Outre la question des élections « Le dialogue doit inscrire les dossiers sécuritaire et du terrorisme à l’Est du pays »

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Deux acteurs de la Société civile ont animé hier un point de presse dans la salle de réunion de l’hôtel Kabinda-Center, dans la commune de Lingwala, indique un document parvenu à notre rédaction. Il s’agit de Maître Omar Kavota, Coordonateur du Centre d’Etudes pour la Paix et les Droits de l’Homme (CEPADHO), active à l’Est de la RDC et M. Teddy Kataliko, Président de la Coordination de la Société Civile Territoire de Beni. Au centre de ce rendez-vous avec la presse, la problématique des massacres des civils à Beni, la récente attaque de l’aéroport de Goma et enfin leur point de vue sur les tractations en cours au sujet d’un prochain dialogue national.

Au sujet de la situation des massacres des civils à Beni, ils pensent que ceux qui accusent la Monusco de distribuer les machettes, les FARDC d’être de mèche cherchent tout simplement soit à révolter les militaires, soit à les inciter à se retourner contre les civils pour briser ainsi le mariage FARDC-population.

La question qui persiste est celle de savoir, qui massacre les civils à Beni ? Et les deux de répondre, ceux qui tuent à Beni, ce sont des terroristes. Ce sont des islamistes, des Jihadistes du genre ou de l’espèce Boko Haram, Elshabaab, Alquaida, etc. et cela avec comme objectifs la mise en place d’un système de terreur d’épuration systématique des populations civiles, le déplacement forcé des populations en vue d’occuper progressivement leurs terres et d’exploiter les ressources naturelles, l’installation des foyers d’intégristes religieux et des bases d’entrainement terroristes dans la zone

Sinon, un ensemble des sujets Ougandais, Kenya, Somaliens, Tanzaniens, Rwandais, Soudanais, Burundais, Centrafricains et Congolais qui se couvrent le label ADF-NALU (au nom de cette rébellion ougandaise) aujourd’hui sous une nouvelle dénomination ‹ MDI › Muslm Defense International, alors que ce sont des véritables terroristes qui s’assignent pour mission islamiser de force toute la région et créer un Etat Islamiste dans la Région de Grand-Lac.

L’extrême nord du Territoire de Beni, dans le Parc de Virunga et la Vallée de la rivière Semuliki ont abrité jusqu’il y a peu des centres d’Instruction pour former ces terroristes. Leurs essais de bombes artisanales ont fait par plus de 4 fois des victimes en Ville de Beni au cours du premier trimestre de 2014.

Pour ces terroristes, l’armée régulière congolaise ne pouvait pas venir démanteler ce centre international de terrorisme (allusion faite aux destructions par les FARDC des Camps Madina, Canada, Issa, Makoyova, Makembi, Tsutsubo, Abia Kambi ya Miba, Kambi ya Chui) qui a valu des millions des dollars, d’importantes ressources matérielles et humaines. Et comme pour y arriver, l’armée a bénéficié de la complicité de la population et les Jihadistes veulent faire payer cela à cette population.

Ces deux activistes encouragent le Chef de l’Etat à prendre le devant dans la mobilisation de la Communauté nationale et internationale pour que ce problème soit compris de par le monde. Si le Nigeria, le Cameroun, le Mali n’ont pas eu honte de le faire pour appeler à la solidarité internationale, la RDC ne pourra plus non plus à son tour s’en empêcher.

Qui ont attaqué l’aéroport de Goma ?

A leur niveau, la récente attaque de l’aéroport de Goma est un signe qui ne trompe pas sur les risques d’une nouvelle guerre à l’Est du pays. Ce serait peut être inapproprié de réduire une menace de ce genre à un seul petit individu Kambale Malonga, présenté comme cerveau de cette tentative de déstabilisation par les Officiels.

Avec la menace terroriste dans la région, les incursions rwandaise et ougandaise dans le territoire de Rutshuru, Nyiragongo et Beni observées les mois derniers, il y a lieu de considérer que derrière Kambale Malonga se cache une main noire. Kambale parait un arbre qui cache la forêt.

Partant du mode opératoire des combattants, des armes dont ils ont fait usage, le lieu choisi pour déstabiliser la ville (très stratégique même pour la province), il faut comprendre qu’il y a là un réseau qui peut avoir des ramifications aussi bien à l’intérieures qu’à extérieur du pays.

En ce qui concerne le dialogue, la Société civile salue cette approche choisie par le Président de la République qui depuis son avènement à la tête de ce pays s’est toujours montré ouvert pour échanger sur des questions intéressant la vie de la Nation.

« Toute fois, s’il arrive que l’agenda du Chef de l’Etat ne lui facilite pas de faire le tour des provinces en réponse à notre vœu, qu’il lui plaise au cas où il est décidé de la tenue du Dialogue national, d’inscrire sur les matières à traiter, outre le dossier électoral, le dossier sécuritaire et particulièrement du terrorisme en émergence à l’Est du pays. Parce qu’il est clair que dans le contexte actuel de terrorisme au Nord-Kivu et dans d’autres provinces de l’Est, la sécurité du processus électorale est menacée.

JMNK

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