Organisation des élections en Rdc: Un tweet d’Olivier Kamitatu qui dit tout

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S’il y a pas d’élections au 23 décembre, il faudra recourir aux grands moyens ; que personne ne nous condamne. A bon entendeur… Ce tweet a été le plus lu et le plus analysé ce week-end dans toutes les rédactions ainsi que dans les salons politiques aussi bien de la Majorité au pouvoir en Rdc, que de l’opposition. Posté par Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, ce petit message a été compris dans tous les sens. Tous les plateaux de télés congolaises ont été envahis par des analystes de tous bords. La plupart d’entre eux ont conclu simplement à une menace à peine voilée d’attaquer la RDC par les armes si les élections ne se tenaient pas à cette date ou si Moïse Katumbi n’y était pas admis. Comment parler des grands moyens pour sauver le peuple en dehors des voies pacifiques ? Quels sont ces grands moyens ? Pourquoi un tel tweet à l’heure où les signaux vers les élections sont de plus en plus perceptibles ? La Majorité, longtemps accusée de trainer les pas se met chaque jour en ordre de bataille et n’envisage aucun report. La Ceni, demeure déterminée depuis la publication de son calendrier électoral et continue à vulgariser sa machine à voter.

Un démenti qui ne dément rien

Interrogé par les médias sur le sens de ce tweet polémique, le député Christophe Lutundula, membre de G7 qui soutient la candidature de Katumbi à la présidentielle a eu tout le mal du monde à positiver ces propos. Il a parlé de la pression que chaque congolais doit exercer sur le gouvernement et la Ceni pour obtenir les élections dans le délai prévu par le calendrier électoral. Trop simple pour être vrai. Dans le même ordre d’idée, un autre député national, Sessanga Delly a tenté de dédramatiser le tweet de l’ex-président de l’Assemblée nationale sans y parvenir. A l’allure où vont les choses, toutes conditions restant égales par ailleurs, il sera difficile à Moïse Katumbi de venir d’ici juillet en RDC et déposer sa candidature à la présidentielle. A partir du moment où il se rend compte que sa candidature pose problème, Moïse aurait déjà envisagé, selon certains analystes, de passer à un plan B, celui que beaucoup ont utilisé dans le passé pour accéder au pouvoir. Mais le contexte permet-il aujourd’hui d’accéder à la magistrature suprême par les armes comme il y a quelques années ? Difficile de l’affirmer.

Pas besoin d’une nouvelle guerre

Les Congolais ont vécu toutes sortes de guerres et continuent à payer jusqu’à ce jour le prix le plus fort de l’insécurité créée par les groupes armés aux prétentions libératrices. La guerre, selon les spécialistes du développement, n’amènent rien de bon. Elle détruit les infrastructures, qui du reste, font défaut dans bon nombre de provinces ; provoque des déplacements et engendre une misère sans précédent dans ce pays déjà frappé par divers fléaux. Les élections n’étant pas une fin en soi, les acteurs politiques doivent généralement envisager des changements qui profitent au peuple avec ou sans eux. L’opposition a plusieurs candidats et doit apprendre à compter sur la victoire du peuple à qui elle s’identifie chaque matin. Si Moïse Katumbi ne peut se présenter aux élections pour une raison ou une autre, il serait déplorable qu’il recoure aux armes, sachant que ce pays tente de se relever difficilement d’une longue période troublée. Après décembre 2018, d’autres rendez-vous dans les années à venir peuvent permettre à certains Congolais de tenter leurs chances à diverses échéances électorales. Sinon, pour servir son pays, il ne suffit pas tout simplement d’être président de la République.

(Muntu Bualu)

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