Où sont passés les producteurs congolais ?

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En vue de mieux répondre à cette question. Il serait important de prime abord de définir le terme producteur et le placer dans notre contexte musico culturel. Une définition nous est explicitée d’une manière lapidaire dans le dictionnaire de la langue française Larousse édition 2013. Comme quoi, un producteur est celui qui finance un film, en réunissant tous les éléments nécessaires à sa réalisation, ça c’est dans le domaine du cinéma. Tandis qu’au niveau des médias, est producteur celui qui conçoit une émission et la réalise. Le sens du producteur, à notre entendement est aussi varié dans divers domaines, en musique c’est celui qui encadre l’artiste pour son épanouissement tant au niveau phonographique, discographique que scénique.

En République Démocratique du Congo, la réalité est toute autre. Deux courants de pensée s’opposent ou se repoussent comme les deux pôles d’un aimant.

Le premier courant rejette en bloc l’existence des producteurs en RDC. « Il n’y a jamais eu des producteur en RDC, ce sont des promoteurs, des opportunistes , ou simplement des opérateurs culturels , mieux des managers de musique… » a laissé entendre un observateur. Ce dernier justifie sa position par manque de professionnalisme , l’on constate un amateurisme caractérisé dans le domaine de production . Il se sont même pas affiliés à divers organismes internationaux reconnus tels « Sabam », « Sacem » ou « Fnag ».

 

En revanche , les défenseurs du 2ème courant appuient le fait qu’il y a eu des gens qui se sont démarqué en cette matière de production.

A titre illustratif, M. François Londala Bongwalanga mieux connu du public sous la dénomination de son entreprise « Laudert production », mort à fleur d’âge 34 ans à Kinshasa, il y a de cela 19 ans . le seul congolais qui possedait des atouts à la fois producteur , mécène d’art et des spectacles. Il a même « internationalisé » la production en créant le grand prix panafricain dénommé « Ngwomo Africa » tenue en trois éditions . Considéré comme, en toute modestie, comme l’ancêtre de « Kora » ou encore « de Mwana Mboka » de notre confrère Paulin Mukendi.

 

C’est le cas aussi du regretté Lando Batibuka de la maison « Sebig SPRL » qui est décédé récemment . Il est le producteur mécène musical du groupe Zaïko Langa Langa Nkolo Mboka. A travers l’album dénommé « Bande annonce » qui a cartonné , a donné du tonus à l’artiste musicien président Nyoka Longo ‘Ya Jossard’ de faire son grand retour sur scène après tant d’années passées en Europe. Le disparu devrait aussi assurer la promotion des artistes musiciens Nkumu Manda Chante et Jean Goubald   Kalala.

Il y a aussi des noms tels « Mave Production » , « Propulsion SPRL » de Tshimbalanga.

Je réponds déjà à la question , c’est la mort physique. On peut constater que ces productions ont fait presque un passage éclair dans ce domaine. Ils ont laissé beaucoup des projets. Paix à leurs âmes.

Les ennemis des producteurs congolais, pardon, des musiciens congolais , ce sont les sponsors qui sont directement en contact avec eux. Qui tuent la musique. L’on constate des animations , des chansons insignificatives, parfois pleines d’insanités avec beaucoup de dédicaces contrairement aux œuvres anthologiques connus auparavant . Les musiciens sont pour la plupart découragés. Ils roulent carrosse et des maisons de luxe par d’autres voies et non les recettes des ventes de leurs disques.

De fois ils recourent à des producteurs étrangers tels les cas de du sénégalais N’Diaye , l’ivoirien David Monsoh , le camerounais Jean Pierre Sah, les congolais Dabira et Tamaris etc…

Historique ,

Il y a eu des artistes qui ont excellé tels Franco Luambo Makiadi avec « Visa 80 » qui a été le premier musicien producteur amené les musiciens en Europe ,

« Parions Mundenge » le premier producteur qui en dehors de l’argent qu’il donnait aux musiciens à été le premier producteur à leur acheter les voitures ,Verckys Kiamuangana Matete  avec les Editions Vévé a mit à la disposition des musiciens outre son studio , des moyens qui leur ont permit de se suffire , sans oublier l’éditeur « Super Contact » qui avait aussi mit des moyens à la disposition de nombreux musiciens congolais etc…

En dernier volet , il y avait des « distributeurs » qui se faisaient passer comme des producteurs tels « Gillette d’Or », « Socrates Music », ou encore « Edicom »

(Franck Ambangito)

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