quitte la vice-primature de l’intérieur où, elle a été avec le vice-premier ministre et ministre honoraire de l’intérieur Evariste Boshab, elle hérite du ministère du Développement rural. Ancienne collaboratrice de Vital Kamerhe à la création de l’UNC, aujourd’hui présidente nationale de son propre parti la GEC, elle est alliée de l’opposition républicaine avec comme autorité morale, Léon Kengo wa Dondo.

  1. Marie Angé Mushobekwa (Ministre des Droits Humains)

Elle a dans son cursus professionnel, le journalisme. Elle a exercé ce métier pendant plusieurs années au sein de la Chaine de Télévision Antenne A, aujourd’hui actrice majeure de la scène politique congolaise, issue de la famille Moshobekwa wa Katana, ancien dignitaire du régime du Maréchal Mobutu, mère et épouse du feu député national Claudia Likulia, Marie Ange Mushobekwa a fait son entrée en politique au sein de l’opposition politique, elle a pris part même au Conclave de Genval, ayant renoncé  au plan machiavélique contre son pays, elle a opté de prendre part au Dialogue politique inclusif, où elle a apposé sa signature sur l’Accord politique du 18 octobre, en vue de trouver une issue heureuse à l’organisation des élections, principale matière qui a causé la crise politique. Ministre des Droits Humains, dans le Gouvernement Samy Badibanga, elle succède à Alexis Thambwe Mwamba, et hérite de l’ancien ministère rattaché à la justice, elle est de cette race de rares femmes qui militent pour les droits de l’Homme. Elle a la charge de ce ministère en ce  que sa famille politique de l’opposition a plusieurs fois dénoncé la violation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo. Elle est maintenant en bonne position pour rédiger les rapports en faveur de son pays, pour méduser certaines ONG de Droits de l’Homme qui en veut à la RDC.

  1. Maguy Kiala (Ministre de la Jeunesse et nouvelle citoyenneté)

Elle est le produit de la société civile proche de la Majorité présidentielle. Elle a été au four et moulin, avant-gardiste dans la défense de la couche sociale congolaise, à travers sa structure. Elle a pris part aux pourparlers avec Edem Kodjo lors de la mise en place d’une équipe de travail, mais aussi au Comité préparatoire dudit dialogue, peu après être Rapporteur du bureau de la co-modération du Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Elle succède à Maker Mwangu Famba qui avait la charge de la Nouvelle Citoyenneté.

  1. Jean Marie Bulambo Kilosho (Ministre de la Pêche et Elevage)

Député national, élu dans les deux législatures 2006-2011, cet ancien ministre de l’économie nationale, retrouve l’exécutif central. Membre de la Majorité présidentielle, promoteur sportif, Jean Marie Bulambo succède à Christophe Emile Mota, en ce que le ministère de l’agriculture, Pêche et Elevage vient d’être scindé en deux ministères. On attend de lui, la relance de la pêcherie et de l’élevage de bovin, secteur tourné vers l’importation, pourtant des poissons meurent de la vieillesse dans  les lacs, rivières et même au fleuve Congo.

  1. Venant Tshipasa Vangi Sivavi (Ministre des affaires coutumières)

Ce natif du Nord Kivu, plusieurs fois ministres, aujourd’hui Sénateur à la Chambre haute du Parlement, il est le patron de Cofedec, ancien allié de Pierre Pay Pay. Il a la charge des affaires coutumières, en ce qu’il doit mettre de l’ordre dans le Nord Kivu et Sud Kivu où les différentes communautés vivent en dents de scie entre elles. Il succède à ce poste un autre Kivutien, Nande comme lui, en l’occurrence Salomon Banamuhere, qui avait en charge la décentralisation et les affaires coutumières. Secteur porteur de développement et de paix si les communautés congolaises s’acceptent et se tolèrent mutuellement, dans cette mosaïque de plus de 450 tribus, ethnies et langues.

  1. Les vice-ministres
  2. Basile Olongo Pongo (Vice-ministre de l’intérieur et sécurité)

C’est le député national le mieux élu de la République Démocratique du Congo, dans la circonscription de la Funa à Kinshasa,  sur la liste de SET, Soutien Etienne Tshisekedi. Cet ancien professionnel des médias à la RLTV, d’obédience de l’opposition, n’a pas ménagé les différents gouvernements issus de la majorité présidentielle. Il est parmi les élus du peuple ayant produit plus de motions ; des questions orales avec débat et/ou sans débat, surchargeant par surcroit le gouvernement de plusieurs griefs de violations des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, il a la charge de seconder le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur dans le domaine sécuritaire, de sécuriser les personnes et leurs biens. En Homme d’Etat, il doit faire la différence entre, les prises des positions des partis politiques par rapport à la manifestation politique, à la sécurisation des personnes, mais aussi, évaluer les rapports des ONG des Droits de l’Homme étrangères contre le gouvernement de la République dont il est membre. Signataire de l’Accord de la Cité de l’Union africaine, du 18 octobre 2016, Basile Olongo Pongo a le mérite de prouver à la face du monde l’innocence de son pays face aux accusations de la violation des Droits de l’Homme, ou de les confirmer, au regard de sa coloration politique. Il a été parmi les acteurs majeurs qui ont appelé la population à faire échec à la révision de la Constitution.

En somme, la sécurité de la population congolaise repose sur leurs épaules avec son titulaire, Emmanuel Ramazani Shadari.

  1. Aggée Aje Matembo Toto (Vice-ministre de l’environnement)

A quelque chose malheur est bon, dit-on ! Après avoir passé 14 ans de sa vie politique auprès du Patriarche Charles Mwando Nsimba, et au-delà de ses nombreuses fonctions de responsabilités au sein des divers partis politiques entre autre co-fondateur du Parti des Démocrates Chrétiens, PDC, ce natif de Lubudi, dans le Haut Katanga a concrétisé l’alternance politique au sein de l’Unadef, 23 ans après sa création. Un parti politique qui n’avait pas les allures d’un parti national, limité seulement à un cercle familial, mais ayant obtenu tous les privilégies du pouvoir, sous le régime de Joseph Kabila. Le revirement politique de l’ancien président fondateur Charles Mwando Nsimba, alors Vice-premier Président de l’Assemblée nationale, vers le Rassemblement de l’opposition sous la coupe de Moïse Katumbi Chapwe, n’a pas laissé indifférent les cadres et la base de l’Unadef. Ce parti ayant signé la Charte de la Majorité présidentielle, les cadres et militants de l’Unadef n’attendaient pas aller faire l’opposition pour satisfaire un seul homme. Charles Mwando Nsimba, paix à son âme, doit s’estimer heureux aujourd’hui d’avoir fait la passation du pouvoir dès son vivant à Aggée Aje Matembo Toto sans le savoir, lorsqu’en son temps, il a apprécié le travail et la mobilisation du natif de Lubudi dans son fief électoral, rivalisant de ce fait Unadef Moba, base naturelle de ce parti, le patriarche au-delà de divergences politiques avec son fils de vice-ministre de l’environnement, ne peux constater que l’Unadef survit au-delà de sa personne. Au lieu que ce parti ressemble à un mouroir comme le feu MPR qui a sombré après la chute du Maréchal, l’Unadef par la révolution des amazones et de jeunes turcs, survit encore au-delà de Moba, gardant sa position de membre de la Majorité présidentielle sous la présidence de Aggée Aje Matembo Toto. Accusé à tort d’avoir fait un putsch à son père et parrain Charles Mwando Nsimba, les sceptiques ne peuvent qu’admirer l’implantation de l’Unadef sur l’ensemble du territoire national, devenant ainsi un parti national, plutôt régional. Aujourd’hui, élu président national du parti à l’issue de la Convention élective du 25 au 27 juillet 2016, à Lubumbashi, dans le Haut Katanga, l’Union nationale des Démocrates Fédéralistes poursuit sa lutte politique. Faire de ce parti, le creusé du savoir et de la prise de conscience politique congolaise.

Sa nomination au poste de vice-ministre est le couronnement de la lutte politique ; signataire de l’Accord politique et inclusif de la Cité de l’Union africaine, il attend apporter son expertise dans la gestion de l’environnement et développement durable, à la recherche de toutes coopérations et financements verts, pour la mise en place de mécanismes propres de développement, en particulier concernant la lutte urgente contre la déforestation.

Noël Botakile Batanga (Vice-ministre à l’Agriculture)

Ancien ministre provinciale de l’agriculture, cet avocat et parlementaire brillant, par la pertinence de ses interventions à la Chambre basse du parlement, professeur de Droits, admirateur du Professeur Evariste Boshab qui avait préfacé son dernier livre « Le Précis de contentieux administratif congolais ; une œuvre d’esprit et scientifique », un ouvrage mis à la portée du public et de réflexion.

Ce député national de la Commission Politique Administrative et Juridique, a la lourde responsabilité d’épauler son titulaire dans ce domaine, en ce que son gouvernement attend de l’agriculture de s’affirmer au concret comme premier secteur de diversification et le levier le plus fort pour lutter contre la pauvreté et la faim.

C’est le secteur le plus à même de créer rapidement de très nombreux emplois durables, pour la population, qui vit à 70% en milieu rural.

Donc, le social de congolais repose dans l’agriculture, une opportunité exceptionnelle de développer les services, tels que la logistique, la certification sanitaire, les services financiers ou la transformation agroalimentaire.

 

(Pius Romain Rolland)

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