Nécessité du dialogue, entre la force de la rue et la transition apaisée

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Tête-à-tête Steve Mbikayi-Gabriel Mokia

Le leadership politique dans le camp de l’opposition prend une autre direction lorsqu’un acteur politique de cette famille politique joue réellement son rôle constitutionnel, c’est-à-dire une opposition constructive. Steve Mbikayi, Autorité morale du Parti Travailliste et Porte-Parole de la nouvelle Classe Politique et Sociale s’emploie efficacement à cette tâche. Soucieux du bien-être des Congolais, chantre de la non-violence et partisan du dialogue, le député national élu de la Tshangu veut faire entendre la voix de la raison autour de la nécessité du dialogue national inclusif. Première étape, Gabriel Mokia. Objectif, évité de diaboliser l’opposition.    

Depuis belle lurette, le député national Steve Mbikayi a levé l’option de prendre son bâton de pèlerin en vue de conscientiser les acteurs politiques anti-dialogue. L’Autorité morale du Parti Travailliste qui prêche le bienfondé de ce dialogue a débuté sa première étape avec le président Gabriel Mokia, patron du parti MDCO, autour de la nécessité du dialogue. Car, les antis-dialogue estiment que la meilleure façon d’accéder aux postes de responsabilité est la force de la rue, entendue comme le soulèvement populaire. Ce qui constitue l’antithèse de Steve Mbikayi. Celui-ci ne veut de crépitement des armes, mais plutôt en tant qu’africain, patriote et nationaliste, privilégie l’arbre à palabre.

Le numéro un du Parti Travailliste estime que le dialogue entre politiciens s’impose au regard du temps, d’où la nécessité d’une transition dirigée par l’opposition avant d’amener les Congolais aux urnes. Cela va déboucher, pense-t-il, à un processus électoral apaisé.

Son périple n’est pas vain, voilà pourquoi il a commencé son périple par l’un des radicaux pour le faire entendre la voix de la raison, c’est-à-dire vider toutes les questions qui fâchent autour d’une table et non une occasion d’avaliser un certain prolongement de mandat.

Au sortir de cet entretien qui a pris 2 heures de discussion, à la tête d’une forte délégation, Steve Mbikayi, a fait l’économie de son entretien en ces termes : « Je pense qu’il faut voir d’autres leaders de l’opposition, échanger pour voir des stratégies qui sont profitables à l’opposition, parce qu’on ne va pas continuer à nous diaboliser », dit-il.

Puisque sa première étape est celle qui mène vers le parti MDCO du président Gabriel Mokia, Steve Mbikayi précise : « J’ai commencé par le président Mokia, je vais continuer auprès des autres présidents des partis de l’opposition pour leur faire voir que tout le processus électoral est monté en faveur de la majorité au pouvoir. Comme j’ai eu à le dire, le bureau de la CENI est pour la majorité ; la territoriale est entièrement acquise à la cause du PPRD, sans mandat, ils gèrent les territoires, tous les secteurs, toutes les provinces. C’est d’une bonne prémices pour la tricherie aux élections », a dénoncé Steve Mbikayi. Pour l’élu de la Tshangu, y aller dans cette configuration politique, c’est donner la carte blanche à la majorité de remporter les élections et gouverner une fois de plus pendant 5 ans. Pour ne pas donner carte blanche, il avait mis en place la Nouvelle Classe Politique et Sociale autour d’une nouvelle mentalité de gouverner le Congo, de réfléchir autrement. D’où, son idée de lancer le dialogue.

Ceci dit, la convergence dans cet entretien avec Gabriel Mokia ce que, tous parlent du dialogue, mais les approches divergent. Pour les tenants de l’anti-dialogue, ils estiment qu’un dialogue tripartie est nécessaire qui regroupe l’opposition, la Majorité et la Société civile en ce y compris la CENI, pense Gabriel Mokia, qui veut discuter sur des questions techniques que politiques. Tandis que dans le camp de pro-dialogue, la tripartie n’est pas nécessaire en ce moment car, défendent-ils, la CENI est représentée par les mandatés de la Majorité, de l’opposition et de la société civile. « Autant discuter entre mandants, ceux qui ont délégué, plutôt que de discuter avec les mandatés pour nous mettre d’accord. Pour nous mandants, à l’issue de ce dialogue comme on ne sait plus aller aux élections dans le délai, qu’il y ait une transition dirigée par l’opposition pour nous amener à des bonnes élections », envisage Steve Mbikayi, qui croit en un dialogue inclusif sans la tripartite comme le pense Gabriel Mokia. Ainsi donc, il croit que la politique est dynamique et dans les jours qui suivent, rien n’empêche qu’un camp change son fusil d’épaule, étant donné que la politique tient compte du temps et de l’espace.

Dans son périple, Steve Mbikayi a conféré également avec Pena Banguli, président de l’ANC autour du dialogue. Il se dégage de cet entretien que l’opposition radicale ne constitue pas un développement, voilà pourquoi, il a prôné l’opposition nationaliste qui rejette le mal et qui prône le bien. De sa part, Nepa Banguli a indiqué que la République Démocratique du Congo a une tradition du dialogue. Tout se règle, dit-il autour du dialogue. Ce dernier est une vertu cardinale dans la société humaine.

(Pius Romain Rolland)                       

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