Ordre national des pharmaciens

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Le conseil provincial de Kinshasa dans la fièvre d’une commission d’enquête

Beaucoup de pharmaciens de la ville province de Kinshasa n’approuvent pas la manière dont est dirigée leur juridiction professionnelle. Nombreux sont les pharmaciens de Kinshasa qui demandent à ce que le Conseil National de l’Ordre envoie une mission de contrôle au conseil provincial de Kinshasa en vue de relever les failles et au besoin redresser la barre avant que le bateau ne dérive davantage. C’est l’occasion indiquée pour élaborer ou actualiser le règlement financier de l’Ordre ainsi que les règles de fonctionnement de différents conseils de l’Ordre.

C’est ce qui ressort de la mini enquête menée auprès de ces professionnels de santé par le journal Parlons Santé Développement. Ce ressentiment n’est pas étranger à la distance que les pharmaciens affichent vis-à-vis des activités qu’on organise dans l’Ordre des pharmaciens et que le président du conseil national a eu à déplorer au cours d’une interview qu’il a accordé au journal su évoqué, dans sa parution du 29 janvier dernier.

Il y a d‘abord le sentiment d‘injustice dû au fait qu’au CPOP Kinshasa, on a l’habitude de recourir à la politique de deux poids deux mesures. Tous les membres du conseil provincial ne sont pas tout à fait propres avec les différentes dispositions du règlement intérieur de l’Ordre. Toutefois, aucune sanction n’a jamais été prononcée contre eux. En l’occurrence, l’appartenance de certains membres de ce conseil à l’un des quatre tableaux de l’Ordre est sujette à caution. Et, le changement du tableau pour certains d’entre eux en cours de mandat à l’Ordre sans se démettre, n’est pas passé inaperçu et pourtant on a laissé faire.

Il est peut être bon de banaliser cela parce qu’après tout, le nombre de mandats étant limitatif, tous ces membres du conseil finiront bien par quitter cet organe, et se retrouver peut-être sous la direction de ceux qui sont bannis aujourd’hui.

Or, pour tout celui qui n’est pas dans les bonnes grâces des puissants de ce conseil, pour un rhume ou pour quinte de toux, c’est soit l’invariable sanction maximale de six mois de suspension d’exercice de la pharmacie, soit l’humiliation et des injures publiques. Cependant, le reproche le plus à considérer concerne la tenue à jour des documents et registres administratif. Les dossiers des membres inscrits à l’Ordre ne sont pas tenus à jour. Alors que, toutes les péripéties de la carrière professionnelles doivent figurer dans le dossier de chaque membre : les postes de travail occupés, les spécialisations obtenues, les promotions, le paiement de cotisations et autres contributions, les sanctions disciplinaires, les mandats exercés à l’Ordre, tout cela doit être repris dans le dossier de chaque membre, et bien tenu à jour.

L’on a remarqué que les cotisations des membres sont tenues de manière très opaque : tantôt une décharge sur bout de papier portant la signature du personnel administratif, tantôt un hypothétique reçu émis par le trésorier, sans preuve de transcription correspondante dans le livre de comptabilité, ou encore des cotisations perçues sur base de listes sans qu’en retour, un reçu ne soit remis à ceux qui les ont payées lors des manifestations telles les journées déontologiques.

L’opinion se demande si les textes de loi sont maitrisés par ceux qui dirigent.

Tout compte fait, indique la source, la descente d’une commission d’enquête permettrait d’éviter par exemple que les membres du conseil, eux-mêmes candidats à la réélection, ne se mettent à gérer les candidatures des concurrents, comme on l’a dernièrement vécu au Conseil provincial de l’Ordre des Pharmaciens (CPOP/Kinshasa).

(RTM)

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