Paix et sécurité dans les provinces: E. Ramazani Shadari échange avec les membres de 12 organes délibérants

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Au centre, le doyen Augustin Kamwitu

M.Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, a eu hier jeudi avec les membres des bureaux des Assemblées provinciales de 12 provinces du pays, une séance de travail. Faisaient également partie de la délégation conduite par le doyen d’entre eux et président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central, quelques députés provinciaux présents à Kinshasa. Au terme des échanges, Augustin Kamwitu, chef de la délégation s’est confié à la presse pour évoquer entre autres les causes des conflits entre les Assemblées provinciales et les Gouvernements provinciaux. Ce, avant de recevoir de sages conseils du Vice-Premier ministre, leur tutelle, qui tient à la stabilité comme condition d’une paix durable.

A en croire Augustin Kamwitu, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central, les Assemblées provinciales sont en vacances. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, député de son état, a été nommé au moment où les Assemblées provinciales tenaient leurs plénières budgétaires. « Les responsables venus à Kinshasa ont trouvé qu’il fallait venir présenter les civilités au Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur pour sa nomination. Ils en ont profité pour lui exposer les problèmes que rencontrent les organes délibérants dans leur fonctionnement », dit-il à la presse, avant d’ajouter que nous avons beaucoup de problème.

Il s’agit par exemple du problème sécuritaire, surtout lorsqu’on sait que la province du Kasaï-Central est caractérisée par le phénomène Kamwina Nsapu, qui est devenu courant. Nous sommes venus le rencontrer, lui qui a en charge la sécurité, pour lui parler de ce problème et faire des suggestions avec lui pour juguler cette crise qui tend à se généraliser. Il a reconnu que nous sommes dans une période hautement politique, et il était aussi nécessaire de le rencontrer pour l’encourager pour que nous puissions trouver des solutions, permettant d’aller aux élections, les élections apaisées pour que le pays soit en paix.

Pas de marchandage !

Au sujet d’un présumé malentendu entre  certains organes délibérants, il a souligné qu’ils n’étaient pas venus à Kinshasa pour se plaindre ou accuser, mais le Vice-Premier ministre a donné l’impression qu’il connaissait déjà le problème. On dirait que ce sont les Exécutifs qui accusent les Assemblées, puisqu’il a épinglé qu’on a toujours des problèmes avec les Assemblées, comme les motions, les contrôles, alors que ce sont les instruments constitutionnels mis à la disposition des Assemblées.  Les honorables députés ne se sont pas plaints, ils ont seulement donné des explications, mentionne-t-il.

« Vous savez en Afrique, même si quelqu’un meurt de vieillesse, on attribue cette mort-là à des gens, c’est comme certains Exécutifs qui ne prestent pas très bien, ils cherchent des boucs-émissaires parmi les députés, et c’est ce qu’ils appellent le marchandage. Est-ce que vous pouvez, dans une Assemblée de 30 personnes, marchander avec tout le monde ? Pourquoi on devient Gouverneur ? », s’interroge-t-il, tout en  précisant que s’il y a des motions, c’est parce qu’ils ne travaillent pas bien et devient un potentat.

Il  renchérit que les Gouverneurs tombent à cause de leur megestion. « Nous sommes pour la stabilité, mais il faut travailler la main dans la main. Nous, nous sommes les géniteurs des Gouverneurs, ce qui veut dire qu’ils doivent des égards à notre endroit. Quand est-ce qu’il y a des problèmes, c’est lorsque les Gouverneurs, comme ils ont la gestion de la province, ils gèrent même les finances et voudraient assujettir les honorables députés. C’est ce qui crée des problèmes », soutient-il.

Pour lui, le souci du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, l’honorable Emmanuel Ramazani Shadary, c’est d’avoir la stabilité, condition sine quanon pour la paix. Et quand il y a la paix, on sait travailler en faveur de la population. Mais si les deux institutions se tiraillent, c’est la population qui empâtit. Leur hôte de marque leur a même dit par exemple au sujet des agglomérations dans la territoriale, il a instruit les exécutifs pour consulter les organes délibérants. Et maintenant qu’ils sont informés, cela risque de devenir une source de conflit entre les Assemblées provinciales et les exécutifs.

(Jean-Marie Nkambua)

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