Opposition politique : Une déclaration de la peur

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Annoncée avec insistance dans les réseaux sociaux, la déclaration commune des leaders de l’opposition, candidats à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, a quand même eu lieu, même si c’était  tard dans la soirée de ce lundi 13 août dernier. Sans rien de spécial, les candidats, notamment Félix Tshisekedi Tshilombo, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu estiment que la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary par le président e la République et Autorité morale  du Front Commun pour le Congo (FCC) est une victoire du peuple pour sa détermination à sauvegarder l’ordre politique démocratique contenu dans la constitution du 18 février 2006.

C’est qui est grave, l’opposition oublie que la désignation d’un dauphin était inévitable, vu que le président de la République n’avait cessé d’affirmer qu’il respecterait la constitution. Logiquement, l’opposition a du mal à attribuer ce mérite-là au chef de l’Etat, parce qu’elle ne lui accordait aucune chance. Vu que Joseph Kabila a déjoué plusieurs plans concoctés contre la Rd Congo, surtout pour que les élections ne se tiennent pas, l’opposition ne peut que manifester son mécontentement de cette façon pas catholique.

Dans la même déclaration, l’opposition salue le ferme soutien des partenaires extérieurs de la Rdc dont le peuple congolais a bénéficié au cours de ces années tumultueuses de son histoire, en faveur de l’instauration du régime démocratique et de l’Etat de droit au Congo. Elle remercie plus particulièrement l’Union Africaine (UA), la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), la Conférence internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), les Nations Unies, l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique et la Grande Bretagne pour l’appui qu’ils ne cessent d’apporter au peuple congolais dans sa lutte pour l’organisation des élections libres, transparentes, inclusives et crédibles.

Mais l’opposition a  vite oublié qu’il y a la constitution qu’il faut respecter, ainsi que l’Accord du 31 décembre 2016 qui trace un cadre pour l’alternance apaisée en Rd Congo. Quoi de plus normal que de respecter ce cadre pour le bonheur de tout le monde !

Les cas Katumbi et CENI reviennent

Dans leur déclaration commune, les candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 exigent la levée immédiate et sans condition de la mesure prise par le gouvernement congolais d’interdire à Moïse Katumbi de retourner en Rdc pour qu’il participe  à l’élection présidentielle prochaine.  Et pourtant, dans sa communication du 08 août 2018, Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias a indiqué que Moïse Katumbi ne s’est jamais présenté à la frontière congolaise à Kasumbalesa, dans la province du Haut Katanga. «…lui et ses amis ont dans un premier temps inventé une fausse demande d’autorisation d’atterrissage jamais envoyée à l’Autorité de l’Aviation Civile avant de prétendre faussement avoir été empêché d’entrer en RDC en fabriquant des faux communiqués attribués sans précision ni source claire tantôt à « des autorités zambiennes », tantôt à « des autorités congolaises » non autrement identifiées pour des raisons évidentes. Une vraie farce », disait-il.

Et de renchérir que la vérité est simple, ce Monsieur ne s’est jamais présenté du côté congolais de la frontière à Kasumbalesa ni vendredi, ni samedi derniers. Il s’est limité à se pavaner en territoire zambien sans traverser ou même approcher de la ligne de démarcation frontalière pour se présenter à une quelconque autorité congolaise. Par ailleurs, aussi bien la PNC, la DGM que la DGDA confirment que notre frontière avec la Zambie n’a jamais été fermée vendredi et samedi. Bien au contraire, vendredi elle était ouverte jusqu’à 19h00’, 30 minutes après l’heure normale de fermeture et samedi plus de trois heures au-delà des heures normales de fermeture. Tout le reste relève de simples ragots et de rumeurs.

Là où l’opposition fait preuve de sa peur justifiée pour les élections à venir, c’est lorsqu’elle exige le retrait de la machine voter par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Et ce, pendant qu’il ne nous reste que 4 mois pour l’organisation des élections en Rd Congo. Cette exigence démontre à suffisance que l’opposition n’est pas prête pour aller aux élections. Mieux, elle ne dispose pas d’assez de moyens pour faire la campagne électorale.  Une position que la CENI ne devra nullement suivre, maintenant qu’il est démontré que la machine à voter permet non seulement de réduire le coût des opérations, et permet de gagner en termes de temps. D’autant plus que le syllabus ou bulletin de vote serait difficilement manipulable par beaucoup de gens et son transport coûterait trop pour le Trésor public.

Curieux quand même de constater que l’opposition revient  sur des exigences déjà formulées par l’UDPS sans succès. C’est notamment le nettoyage du fichier électoral pour  y extirper les enrôlés présumés fictifs estimés  par le groupe d’experts de l’OIF à 10.000.000 sur 42.024.897 enrôlés.  Des réponses techniques ont été données à cet effet, selon lesquelles, on ne peut inutilement priver à ces Congolais  de participer au vote. Surtout que tous ces gens ont des adresses connues, des photos, etc.

Entre autres exigences, l’opposition veut la libération des prisonniers et détenus politiques dont Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo, Diomi Ndongala et les militants des mouvements citoyens FILIMBI et LUCHA, le retour en hommes libres et en toute sécurité des Congolais forcés à l’exil, la liberté des réunions et de manifestations pacifiques, la réouverture des médias privés fermés et l’accès équitable de tous aux médias publics. Elle exige aussi le remplacement du délégué de l’UDPS à la CENI, le rapatriement de la dépouille mortelle du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba au pays et des obsèques nationales dignes de son rang.

(JMNK)

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