OLPA organise la Table Ronde en faveur des magistrats, avocats et journalistes

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Problématique de la liberté de la presse en RDC

OLPA organise la Table Ronde en faveur des magistrats, avocats et journalistes

L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique, OLPA, une ONG de défense et de promotion de la liberté de presse, a convié depuis hier jeudi 28 avril 2016 à une table ronde des journalistes, magistrats, avocats et défenseurs judiciaires, et des membres des instances de la corporation. La Table Ronde est axée sur la « Problématique de la liberté de presse en République Démocratique du Congo ».

Deux orateurs se sont succédé dans leurs exposés : Maitre Kabongo Nzengu Godefroid qui a tablé sur : « Les obstacles endogènes et exogènes à la défense des intérêts des médias et des journalistes devant les Cours et Tribunaux ». Madame Chantal Kanyimbo, Rappoteur au CSAC a développé le thème : « La régulation des médias face aux impératifs de la protection de la liberté de presse ».

Pour Maitre Godefroid Kabongo Nzengu, les facteurs endogènes et exogènes sont la résultantes de voir les professionnels des médias ainsi que les entreprises qui les emploient être passifs, pour procéder à une action judiciaire en leur faveur, dans ce qu’il qualifie d’intérêt des médias et des journalistes. Paraphrasant un auteur politique américain, l’orateur a insisté sur  le fait que les médias jouent un rôle important dans la société, en ce qu’ils sont le quatrième pouvoir et l’on ne peut concevoir une  société démocratique sans les médias. Pour ce faire, les médias doivent être garantis et avoir le privilège en ce que le journaliste qui devient l’acteur, s’engage à fournir l’information. Tel est le droit et la garantie principale qu’on reconnait au journaliste et aux médias. Ces derniers sont les canaux de transmission qui doivent bénéficier du privilège et de la garantie dans une société démocratique.

Cependant, lorsqu’une affaire surgit aux Cours et Tribunaux, l’orateur déplore le fait que les médias et les journalistes deviennent des acteurs passifs qui n’initient pas d’action.

Les obstacles aux cours et tribunaux

Il y a-t-il obstacles aux Cours et tribunaux s’interroge l’orateur ? Pour lui, les médias n’ont jamais saisi les Cours et Tribunaux lorsque leurs droits sont violés quant à l’accès à l’information. Ils sont, par voie de conséquence, constitués en mur de jérémiades en ce que tout en connaissant leur droit, ils ne veulent pas le défendre par faute d’avoir les statuts tels que l’exige la loi et s’ils n’ont pas ces instruments, ils restent les propriétés privées du patron de la presse. « Si les médias ne peut ester pas en justice puisqu’il y a cet obstacle judiciaire autour des textes qui les régissent, ce défaut de qualité explique qu’il y a  l’obstacle endogène et les médias  gravitent autour de la volonté d’une personne, son patron. En réalité, les médias sont des individus et tout gravite autour de lui et sur lui, et il trouve son compte, il se fout du reste », a-t-il fait savoir.

L’orateur a insisté sur le fait que le droit du journaliste ne doit pas être nécessairement une défense passive, mais il doit être actif en ce que les médias peuvent initier des actions aux Cours et Tribunaux pour revendiquer le droit d’accès équitable à l’information. « Aujourd’hui, les médias ne font que subir, ils n’agissent pas comme demandeur devant les Cours et Tribunaux. Ce qui fait qu‘ils sont plus trainés devant la justice, plutôt que d’initier l’action en sa faveur », indique-t-il.

Il en va de même des journalistes dits professionnels, celui qui vit de sa profession, mais dans l’environnement médiatique, est journaliste celui qui est détenteur d’une carte de l’UNPC. Pourtant, certains journalistes récusent l’organisation des journalistes. Ils  estiment qu’un journaliste est libre. Dans ce cas, certains journalistes non détenteurs de la carte de l’UNPC ne peuvent initier d’action en justice pour défaut de qualité. Ceci constitue un obstacle endogène qui constitue une polémique qui fait le journaliste peut ester en justice mais ne peut prouver qu’il est professionnel des médias fait de la carte de l’UNPC.  « Même si vous produisez la carte, il faudra que le journaliste soit reconnu par l’organe  qui le lui a délivré pendant cette période. Donc, les médias et les journalistes n’initient pas d’actions en justice pour défendre leur droit parce qu’ils ne produisent pas les instruments légaux pour revendiquer leur droit. En ce moment, ils restent des acteurs passifs. C’est comme ça, il y a des actions contre des journalistes et des médias qui sont initiées spécialement par les détenteurs de pouvoir public. Ainsi, le CSAC constate qu’il y a des médias fermés qui ne relèvent pas de leur responsabilité », note Maitre Godefroid Kabongo qui explique que c’est un obstacle endogène. Lorsque les médias jouent leur rôle, ils dérangent et sont attaqués par les pouvoirs publics et dans l’environnement médique, très peu des médias ne sont pas spécialisés, insite-t-il. Tel le cas de Panama Paper, ajoute-t-il.

Pour sa part, Madame Chantal Kanyimbo a insisté sur le respect des textes qui régissent la profession, en ce que, la protection de la liberté de la presse et la régulation des médias sont deux concepts qui doivent  nécessairement cohabiter car, l’un ne peut pas exister sans l’autre. « Dans toute société, pour le fonctionnement de la démocratie, les professionnels des médias sont appelés à respecter les textes régissant l’exercice de la liberté de la presse afin que les citoyens puissent disposer d’une circulation fluide, des plus amples informations sur la gestion de la chose publique et sur tout autre sujet utile au développement et l’épanouissement l’intégral de la personne humaine », a indiqué le Rapporteur de CSAC. Madame Chantal Kanyimbo a rappelé le respect des dispositions réglementaires et légales qui constituent le gage des valeurs républicaine et démocratique. « La mission de veiller aux dispositions réglementaires et légales a été confiée au régulateur des contenus des médias. Par ses actions, le régulateur permet le bon fonctionnement de cet exercice de la liberté en s’assurant que les consommateurs des médias ne souffrent pas d’abus des pouvoirs de la part des professionnels de la presse et autres intervenants », a-t-elle rappelé, tout en insistant sur le respect de la loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 a donné mission entre autre au CSAC de garantir, et d’assurer la liberté, la protection de la presse ainsi que tous les moyens des communications  de masse  dans le respect de la loi et de veiller au respect de la déontologie en matière de la profession. « Nous le savons tous que les médias jouent un rôle important dans l’enracinement de la démocratie et de bonne gouvernance et en même temps pour le bon fonctionnement de la société », a-t-elle fait savoir. C’est là qu’intervient l’institution d’appui à la démocratie qu’est le CSAC. Ainsi donc, le concept de la liberté de la presse signifie la faculté d’agir de sa propre initiative sans y être contraint ni en être empêché par quelques personnes, ni puissances ou autorités qui ne pas formellement habilitée ou qui interviendrai pour des motifs                                   au-delà des limites selon les moyens autres que ceux correspondant au pouvoir qui lui ont été conférés. « Dans sa déclinaison originale, le principe de liberté de presse élargit plus tard au concept de liberté d’expression et communication suppose une absence ou abandon de toutes les mesures politiques ou administratives préalable de la presse et notamment de son contenu », a-t-elle précisé. Ceci converge avec la proposition de l’orateur Godefroid Kabongo qui a démontré que l’une des causes exogènes du journaliste sur le plan des faits c’est son droit à l’information et que les Cours et tribunaux lèvent une exception du droit à l’information qui est une faute professionnel mais sans en faire une faute pénale.

C’est aujourd’hui vendredi 29 avril que prennent fin les assises sur la problématique de la liberté de presse en RDC, organisées par L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique, OLPA.

(Pius Romain Rolland)

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