Obsèques dignes à la grandeur de Papa Wemba: J. Kavira : « Un grand merci au Chef de l’Etat »

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«  Dans un entretien accordé à la presse  au lendemain de la mise en terre de l’artiste musicien Papa Wemba, mort en Côte d’Ivoire, Jeannette Kavira, ministre honoraire de la Culture et des Arts, remercie infiniment  le Chef de l’Etat, Joseph Kabila pour s’être impliqué personnellement pour l’organisation des obsèques dignes à cette grande star, vedette de la  musique congolaise. Elle loue ici les caractères qu’avait l’illustre disparu, avant d’exhorter la jeunesse à s’y inspirer ».

«  C’était très émouvant. Je remercie directement ici le chef de l’Etat Joseph Kabila et le Gouvernement de la République dirigé par le Premier ministre Matata Ponyo, parce que quelle honte nous allions avoir qu’un pays  étranger rapatrie à notre place, une si grande vedette internationale, connu mondialement.  Alors, imaginez si nous n’avions pas un avion à nous, qu’allions nous faire ?  C’est sur cette interrogation heureusement, répondue, que cet entretien a commencé et immortalise Papa Wemba, dont les obsèques ont été un défi pour le pays. Et il fallait à tout prix le relever. Heureusement que la République y est arrivé de belle manière qu’elle soit au point d’inspirer confiance aux dirigeants.

« Je remercie le Chef de l’Etat pour son message devant la dépouille. Ça m’a beaucoup ému, et je me suis dit, voilà  au moins, nous sommes grand, nous avons prouvé au monde entier que nous sommes grands, parce que Papa Wemba n’était pas n’importe qui. Il n’était pas n’importe quel musicien, c’était notre icône.  Nous l’aimions et nous continuerons à l’aimer.  Coup de chapeau au gouvernement.  Il nous a honorés »,  indique cette dame visiblement émue.

Revenant sur le fait, Jeannette Kavira n’avait pas retenu ses larmes lorsque surtout elle s’est souvenue des moments d’échanges fructueux passés, comme si c’était hier, avec cet artiste, qui a porté très loin le drapeau de la Rdc. « Nous venons de perdre là, un grand monument non seulement une icône, parmi les précurseurs de la rumba congolaise, qui est dansée partout au monde,  vraiment mes condoléances les plus sincères à son épouse,  à sa famille biologique. Je dirais que c’est nous tous,  qui sommes  en deuil et nous devrions porter ce deuil dans nos cœurs.  L’artiste musicien Papa Wemba, c’est  vrai lorsque nous avons créé Socoda, il m’a été conseillé par les grands  de la musique congolaise, parce qu’au moment de constituer le Conseil d’administration de la Soneca, une guéguerre a commencé entre les artistes musiciens, alors que pour les autres artistes, c’allait très bien. Directement les écrivains ont trouvé  quelqu’un qui devrait les représenter au Conseil,  mêmement pour les arts plastiques, dramatiques, c’était facile pour tout le monde sauf pour les artistes musiciens.  Et c’est comme ça que l’on va me proposer à l’unanimité Papa Wemba ».

De l’émotion dans le visage de cette forte femme, cadre  de la Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (Cofedec). Mais il fallait encore se dépasser afin de continuer à faire sortir ce qu’elle gardait de cette star planétaire. «  Je l’ai reçu dans mon bureau, au ministère.  Franchement, j’ai été impressionnée. Pour moi,  c’était la  première fois de m’entretenir avec lui entant que citoyenne. J’ai trouvé en lui beaucoup de qualités.  C’était quelqu’un de très respectueux, de  très humble et lorsque nous avons commencé de parler, il m’a conseillé et donné les noms de certains musiciens qui pourraient figurer dans le Conseil d’administration de la Socoda. Ca m’a étonné qu’il ne puisse pas  se proposer lui-même.  Il m’a dit au  nom de la  réconciliation de tous, il faut que  tout le monde se mette ensemble,  et je pense que nous devrions prendre des femmes, des messieurs… Et ça très bien marché »,  a-t-elle renchérie, avant de souligner ceci. « J’ai gardé en mémoire  cette grandeur d’esprit de la part de quelqu’un de très instruit avec une grande culture, avant de nous étendre sur la genèse de Viva La Musica ».

A chaque fois, poursuit-elle, qu’il y avait des problèmes avec des musiciens,  elle recourait à Papa Wemba.  C’est lui, qui va orienter l’ex-ministre pour diminuer l’intensité des jeunes dansant pratiquement nues sur scènes.  «  C’est encore Papa Wemba, qui m’avait conseillée de parler directement et premièrement avec les danseuses, parce que ce sont elles, qui sont  concernées, dans les choix de leurs tenues de scène. J’ai tenu un atelier avec  les danseuses et je  leur ai expliqué qu’il était inconcevable entant qu’africaines, congolaises et avec notre culture, que les filles puissent danser presque nues, et Papa Wemba  m’avait déjà dit que lorsque je vais parler avec les filles danseurs,  de faire en sorte qu’elles puissent être associées dans le choix de leurs  tenues de scène.  Et c’est comme cela que nous avons conclu dans les recommandations que chaque artiste musicien devrait associer ses danseuses dans l’achat et choix des tenues de scène. Et je trouve qu’actuellement, les filles se  présentent de moins en moins nues. Je crois que  le message de Papa Wemba est passé, mon message aussi, je l’en remercie et remercie aussi tous ceux qui me l’avaient recommandé de travailler avec  pour tout ce qui concernait la musique ».

«  L’artiste musicien Papa Wemba n’est pas parti »

«  Je pense que  l’artiste musicien Papa Wemba n’est pas parti. C’est son corps qui vient de nous quitter, mais Papa Wemba restera toujours avec nous en Rdc, en Afrique et dans le monde, à travers sa longue liste de musique », a affirmé Jeannette Kavira, émettant le vœu de voir d’autres Papa Wemba naitre.

«  Il nous laisse un grand répertoire  de musique et je pense qu’il ne disparaitra pas  si tôt de la  mémoire de Congolais. C’était un grand. Ce fut un grand, franchement un grand. Il est parmi les rares stars, rares vedettes, qui se marie à l’âge de 20 ans, et garde sa seule épouse, Amazone, pendant 40 ans. C’est vraiment un signe de bonne moralité.  Et donc, vous comprenez qu’être vedette n’est pas synonyme de vulgaire, d’avoir des mœurs  très faciles. Voilà au moins, une icône  internationale, qui a su garder  et protéger son ménage, son foyer intact, et moi j’en tiens compte.  Et donc je voudrais  dire que Papa Wemba est présent partout. Moi quand j’arrive chez moi dans le village à Miriki, Goma,… c’est la musique de Papa Wemba qui nous accompagne régulièrement », avant d’exhorter les jeunes artistes musiciens à suivre l’exemple de Papa Wemba.   Parce que, déplore-t-elle : «  Actuellement, on sent que  la musique congolaise est en train de perdre sa valeur. Ca devient une musique de  ghetto, une musique où on ne fait que dédicaces dans lesquelles, on cite les noms des autorités…  Et aucun message  d’éducation de la masse.  Mais, lorsque vous écouter la chanson « Maman » de Papa Wemba, c’est profond. Il éduque les filles, les garçons…

Pas de trafique des œuvres de Papa Wemba

Jeannette Kavira s’insurge contre toute piraterie des œuvres de l’esprit.  Et c’est sur ce point qu’elle conclut cet entretien : «  J’invite les Congolais à  continuer à protéger les œuvres de l’illustre disparu, à ne pas les trafiquer afin que sa famille biologique continue à bénéficier et profiter des droits auteurs. Nous devrions tout faire pour  que la musique de Papa Wemba ne soit pas piratée, surtout par ses confrères musiciens, producteurs… Elle espère voir un jour la piraterie être radiée  du monde culturel congolais. Il y a un temps pour chaque chose comme dit la Bible. Il y a un temps  pour naître et il y a un temps pour mourir.  Il y a un temps pour pleurer avec les amis et il y a un temps pour  de se réjouir.  Alors, pendant qu’on est en train d’égorger à Lubero et ailleurs, prenons un temps de pleurer notre artiste,  et demain, je pense qu’il y aura un temps pour traquer ces égorgeurs des Fdlr et leurs alliés ».

(Yassa)

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