Note d’histoire: L’orchestre « Thu Zahina », une inspiration des jeunes de Kalina

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Les guitaristes Roxy Tshimpaka et Gégé Mangaya/Ph.tiers
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° En concédant avec les éditions « Populaires », le groupe a signé son arrêt de mort

En 1968, alors qu’il venait d’être mis en marche à l’inspiration de quelques jeunes de la commune de Kalina (actuelle commune de la Gombe) dont la plupart étaient élèves à l’Athénée Royale (actuel i nstitut de la Gombe), l’orchestre « Thu Zahina » avait lancé, sous l’étiquette des éditions Philips/Congo que dirigeait M. Vidar, un disque vinyle 45tours intitulé « Ba patrons na ba mbongo ». Cette œuvre écrite par le jeune chanteur Denis Bonyeme qui a bénéficié, à l’enregistrement, de la voix de Kelly au chant, de Roxy Tshimpaka, Gégé Mangaya et Jacques Pelasimba à la guitare… Ce disque a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires plaçant ainsi « Thu Zahina » en bonne position sur l’échiquier de la chanson congolaise de l’époque.

On retiendra de l’histoire que c’était à l’occasion d’un deuil, que cette formation musicale avait affronté pour la première fois le public mais ses composants qui n’avaient pas encore de l’expérience en la matière n’ont pas réussi leur liminaire sortie. C’était presqu’un revers. Il fallait travailler fort et dur pour conquérir la confiance du commun des mortels.

Interdiction de Tabu Ley, une bénédiction pour Thu Zaïna

Par un heureux hasard, Jacques Pelasimba et ses amis qui n’avaient pas d’instruments de musique pour leur orchestre tant pour leurs séances de répétition que pour des concerts l’ont acquis de la part d’une haute personnalité. Ils ont, en effet, récupérer les instruments de l’Afrisa International de Tabu Ley Rochereau qui venait d’être interdit de production par les autorités pour s’être rendu en retard à une manifestation organisée par la présidence de la République. Seigneur Ley lui se trouvait en ce moment en déplacement en Europe.

Des œuvres produites par cette jeune formation musicale avaient connues un succès inexplicable si bien qu’à l’époque « Thu Zahina » avait pignon sur rue déclassant ainsi tous les autres grands ensembles musicaux du moment. Ce qui ne devait pas enchanter tout le monde.

Des jeunes formations musicales de l’époque : « Thu Zaina », « Stukas Boy’s » et les autres n’avaient qu’un seul endroit pour leurs concerts. C’était au tour de la piscine de l’Athénée Royale de Kalina (actuel Institut de la Gombe).

Le commencement de la fin

Au lieu de rester sur cette lancée en confiant la production de leurs disques à la maison Philips/Congo, les tenants de « Thu Zahina », par ignorance de fait, signeront un contrat de production de 15 chansons avec les éditions « Populaires » de Luambo Makiadi ne sachant pas qu’en posant cet acte, ils venaient ainsi de signer leur arrêt de mort.

Conscient de la valeur artistique de jeunes gens qui formaient le « Thu Zaina » au cours des années 1970, Luambo Makiadi leur a promis monts et merveilles en ratissant large. Il a eu la malicieuse idée d’imprimer sur l’autre face des disques de « Thu Zahina » ses propres œuvres et comme on le sait, commercialement, cette astuce paie à son concepteur au détriment de l’autre qui n’en a cure. C’est bien ce qui est arrivé au groupe « Thu Zaïna ». C’était donc le commencement de sa fin. Grand Maître Franco Luambo Makiadi a, à la hauteur de ses capacités, procédé au démembrement de cette formation musicale en débauchant quelques uns de ses ténors dans le TP Ok Jazz. Puis, ce fut la chute de l’albatros.

(Kingunza Kikim Afri)

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