Organisation des élections par la Ceni: Joseph Kabila réaffirme la souveraineté de la RDC

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Dans un ton cru et ferme, le Chef de l’Etat Joseph Kabila, devant les députés nationaux et sénateurs réunis en Congrès, a réaffirmé la souveraineté de la République Démocratique du Congo, quant à l’organisation d’un processus électoral crédible, apaisé et transparent.

Dans son discours à la Nation, devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, et les diplomates accrédités en République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange dans un discours inhabituel, a brossé la situation économique, sociale, sécurité pour chuter avec celle liée à la politique, d’habitude, la pyramide inversée. Ceci pour dire, que la République Démocratique du Congo connait de situations atypiques qui nécessitaient l’autorité ferme du Chef de l’Etat, Garant de la Nation, question de remettre la pendule à l’heure.

De la situation économique morose qui subit les chocs exogènes de l’économie congolaise ; de la situation politique caractérisée par l’impasse dans la signature de la mise en œuvre de l’Accord de la Sainte Sylvestre, à la situation sécuritaire dans le Centre du pays, notamment dans le Kasaï avec la milice de Kamwina Nsapu, alors que l’Est de la République offrait un sourire à la population après que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont pris à bras le corps les groupes armés. Joseph Kabila a rappelé la nécessité de rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République. En même temps, il a promis la poursuite judiciaire aux sept militaires complices de ces exactions et toute autre personne impliquée. En outre, le Président de la République a invité les miliciens de déposer les armes dans l’intérêt de poursuivre la paix dans l’espace kasaïen. « L’énigme du repart au contour coutumier a été dénouée à travers un processus politique et administratif initié par le Gouvernement central. Face aux atrocités inacceptables commises sur les victimes innocentes et en raison de la persistance de troubles à l’ordre public ; les ennemis de la paix et de la stabilité du pays, il nous reste à déférer à notre obligation constitutionnelle celle de rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République par tous les moyens légaux possibles », a-t-il souligné. Tout en indiquant le sens des ordonnances signées qui ont mis un secteur opérationnel dans le Kasaï. De même, les crimes commis sur les miliciens et les agents des Nations Unies tout comme aux policiers, ne resteront jamais impunis, martèle le Chef de l’Etat car, leurs auteurs font déjà l’objet d’enquête judiciaire au niveau des Parquets et auditorats militaires compétents devront être sanctionnés conformément à la loi. 

Les élections est une question de souveraineté nationale, pas de la communauté internationale.

Peu avant d’entrée de jeu, Joseph Kabila qui a rendu un hommage mérité à Etienne Tshisekedi, a observé une minute de silence en mémoire de l’illustre disparu.

S’agissant de la question électorale, Joseph Kabila n’est pas allé par le dos de la cuillère. Devant les diplomates qui représentent leurs pays et la communauté internationale, le Chef de l’Etat, d’un ton ferme et rassurant, a réaffirmé la souveraineté de la République Démocratique du Congo par la non-ingérence dans les questions qui relèvent des affaires internes de l’Etat. Tout comme sous d’autres cieux, la question électorale est purement interne et non de la compétence des autres Etats. Ceci se justifie par le fait que le financement du processus électoral à ce jour évalué à 320 millions de dollars sur fonds propres du Gouvernement congolais, coupe l’herbe au pied de tous les donneurs de leçons. Aujourd’hui, l’enrôlement évalué à 21 millions d’enrôlés, une avancée significative dans le processus électoral, a dit Joseph Kabila, qui a salué par ailleurs, le travail de la centrale électorale qui travaille dans les conditions difficiles. Il l’a dit en ces termes : « J’aimerais rappeler, une fois de plus, que l’objectif poursuivi en organisant le Dialogue est, et reste, l’organisation des élections apaisées. Je félicite pour cela notre Centrale électorale qui, dans des conditions extrêmement difficiles, a abattu un travail remarquable ayant permis, à ce jour, de dépasser la barre de 21.500.000 électeurs enrôlés avec, essentiellement, le financement propre du Gouvernement de la République, évalué à ce jour,  à 320 millions de dollars.  Je voudrais annoncer solennellement à notre peuple, que les élections auront bel et bien lieu. Que ceux qui  en doutent encore soient rassurés. Tout sera mis en œuvre, en effet, pour atteindre cet objectif, conformément au calendrier qui sera fixé par la CENI. L’Accord du 18 octobre, comme celui du 31 décembre 2016 ayant dégagé le consensus jadis recherché sur la problématique des séquences des élections et du fichier électoral, aussitôt celui-ci constitué, et la répartition des sièges déterminée par une Loi qui sera adoptée par les deux Chambres, plus rien ne devra empêcher la convocation du scrutin. Ce processus étant l’œuvre des Congolais, financé par les Congolais eux-mêmes, aucune ingérence étrangère ni dans son pilotage, moins encore dans son déroulement, ne sera tolérée. Comme dans tout autre pays membre des Nations Unies, il s’agit là d’une question de politique intérieure et relevant, en conséquence, de la souveraineté nationale. Et notre devoir, c’est bien celui de défendre justement l’indépendance et la souveraineté nationales, conformément à l’engagement pris devant notre peuple, aux termes de notre serment constitutionnel »,  a réaffirmé le Président de la République sur la souveraineté de la République Démocratique du Congo ».

(Pius Romain Rolland)

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