Opposé à l’éternel mandat de la Monusco: L. Mende dénonce

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Le rapport tendancieux du Groupe d’experts de l’ONU

*Réagissant au rapport du Groupe d’experts de l’ONU, transmis le 16 octobre dernier au président du Conseil de sécurité, Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement sent comme une volonté tout simplement délibérée de justifier la prolongation du mandat de la Monusco en Rd Congo, au moment où le pays estime que la normalisation de la situation sécuritaire permet à ce que soit réduite cette présence et envisager ainsi sa fin, dans un délai raisonnable, pour que l’on redevenienne un pays normal

*Pour lui, ce sont des artifices destinées à bloquer cette politique du Président de la République, qui consiste à faire de sorte que la Rdc soit gérée par les Congolais et la sécurité du Congo soit aux mains des Congolais. Car à l’en croire, il y a des gens qui vivent de ce mandat, mais le pays ne peut pas vivre uniquement pour faire vivre ceux qui cherchent les mandats à l’infini. Sinon, depuis 1999 qu’ils sont en Rd Congo, on ne voit pas ce qu’ils ont fait qu’ils puissent faire dans deux, quatre ou cinq ans. Et donc, les accusations qui se multiplient ne sont destinées qu’à justifier cette position qui va à l’encontre des positions du Gouvernement, soutient-il

Dans un rapport transmis le 16 octobre dernier au président du Conseil de sécurité de l’ONU, le Groupe d’experts sur la RDC indique que les capacités militaires des Fdlr restent jusqu’ici intactes malgré les opérations menées depuis janvier par l’armée congolaise contre ces rebelles rwandais.

En effet, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé officiellement le 28 janvier dernier des opérations contre les Fdlr, sans la Monusco. Au départ, ces opérations devaient bénéficier du soutien de la Monusco. Mais la coopération militaire entre l’armée congolaise et la mission onusienne a été suspendue à la suite de la nomination de deux généraux soupçonnés de graves violations des droits de l’homme.

Il sied de souligner que le rapport des experts de l’ONU reconnaît que les opérations menées par les Fardc ont contraint les Fdlr à se retirer de certaines de leurs positions et ont perturbé provisoirement certaines de leurs sources de revenus. Mais selon le document, les capacités militaires des Fdlr restent jusqu’ici intactes.

Les experts de l’ONU remettent aussi en cause le bilan fourni par les Fardc au sujet de ces opérations. L’armée congolaise fait état de 35 Fdlr tués et 313 autres capturés ou rendus du 2 janvier au 24 août 2015. Ces rebelles capturés ont été envoyés à la prison militaire d’Angenga dans l’ex-Equateur. En août 2015, le Groupe d’experts affirme n’avoir pu vérifier la présence dans cette prison que de 175 membres présumés des Fdlr.

Mende réagit

Interrogé hier à Kinshasa pour connaître la position du Gouvernement quant aux affirmations du Groupe d’experts de l’ONU, Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias a contesté ces chiffres-là, étant donné que les auteurs de ce rapport se sont donnés des pouvoir s qu’ils ne peuvent pas avoir, notamment, celui de décider que parmi les personnes qui sont arrêtées, telles sont coupables et appartenant à tel mouvement armé ou non. « Parce qu’à ma connaissance, dans un Etat de droit, seul un juge peut décider de la culpabilité ou non des personnes qui sont mises en détention pour être présentées devant un tribunal. Nous n’allons pas inventer la roue », dit-il.

Ensuite, explique-t-il, on sent comme une volonté tout simplement de justifier la prolongation du mandat de la Monusco dans notre pays, au moment où nous estimons que la normalisation de la situation sécuritaire permet à ce que nous puissions réduire cette présence et envisager, dans un délai raisonnable de la fin de cette présence, pour que nous redevenions un pays normal.

Donc pour lui, ce sont des artifices qui sont destinées à bloquer cette politique du Président, qui consiste à faire de sorte que la Rdc soit gérée par les Congolais et la sécurité du Congo soit aux mains des Congolais. « Il y a des gens qui vivent de ce mandat, mais nous, nous n’allons pas vivre, uniquement pour faire vivre ceux qui cherchent les mandats à l’infini dans notre pays. Sinon, depuis 1999 qu’ils sont ici, on ne voit pas ce qu’ils ont fait qu’ils puissent faire dans deux, quatre ou cinq ans », explique-t-il, avant d’ajouter que les accusations qui se multiplient ne sont destinées qu’à justifier cette position qui va à l’encontre des positions du Gouvernement.

« Nous combattons au rythme de nos moyens »

En dehors du rapport du Groupe des experts de l’ONU, un autre rapport de Human Right Watch salue les avancées engrangées par les FARDC dans la traque contre les groupes armés qui, semble-t-il, ne recrutent plus des enfants soldats. Le rapport dénonce toutefois le fait que le Gouvernement ne fournit pas d’efforts pour combattre les groupes armés qui continuent à recruter les enfants dans leurs rangs.

Ici encore, Lambert Mende s’est posé la question de savoir si ce n’est pas contradictoire finalement ? Parce que, selon lui, « si nous combattons les groupes armés qui recrutent les enfants, et que nous ne les combattons pas assez, est-ce qu’il nous démontre le miracle ? Nous les combattons au rythme des moyens qui nous sont disponibles. Je pense que c’est cela qui est essentiel. Pour le reste, c’est de manifestations d’intention qui n’ont pas place. Dans une offensive de sécurisation, il y a le haut et le bas et c’est tout à fait normal », affirme-t-il.

Il faut souligner que le rapport revient également sur la traque contre les rebelles ougandais des ADF. « Les opérations menées contre les Forces démocratiques alliées (ADF) se sont poursuivies pour la deuxième année consécutive mais n’ont permis le départ que de quelques éléments du groupe armé», constate les experts de l’ONU pour qui malgré l’arrestation du chef de cette rébellion, Jamil Mukulu, la structure de commandement des ADF « semble en grande partie intacte ».

Au sujet des tueries attribuées à ces rebelles, le rapport du Groupe d’experts indique qu’entre octobre 2014 et juin 2015, entre 350 et 450 civils ont été tués dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans au moins 50 attaques distinctes. « Ces tueries ont été en partie commises par les ADF. Ni les FARDC ni la Monusco n’ont su protéger la population civile de ces attaques répétées », note le document.

Les experts de l’ONU soulignent des carences dans les opérations menées contre les ADF. « Douze témoins ont expliqué au Groupe d’experts qu’immédiatement après un massacre, ils étaient allés alerter la position des FARDC la plus proche, qui se trouvait parfois à 1km de là. À chaque fois, la réponse des FARDC a été la même: la situation était trop dangereuse, il faisait trop noir, l’équipement était inadapté ou le nombre d’hommes étaient insuffisants pour intervenir », mentionne le document.

Globalement, le rapport des experts note que les opérations menées contre les groupes armés n’ont connu « qu’un succès limité » et « n’ont pas permis de démanteler les groupes visés ». « Les groupes armés continuent de faire peser une menace sur la paix et la stabilité dans la région », mentionne le document qui cite le cas des membres de la milice FRPI dispersés à la suite des opérations militaires, mais qui continuent de commettre de graves violations des droits de l’homme contre les civils.

 

(JMNK)

 

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