Ngaliema : la population redoute la jonction des érosions Laloux et Bolikango

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A Ngaliema, des dégâts s’accumulent aux abords du site érosif Laloux au quartier Delvaux (voir photo), et font des grincements des dents. Des témoignages indiquent que des experts chinois qui ont amorcé des travaux  pour contrer l’avancée de l’érosion, se sont arrêtés à mi-chemin. Cela étant, la population estime que les autorités n’ont pas fait preuve de détermination pour que la main-d’œuvre chinoise  continue les travaux jusqu’au bout. Cette situation remonte en 1973, a témoigné un père de famille. De tout temps, beaucoup ont cru s’en sortir en tentant de maitriser l’avancée du sinistre avec des bambous et des sacs de sable, mais cet effort n’a pas produit de résultat souhaité. « Comme nous sommes installés aux abords de l’érosion, nous nous sommes toujours efforcés de placer des bois et des sacs de sable, dans le souci de limiter les dégâts », a témoigné un occupant de parcelle. « L’érosion s’étend jusqu’aux environs de la grande route de Delvaux. Nous souffrons du manque d’eau et d’électricité. C’est pourquoi nous lançons un cri d’alarme à l’endroit du gouvernement », déploré un autre. Et un troisième d’ajouter : « Des maisons ont été emportées, les victimes traînent à ce jour, sans possibilité de bénéficier d’indemnisation de l’Etat », a-t-il indiqué, en ajoutant ce qui suit : cette érosion de Laloux nous fait très mal. Depuis longtemps, les Chinois ont lancé les travaux par intermittence. Après un moment, ils ont arrêté complètement. C’était à la grande déception de la population qui espérait que les grands travaux amorcés sur ce site allaient essuyer les larmes des occupants d’alentour.

L’avancée de l’érosion Bolikango inquiète

En 1997, des experts belges se sont penchés sur la question au quartier Bolikango. Des dégâts matériels de forte ampleur y ont été enregistrés depuis la deuxième République. L’érosion a englouti maison sur maison, sans compter des biens de valeur dont les victimes ont déploré la perte. Actuellement, la crainte est que l’érosion Laloux et celle de Bolikango se relient. Si cela arrive, il n’y aura plus de route.  Depuis que les experts chinois ont arrêté les travaux, il n’y a eu à ce jour aucune autre intervention en compensation.

En 1986, les Chinois avaient construit cinq (5) bassins de rétention d’eau. En 2001, des dégâts humains, il y en a eu, et l’on a dénombré jusqu’à soixante (60) victimes. Il y a eu un temps d’arrêt prolongé, l’on est passé par une série de promesses avant que les autorités se ressaisissent et renouent avec la main-d’œuvre chinoise en 2012. Une fois encore, les travaux qui avaient suscité de l’espoir, ne continuent plus. La population se tourne du côté du gouvernement d’où pourra lui venir le salut. Car c’est l’Etat qui planifie et décaisse, après avoir établi les priorités. Pour l’heure, la crainte d’une jonction de deux érosions : Laloux et Bolikango mérite un regard attentif des gouvernants.

(Jacky Bueya, stagiaire Upn)

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