Note d’histoire: Orchestre Zaïko Langa Langa

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Les douleurs d’enfantement (5)

Et Manuaku claqua la porte de Zaïko Langa Langa

Peu avant que les meubles ne s’écroulent,  en 1980, la situation au sein du groupe Zaïko Langa Langa était devenue intenable. La lutte à l’hégémonie. semblait être le maillon fort des têtes d’affiche de cette formation musicale. Bien qu’en ce moment l’orchestre était au zénith avec des titres comme « Femme ne pleure pas » et « Obi » de Manuaku Waku sorti aux côtés de « Betula » et « Souvenir Mondo » d’Evoloko ; « Nalapi ndayi » de Jossart Nyoka Longo et « Belinda » de Lengi Lenga, le vase était déjà empli et ne pouvait plus rien contenir.  Usant de sa qualité de secrétaire permanent  et de sous-chef d’orchestre, le chanteur Nyoka Longo pour des raisons qu’il était le seul à connaître  souhaite la révocation des chanteurs Bimi Ombale et Evoloko Lay Lay mais Manuaku, le doyen et en même temps chef d’orchestre s’y oppose.

Le percussionniste Bakunde Ilo Pablo avec son épouse

Cependant, outrepassant sa qualité, le sous-chef d’orchestre Jossart Nyoka qui a le soutien de Mazaza, convoque une réunion extraordinaire et s’en prend sans coup férir et vertement à Bozi Boziana, Mbuta Mashakado, Bimi Ombale et Evoloko qui jugent d’indiscipline et partant « d’incompétents » ( ?)

Le mi-soliste Jimmy Yaba

Cette attitude ne pouvait rencontrer l’approbation du chef d’orchestre Pépé Manuaku Waku  qui a tapé du poing sur la table criant à la mutinerie au sein du groupe tout en qualifiant de non démocratique la décision de Nyoka Longo. Ne pouvant donc pas cautionner avec  ce comportement antisocial, le 8 octobre 1980, Manuaku  claque la porte de Zaïko Langa Langa dont il était pourtant l’un des fondateurs. Dans sa suite on retrouve les musiciens Chékedan, Mbuta Sansa, Manu et Yenga Yenga avec qui il  fonde l’orchestre Grand Zaïko Wawa et recrute les chanteurs Joly Bo, Delvis Elsalsero et le guitariste Ada Muangisa. Venant en renfort le chanteur Evolokay, un ancien du groupe  « Isifi Succès 80 » de Vadio Mambenga atterrit dans Grand Zaïko Wawa.

En dépit de diatribes lancées contre lui, Evoloko refuse de quitter Zaïko Langa Langa surtout en raison des liens qui l’unissent à D.V. Moanda. C’est alors qu’apprenant cette nouvelle le chanteur Bozi Boziana qui s’apprêtait aussi à tourner le dos à Nyoka Longo  pour suivre Manuaku   renonce à cette démarche et décide de rester dans Zaïko.

Pour la solidité de son groupe Manuaku n’a pas hésité à faire des yeux doux aux musiciens venant dur groupe « Show Machine » de Bongha Sinatra Saak Saakul parmi lesquels le claviériste Nzenze.

Après le départ de Pépé Manuaku, l’orchestre Zaïko est entré dans une nouvelle ère  avec une ossature qui se présente comme suit : chanteurs : Nyoka Longo, Bimi Ombale, Mbuta Mashakado, Lengi Lenga, Bozi Boziana et Likinga Redo ; chanteurs pop :  Mbuta Sansa et Manu ; guitaristes : Kinuani Matima Mpioso, Enoch Zamwangana, Oncle Bapius Muaka Mbeka, Tedy Sukami et Roxy Tshimpaka ; batteur tumbas : D.V. Moanda ; percussion : Bakunde Ilo Pablo et Nge Nker mi Belobi Meri Djo.

En 1988, sous la houlette de son mentor Ben Mateta, les éditions « Mat Trading International » sort un tumultueux album intitulé « Menace de divorce », une œuvre du chanteur Djo El qui bénéficie au micro du concours des chanteurs Mumbata Joe Poster, Lukombo Djeffard, Lukombo Shimita et Joe Nickel avec au synthétiseur le claviériste Nzenze Mongengo.

(A suivre)

(Kingunza Kikim Afri)       

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