Ouvrant la session de mars 2016 à l’Assemblée nationale

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A. Minaku confirme la tenue prochaine du dialogue

  • La tradition républicaine a été respectée au Palais du peuple à Kinshasa où Aubin Minaku Ndjalandjoko a procédé, ce mardi 15 mars 2016, à louverture solennelle de la première Session ordinaire de l’année 2016 à la Chambre basse du Parlement
  • Le Speaker de l’Assemblée nationale a saisi cette opportunité pour souligner que la présente session sera nécessairement et indubitablement politique. Elle se mouvra dans une ambiance préélectoral Bien que dédiée en principe à l’adoption des lois les plus essentielles, elle devra gérer le contexte et le fruit du Dialogue national inclusif qui va bientôt, se tenir quelle qu’en soit la forme 

Aubin Minaku a, dans son speech, rendu un hommage mérité aux uns et aux autres pour leur contribution depuis le début de la 2èmeLégislature de la 3ème République ; et davantage pour leur implication dans le maintien du climat apaisé et de l’ambiance de convivialité ayant de tous temps prévalu au sein de l’Assemblée nationale. Ce, avant d’appeler l’assistance à quelques instants de silence en mémoire des députés Ayobangira Samvura et Christian Badibangi décédés.

Bientôt le dialogue national

Qui a dit que le dialogue national n’aura plus lieu ? En tout cas le Président de la Chambre basse du Parlement Aubin Minaku dit le contraire. Et c’est la bouche autorisée qui affirme que cette session « sera nécessairement et indubitablement politique. Elle se mouvra dans une ambiance préélectorale. Bien que dédiée en principe à l’adoption des lois les plus essentielles, la présente session devra gérer le contexte et le fruit du Dialogue national inclusif quelle qu’en soit la forme », a souligné le Speaker de la Chambre basse.

En effet, « le Dialogue national inclusif devra bientôt se tenir », à en croire le Président Minaku. Ceci est à prendre comme une parole d’évangile connaissant l’influence de la personne qui l’a prononcée. Les élus directs du peuple sont d’ores et déjà appelés à s’assumer avec plus d’attention, à régler des situations d’incompréhensions d’où qu’elles viennent, à prendre des décisions là où l’immobilisme pourrait s’installer et à s’impliquer suffisamment dans tout processus ou action allant dans le sens du salut de la République.

Cela, parce qu’il faut davantage protéger la démocratie, sauvegarder l’unité de la République et l’intégrité nationale par plus de civisme et de patriotisme et pour le mieux-être de toutes les populations.

Il sera donc organisés des débats républicains à l’Assemblée nationale, sur les questions les plus vitales de la Nation: les conclusions du Dialogue dont il faudrait débattre au niveau des élus pour définir leur mise en œuvre ; la sécurité ; la problématique des 28 mesures du Gouvernement destinés à juguler la baisse des recettes et à booster la croissance face ; l’appui de nouvelles provinces ; les attentes sociales pressantes telles que l’accès à l’eau potable et à l’électricité, la réhabilitation des routes, notamment de desserte agricole, le renforcement du pouvoir d’achat, etc.

L’unité dans la diversité

Quelles que soient les divergences de vues et les appartenances politiques, qui du reste font partie de la vivacité de la jeune démocratie congolaise, les députés doivent travailler pour le triomphe de l’intérêt général, avec hauteur et grandeur d’esprit dans l’accomplissement de leur mission. Ils doivent incarner la haute idée de ce qu’est l’Etat, ces institutions qui durent dans le temps et qui demeurent dans l’espace, pour la mise en forme d’un projet collectif au-dessus des intérêts des uns et des autres ; bref, le support d’une foi collective agissante qui imprime le tempo de tout homme d’Etat.

Au regard des enjeux politiques de l’heure, M. Minaku estime que la
violence ne peut en aucune manière supplanter en mérites l’imagination et
l’action; le discours altier et les escalades verbales ne sauront jamais remplacer le fruit de la lucidité et du réalisme ; la rage d’écraser à tout prix ses adversaires ne saura-t-elle l’emporter, sur l’impératif du vouloir-vivre collectif ajouté au souci de procurer tranquillité et la paix durable à la République; paix dont la soif dicte à chacune et à chacun l’obligation d’être pragmatique et conciliant
face aux idées et propositions des ennemis de la non-violence.

 

Des défis à relever

Les réformes législatives visant la sécurisation de la carrière du fonctionnaire et exigées pour parachever le processus de la décentralisation donneront lieu à l’examen et le vote du projet de loi portant statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat ; des réformes judiciaires, avec l’examen et le vote du projet de loi organique portant organisation et fonctionnement des juridictions de l’ordre administratif, déjà adopté au Sénat ; le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire, seront dans l’agenda de la présente Session.

Il en est de même de la question des adoptions internationales des enfants congolais, qui a fait l’objet d’un intense agenda diplomatique. Le projet de loi modifiant et complétant la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection des droits de l’enfant est au menu.

« Je veillerai personnellement et avec diligence pour que, cette réforme permette d’assurer la cohérence entre la législation nationale et les instruments internationaux relatifs à la protection de l’enfant dûment ratifiés par notre pays », a promis le premier des élus du peuple.

Dans ce même chapitre, on n’oubliera pas la réforme du Portefeuille de l’Etat amorcée en 2008 et consacrant l’option de la libéralisation des secteurs productifs et des services ainsi que l’adhésion, en 2010, de la Rd Congo au Traité de l’OHADA et ses Actes uniformes. Il s’agit notamment du projet de loi modifiant et complétant la Loi du 5 juillet 2001 portant organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce.

C’est dans le même esprit que seront examinés les projets de loi autorisant la ratification par la Rd Congo des accords pour la promotion et la protection réciproque des investissements conclus respectivement avec l’Union belgo-luxembourgeoise, la République populaire de Chine, la République d’Afrique du Sud et la République d’Italie.

Pour encourager la promotion et l’émergence d’une classe moyenne congolaise, la présente session devra accorder une attention particulière à l’examen et au vote de la proposition de loi relative à la sous-traitance, ainsi qu’une attention particulière à l’examen et au vote de la proposition de loi organique portant organisation et fonctionnement de; la Cour des Comptes.

Enfin, l’Assemblée nationale devra remplir sa part de responsabilité au courant en adoptant notamment du projet de loi modifiant et complétant la Loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 portant identification et enrôlement des électeurs ; et du Projet de loi sur la répartition des sièges pour les élections provinciales et urbaines.

« J’invite le Gouvernement à faire diligence dans le dépôt de ces projets de lois, de préférence endéans 15 jours au plus, aux fins de permettre aux 2 Chambres d’en débattre en toute sérénité en respectant les prescrits de la navette ».

Le Président de l’Assemblée nationale a salué l’entame du processus électoral visualisé par l’organisation, ce 26 mars 2016, de l’élection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces, qui interviendra après celle des bureaux définitifs des Assemblées provinciales.

Dans le cadre du contrôle parlementaire, il a réaffirmédétermination de sa Chambre à poursuivre sans désemparer la mission constitutionnelle de contrôler le Gouvernement, les entreprises, les établissements et les services publics. La présente session va se pencher sur l’évaluation du niveau d’exécution des recommandations formulées au Gouvernement, aux entreprises, établissements et services publics. Depuis le début de cette Législature, en effet, l’Assemblée nationale a adopté 124 textes de lois qui participent toutes à l’amélioration de la gouvernance politique, économique et sociale.

Par ailleurs, en ce qui concerne singulièrement le contrôle budgétaire, il a attiré l’attention de la Commission Economique, Financière et Contrôle Budgétaire sur la nécessité de s’atteler, dès maintenant,à l’exercice du contrôle trimestriel de l’exécution du budget de l’exercice en cours.

L’économie nationale

Sur le plan économique et financier, en dépit des bienfaits mesurés de la stabilisation du cadre macroéconomique et sur la volonté du Gouvernement à poursuivre la consolidation de la croissance économique sous l’impulsion du Chef de l’Etat, l’économie congolaise, à cause d’un choc extérieur liée à la baisse des cours des matières premières impacte négativement sur la balance commerciale.

D’où l’identification des responsables du coulage des recettes publiques qui se poursuit aisément au détriment du trésor public, la révisitation de la réforme de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et des remarques formulées pour l’amélioration de son rendement sur la mobilisation des recettes et la production nationale, la révisitation des taux débiteurs des banques qui sont restés élevés entre 14 et 25 excluant ainsi plusieurs PME/PMI des crédits à court terme à des taux préférentiels, bien que le taux directeur de la Banque Centrale du Congo soit resté maintenu à 2 et le taux d’inflation autour de 1 , …

Enfin, pour clôturer ce chapitre économique, Aubin Minaku a rendu un vibrant
hommage au Président de la République pour son initiative de doter notre pays d’un « Plan national stratégique de développement» à même de faire de la Rdc un pays émergent à l’horizon 2035.

Il a terminé son propos en prônant le rassemblement, la responsabilisation citoyenne, le sens de l’intérêt général, le patriotisme et l’implication de la jeunesse et de la femme.

(Emmanuel Badibanga)

 

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