A. Minaku réagit à l’opération de l’école morte : Une idée inacceptable

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C’est une violation de la constitution et un mépris de nos engagements internationaux

* L’honorable Aubin Minaku, s’exprimant au sujet de l’affaire « lundi sans école », pense que c’est une certaine dérive des politiciens. « Mettre dans la tête des enfants qu’ils peuvent boycotter la première journée des cours, c’est de l’irresponsabilité et c’est inacceptable », dit-il, parce que c’est une violation de la Constitution de la République, c’est un mépris de nos engagements internationaux souscrits notamment par la convention des Nations Unies portant protection des droits de l’enfant, la Charte africaine sur les droits des enfants, et tant d’autres instruments internationaux. Cela nous laisse pantois, parce que, quelles que soient nos erreurs, nos fautes, nos incompréhensions, l’intolérance entre nous aujourd’hui, nous devons sauvegarder les générations futures.

*Voilà pourquoi le Speaker de l’Assemblée nationale invite ses amis, ses frères et sœurs de l’opposition, à faire de la politique autrement. A ne pas instrumentaliser les enfants, les mineurs. Il faut qu’ils aillent à l’école en toute quiétude, quels que soient les combats, les querelles politiques entre adultes. Il a terminé par interpeller le pouvoir public qui a le devoir impérieux de protéger les enfants. Car, si réellement demain il y a des enfants qui ne savent pas aller à l’école, s’il y a des enfants qui sont violentés, il faut que les pouvoirs publics s’assument, notamment à travers le Parquet de la République pour ouvrir des dossiers judiciaires à charge de ceux qui ont violé la Constitution et les instruments internationaux

Dans un point de presse animé le week-end dernier, le nouveau Secrétaire général de l’UDPS a décrété l’opération « lundi sans école », un mot d’ordre que tous les anti- dialogue ont répercuté. Une opération qui n’a pas de chance d’aboutir, parce que tous les enfants iront à l’école ce matin.

C’est un Minaku très touché par le comportement de l’opposition, qui a reçu hier la presse en sa résidence de la commune de la Gombe. « Imaginez-vous cet enfant de 6 ans qui va à l’école le matin, pour la toute première fois et qui se retrouve dans la rue, voyant des gens courir à gauche et à droite, parce qu’il y a des pneus brulés le jour même et la veille, parce qu’il y en a qui se battent, il y a des policiers pour maintenir l’ordre public… Qu’est-ce que cet enfant va inscrire dans son mental pour son avenir? », s’est-il demandé.

Voilà qui le pousse à dire : « Il nous faut beaucoup de responsabilités, et même de sérieux. Je crois que cette affaire de lundi école morte, lundi sans école, c’est une certaine dérive de nous, politiciens », dit-il, avant d’expliquer qu’en politique, c’est de bonne guerre, chacun peut faire ce qu’il veut faire. Toutes les libertés sont consacrées dans notre République, mais une liberté s’arrête là où commence celle du prochain et cet équilibre est garanti par les pouvoirs publics. Mais en toute chose, il y a une limite. Empêchez que les enfants n’aillent à l’école, c’est dépasser la ligne limite. C’est inacceptable à tous égards sur le plan moral et éthique. Même ceux qui défendent la Constitution à tout instant, comme le Président de la République, décréter une ville sans école, décréter un lundi sans classe, c’est ne pas comprendre les tenants et les aboutissants, la raison d’être de la Constitution, les droits fondamentaux prescrits par notre propre Constitution.

L’opposition foule aux pieds les instruments nationaux et internationaux

Pour éclairer la religion des uns et des autres, Aubin Minaku ne s’est pas empêché de lire quelques dispositions Constitutionnelles. Il s’agit de l’article 40 al. 3 : les soins et l’éducation à donner aux enfants constituent pour les parents un droit naturel et un devoir qu’ils exercent sous la surveillance et avec l’aide des pouvoirs publics ; L’article 41 al.5 : les parents ont le devoir de prendre soin de leurs enfants et d’assurer leur protection contre tout acte de violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du foyer ; L’article 42 : les pouvoirs publics ont l’obligation de protéger la jeunesse contre toute atteinte à sa santé, à son éducation et son développement intégral et l’article 43 al. 1: Toute personne a droit à l’éducation scolaire. Il y est pourvu par l’enseignement national.

Pour lui, cela signifie que notre propre Constitution prescrit un devoir important à l’égard de la République, d’abord des pouvoirs publics, garantir l’enseignement, ce droit fondamental pour notre jeunesse. Voilà pourquoi nous nous battons, Majorité tout comme Opposition, pour la gratuité de l’enseignement primaire. Mais chaque parent a le devoir de veiller, malgré la contrainte, que nous puissions éduquer nos enfants, enseigner nos enfants. Mettre dans la tête des enfants qu’ils peuvent boycotter la première journée des cours, c’est de l’irresponsabilité et c’est inacceptable. Et ce, parce que c’est une violation de la Constitution de la République, c’est un mépris de nos engagements internationaux porté notamment par la convention des Nations Unies, portant protection des droits de l’enfant, la Charte africaine sur les droits des enfants, et tant d’autres instruments internationaux.

C’est un mépris de nos compatriotes venant de l’opposition qui sont entrain de se battre pour accéder au pouvoir. Cela nous laisse pantois, parce que, quelles que soient nos erreurs, nos fautes, nos incompréhensions, l’intolérance entre nous aujourd’hui, nous devons sauvegarder les générations futures, ces enfants-là. Un enfant de trois-quatre ans qui va à l’école gardienne, se retrouver dans cette sorte de grève qui ne dit pas son nom, c’est inqualifiable. Voilà pourquoi j’invite nos amis, nos frères et sœurs de l’opposition, à faire de la politique autrement. A ne pas du tout instrumentaliser les enfants, les mineurs. Il faut qu’ils aillent à l’école en toute quiétude, quels que soient les combats, les querelles politiques entre nous, adultes. Laissons les enfants étudier. Eux au moins devront mettre sur les rails, cristalliser des valeurs telles que la solidarité, la fraternité, la tolérance entre Congolais et avec d’autres citoyens de par le monde. Nos frères et sœurs de l’opposition ont encore le temps de demander à nos enfants d’aller à l’école, pour apprendre et tenir cette République demain.

La responsabilité des pouvoirs publics

S’exprimant comme citoyen de la Majorité Présidentielle, Aubin Minaku explique que de par la Constitution, la convention des Nations Unies sur les droits des enfants, les pouvoirs publics a le devoir impérieux de protéger les enfants. « Si réellement aujourd’hui, il y a des enfants qui ne savent pas aller à l’école, s’il y a des enfants qui sont violentés, il faut que les pouvoirs publics s’assument, notamment à travers le Parquet de la République pour ouvrir des dossiers judiciaires à charge de ceux qui ont violé la Constitution et les instruments internationaux », indique le président de l’Assemblée nationale, tout en insistant sur le fait qu’il faut saisir le comité des droits de l’enfant. Et en ce qui concerne la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant et en ce qui concerne la Charte africaine, il faut dénoncer cela sur le plan international, parce qu’il y a des dispositions qui peuvent être prises par le système onusien, le système international contre ceux qui instrumentalisent les enfants à des fins politiciennes. Bien évidemment, étant donné que nous avons eu des garanties du Gouvernement et de la Ville province de Kinshasa, il est clair que les parents vont envoyer leurs enfants à l’école.

Tout en étant totalement étonné et déçu, Aubin Minau a commencé cet entretien par une image que tout le monde a vécue lorsqu’il avait six ans, à Lubumbashi. Le premier jour pour aller à l’école, ses parents lui avait préparé comme fils aînée : des habits tout neufs et l’ont accompagné au collège Saint François de Salle. C’est une journée mémorable qui a marqué sa vie jusqu’en ce moment, dit-il, parce que dès la première année à l’école, il a appris le respect du bien public, du prêtre, des parents, des aînées, de la République. Il a compris, quelque temps après que le Congo disposait d’une grande richesse ; d’une multitude de tribus, certaines plus grandes que d’autres. Il a beaucoup appris, grâce à l’école…

(Jean-Marie Nkambua)

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