Nouveau gouvernement: Badibanga à l’œuvre

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Depuis le 17 novembre 2016, le Premier ministre devant conduire le gouvernement d’union nationale est connu. Mais son gouvernement tarde à être constitué. Ce qui risque d’agacer les Congolais qui attendent fiévreusement sa mise en place, dont la mission principale sera de conduire le peuple aux élections, tout en préservant les acquis économiques et sociaux des quinze dernières années. Le chef de l’Etat lui a également assigné comme mission, tout aussi prioritaire, d’œuvrer à l’amélioration du social de la population.

Les choses semblent trainer en longueur. L’attente est forte, du côté de la population. A tel point que certains avancent que cette attente influe négativement sur la bonne marche des administrations et des affaires. Personne ne veut prendre des risques, tout le monde procède à des calculs. On ne sait jamais. On attend d’y voir plus clair. Résultat : Les activités ralentissent et les différents secteurs de l’Etat en souffrent.

Mais la problématique du gouvernement de large union dépasse ce niveau. Il ne s’agit pas de faire plaisir à ses amis. Elle s’inscrit dans le cadre de la vision d’un homme, celle de Joseph Kabila. Il faut un véritable attelage, combatif, engagé pour la cause nationale. Une équipe motivée, prête à aller au charbon pour défendre la vision du Chef de l’Etat, un homme fortement patriote. Il faudra pour cela recruter des hommes et des femmes dans toutes les composantes du pays. Il ne faut donc pas se tromper. Il faut barrer la route aux opportunistes, faire entrer et faire revenir au gouvernement les alliés inconditionnels de Joseph Kabila, au nom de leur poids politique, parlementaire et surtout de leur compétence. Il faut que les femmes et les jeunes soient présents en nombre, etc.

Le Chef du gouvernement, Samy Badibanga  a reçu instructions dans ce sens. Il ne tourne pas les pouces. Il poursuit des rencontres avec les représentants des partis politiques congolais. Il explique à chaque partie la configuration, la taille et la clé de répartition du gouvernement élargi à quatre entités, à savoir la Majorité présidentielle, l’opposition politique,  la société civile et les nouveaux arrivants dans la famille des signataires de l’Accord politique. Ces derniers affluent tous les jours. Ils viennent des camps inattendus.

Aux dernières nouvelles,  des personnalités du Rassemblement et non des moindres demanderaient à faire partie du gouvernement d’union nationale. Samy Badibanga ne  leur ferme pas la porte des  concertations mais cela a une incidence sur son timing.  Ce n’est pas tout. Chaque composante devra, par la suite, lui envoyer la liste de ses ministrables. Et ces dernières ne seront pas aisées à établir, même si les critères d’accès ont été clairement définis par le Président de la République.

Dans cette perspective, il maintient le suspense dans l’esprit des membres du gouvernement sortant et autres hauts cadres du pays, mais aussi, dans celui de nouveaux prétendants à des hauts postes de responsabilité. Et c’est à cause de cette incertitude que, depuis l’annonce de la formation du nouveau gouvernement, certaines personnes vivent d’interminables nuits blanches, accrochées à leur téléphone. Entre battage médiatique, lobbying sous-terrain, négociations secrètes et recours au maraboutage, tous les moyens sont bons pour espérer obtenir le ticket d’entrée.

On sait d’ores et déjà qu’ils ne seront que  52 ministres dans une équipe hiérarchisée à la manière des régimes républicains modernes, à savoir Vice-Premier ministre, Ministre d’Etat , Ministre, Ministre délégué et  vice-Ministre.

Imperturbable et déterminé à former un gouvernement susceptible d’atténuer au plus vite la grogne des populations, le Premier ministre achèvera la formation de son gouvernement, probablement, en début de la semaine prochaine avant de le proposer au Président de la République. Selon les dernières confidences, émanant des sources proches de Samy Badibanga, cela renvoie raisonnablement l’annonce de la composition du gouvernement à jeudi en huit, au plus tard.

Wait and see.

(Jules Kidinda)

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