Page d’histoire de la Rdc: Mzee Laurent-Désiré Kabila : un homme, une idée

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Il y a 20 ans accédait au pouvoir un certain Mzée Laurent-Désiré Kabila qui avait lutté à sa façon vers les années 70 contre la dictature de Mobutu. Une nouvelle lumière, un nouvel espoir naissait pour un peuple longtemps brimé, humilié et clochardisé. Les Zaïrois d’alors étaient fatigués du Mobutisme qui avait montré ses limites à tous égards. Un système politique qui, à force de mentir, avait fini par épuiser tout crédit auprès de la population. Mzee était le bienvenu. Le peuple l’a accueilli par des chants d’amour et de gloire, ouvrant ainsi une nouvelle page de ce grand et beau pays.

Apres les réjouissances, le peuple a découvert un nouveau chef et surtout un nouveau discours : Congolais, prenez vous en charge. Mzee Laurent-Désiré Kabila était convaincu que la Nation congolaise avait des potentialités pour se développer ou du moins atteindre le rang des pays respectables. La population dont une bonne partie constituée des jeunes, représente une force inestimable pour le progrès du pays. La nature a été clémente avec la Rdc en lui dotant d’une grande quantité d’eau douce, des minerais, des terres arables, un bon climat, sans oublier une grande diversité culturelle. Fort de tous ces atouts, le pays est toujours en mesure de se prendre en charge et ne pas compter éternellement sur les autres partenaires même s’ils sont de bonne volonté. Aide-moi et le ciel t’aidera dit un adage. Dans plusieurs domaines,

Mzee a démontré que la RDC pouvait mobiliser ses filles et fils pour faire quelque chose. Parmi ses projets-phares citons le Service National. Celui-ci a réussi à mobiliser en quelques mois des milliers de jeunes chômeurs et faire d’eux une véritable force au service du développement.

Autoprise en charge socio- économique

A l’heure où le monde croule sous le poids d’une forte crise socio-économique, chaque pays apprend d’abord à compter sur ses propres forces. La RDC n’a-t-elle pas des filles et fils capables par leurs initiatives de créer des entreprises et booster l’économie nationale ? L’Etat soutient-il réellement ses hommes d’affaires qui l’aident à travers leurs initiatives à diminuer la crise ? Les grands noms des commerçants congolais disparaissent de plus en plus. L’actuelle génération ne retient que les noms des expatriés comme si le pays ne pouvait pas à travers ses dignes filles et fils relever le défi.

Mzee savait qu’un peuple passif, froid et distant ne pouvait pas participer valablement au développement du pays. L’auto-prise en charge passe par l’implication de tous. Enseigner au peuple congolais l’amour de son pays et la manière de le servir.

Il est inconcevable que les Chinois viennent curer les caniveaux de la capitale congolaise, pendant qu’une organisation d’un quartier peut le faire et même veiller à ce que les ménages ne continuent pas à saper ses efforts. Tout ne peut venir de l’extérieur.

Mzee était également convaincu qu’il n’y a pas de développement sans l’implication des hommes et femmes concernés. Un petit coup d’œil dans le rétroviseur démontre que 20 ans après, nous avons tout oublié du combat de ce soldat du peuple. Ses idées n’ont pas été pérennisées et enseignées à l’actuelle génération. C’est par le travail productif que le pays sortira de la crise et non par des discours politiques et tiraillements à n’en point finir.  Oui, on se rend compte aujourd’hui que ce président tant aimé par son peuple avait une longueur d’avance sur la classe politique. Il a su dire non aux maîtres du monde, empruntant le vrai chemin de la libération, qui passe par l’autoprise en charge.  Savoir compter sur ses forces, sans se plaindre. Travailler dur et conscientiser chacun à donner le meilleur de lui-même pour le bien de la République, tel a été le sens de la détermination de ce digne fils qui a payé tous les fonctionnaires, policiers et soldats sans emprunter un seul dollar du Fmi ni de la Banque mondiale, prouvant que ce schéma était possible. Avant d’envisager des échanges bilatéraux, le pays de Lumumba doit savoir ce qu’il vaut par lui-même.

(Simon Kabamba)

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