Noël et mœurs: Trois lesbiennes et deux alcooliques aigus se querellent dans les rues de Matete

par -
0 558
L’homosexualité serait-elle, une menace à la morale sexuelle originelle (caric . tiers )
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Deux alcooliques aigues, la cinquantaine chacun, ont été la risée de trois lesbiennes, samedi vers 21 heures, à proximité du boulevard Lumumba, dans la commune de Matete. Ces jeunes demoiselles en vadrouille dans l’ambiance de la fête de Noël, étaient habillées en pantalons taille basse, et s’attiraient des regards. Les alcooliques à peine sortis d’un bar, marchaient en chancelant, chacun ayant perdu un peu d’équilibre. Les lesbiennes qui avançaient vite, voulaient bien les dépasser, mais les flaques d’eau et la présence multiple de ‘’wewa’’ (entendez mototaxi) les en a empêchées. Elles ont donc ralenti leurs pas, et voilà que les phares projetées d’une mototaxi éclairant par derrière, a montré que l’un des quinquagénaires soulards avaient mouillé son d’urines pantalon. L’alcool avait rendu ses pas lourds, si bien qu’il devait s’appuyer sur son compagnon. Les deux étaient vite remarquables. Et à la lumière de la mototaxi sur le pantalon arrosé, les trois lesbiennes n’ont pu se retenir. D’un éclat de rire, elles ont suscité la curiosité alentour. ‘’Papa, yo moto omisubeli na bilamba, na ndaku otikaki boni ?’’, a lancé une d’elle, (traduire : Papa, toi qui t’es mouillé le pantalon d’urines, combien as-tu laissé à tes enfants pour leur ration ?). Le concerné, au pas chancelant, n’a pu réagir, c’est plutôt son ‘’gardien’’ de compagnon qui a rétorqué en ces termes : ‘’Yo oza nani po o tuna boye ? bana na ye sika oyo bazali na nzela te lokola yo, bazali na ndaku.‘’ (Pour dire : Qui es-tu et de quel droit tu veux entrer dans sa vie privé ? A cette heure, ses enfants ne sont pas sur la voie publique comme toi’’, a-t-il répondu. Les filles indignées, ont eu pour toute réaction de huer sur les alcooliques, en mettant en exergue le pantalon mouillé d’urines. A ces cris, passants et curieux se sont attroupées, reconnaissant les lesbiennes par leur accoutrement et les alcooliques, vacillant. Au même moment, le téléphone de celui qui avait le pantalon à problème a sonné. Il lui fallait répondre à l’appel, toutefois, la main tremblante ne pouvait sortir de la poche le téléphone. Son ‘’gardien’’ de compagnon a résolu de plonger sa main à lui dans la poche de l’autre, de tirer de là le téléphone et  recevoir l’appel. Sur ces entrefaites, ils étaient devenus la risée de tout le monde. Les lesbiennes les accablaient de provocations, si bien que l’attroupement s’élargissait et la voie publique s’encombrait. Les vendeuses d’alentour, craignant d’éventuels actes de vol, se sont mises à crier pour disperser du monde. Une détaillante de chikwangues, en tout préoccupée, a lancé : ‘’ Qui a dit à ces lesbiennes que ce sont des urines qui collent à ce pantalon ? Et si l’homme s’était assis sur de l’eau, qui saura ? En tout cas, le monde est plein d’ironie, à telle enseigne que des filles lesbiennes, loin de se préoccuper de leur propre égarement morale, prennent plaisir à se moquer des soulards. Où allons-nous donc ? », a marmonné la vendeuse, précautionnant de ne pas se faire capter par ces filles importunes.

Dans certains quartiers de Kinshasa : Des lesbiennes s’exhibent et suscitent des suivistes

Etre lesbienne ou en donner des apparences est devenu une mode chez maintes jeunes femmes de Kinshasa. Celles de Matete ne font pas exception à la règle. Ce qui se passe dans cette commune n‘est pas assimilé à un scandale, à en croire certains habitants de l’entité. Cela passe par contre pour une mouvance entretenue par des filles qui se connaissent entre elles, et suscitent des suivistes. Aussi inconvenant que puisse paraître le port de pantalon chez des filles, et davantage même la pratique de la taille basse, une chose est courante, c’est que les lesbiennes éprouvent de la satisfaction psychologique à extérioriser une apparence de garçon. Elles adoptent également des attitudes mâles sur d’autres filles.

Dans les rues de Matete, en effet, les lesbiennes constituent des groupes et se font remarquer. Elles portent des pantalons jeans ou des culottes et repoussent, d’instinct, toute présence mâle qui les approcheraient pour baratin. Dans des bars, elles se retirent dans leur petit coin et préfèrent, pour danser, des partenaires du même sexe. Un terme est entré dans le parler courant des jeunes de Matete, désignant ces filles qui pullulent : « Dju bek, balingaka te » (entendez : celles qui ne séduisent pas). Dans les communes de Kinshasa, à chaque entité correspondent des réalités familières aux habitants. Si à Bandalungwa, Barumbu, Kalamu, Lemba, Matete des lesbiennes fourmillent, pour ne citer que ces cas, il nous revient que nombre de lesbiennes de Matete sont en train d’initier des moins âgées à ce qui passe aux yeux des observateurs tel un mouvement.

(Payne)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse