Nécessité des garde-fous tandis que les partisans de la balkanisation traquent la RDC

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Freddy Mulumba : « le dialogue est incontournable avant les élections »

 « L’on n’a pas d’autre choix que de dialoguer, il en va de la survie de notre pays … » 

Dans le contexte actuel, où la RDC en tant qu’entité physique est traquée par des partisans de la balkanisation, le dialogue va insuffler une cohésion interne, favorable à un processus électoral apaisé. M.  Freddy Mulumba, obstiné défenseur d’un Congo uni croit, dans cet entendement, à la vertu du dialogue. « Le dialogue reste  incontournable pour la survie du pays », a-t-il démontré le week-end-dernier lors d’une conférence-débat avec les intellectuels catholiques de la Tshangu. L’orateur est persuadé du lien dynamique  entre le Dialogue, les Elections et la Balkanisation. « Dans la finalité de renforcer l’effet interactif interne, le dialogue est susceptible d’ériger un bouclier contre les partisans de la balkanisation », a-t-il projeté.    

Consolidation du dialogue, un écueil aux partisans de la balkanisation

Le vice-président du Groupe de presse Le Potentiel & Radio Télé 7 et président de l’Asbl Conscience nationale congolaise, Freddy Mulumba a animé une conférence-débat sous le thème : « Dialogue, Election et Balkanisation », devant un public sélect de la Tshangu. C’était dimanche dernier, à la paroisse Ste Famille de N’Djili. L’orateur a profité de ce forum, pour sensibiliser sur le lien bien évident, selon lui, entre le dialogue national, les élections et le plan maléfique de balkanisation de la RDC. Il ressort de son analyse que le dialogue entre les forces vives congolaises en présence, est un a priori « incontournable » aux différents scrutins.

Dans l’abord du sujet, l’orateur a d’abord passé en revue les positions des acteurs majeurs du processus électoral en RDC. Ce sont, a-t-il rappelé, le Président Joseph Kabila, le leader de l’UDPS Etienne Tshisekedi, l’Opposition politique et la Communauté internationale.  « Tous ces quatre acteurs sont favorables au dialogue, mais ne le conçoivent pas de la même manière », a-t-il constaté.

Pour le président de la République, le dialogue est censé lever des options sur le financement du processus, l’enrôlement des nouveaux majeurs, la sécurisation du processus. En effet, Joseph Kabila envisage le dialogue sous les auspices d’une personnalité congolaise, à défaut d’un africain.

Pour le président national de l’UDPS, ce dialogue ne peut se faire que dans le cadre de l’accord cadre d’Addis-Abeba et donc, sous l’égide de l’ONU. L’opposant historique estime, quant à lui, que ces pourparlers doivent se faire entre l’UDPS d’un côté et le pouvoir de Kinshasa de l’autre. Car, soutient-il, la victoire de la présidentielle de 2011 lui a été volé.

Quant à l’Opposition, si elle a commencé à militer pour le dialogue, au lendemain de la publication des résultats de la présidentielle de 2011, elle n’y croit plus. Les opposants y voient un piège du glissement.  Pendant que la communauté internationale soutient l’initiative de dialogue, pour autant que cela permette la tenue des élections dans le délai constitutionnel.

Les intellectuels doivent s’assumer

Le dialogue vaut son opportunité, en dépit des divergences des acteurs sus évoqués. Aussi l’orateur redoute-il que pareil climat ne présage un blocage, et partant un chaos. Ce qui serait une aubaine aux partisans de la balkanisation. Il a rappelé à l’assistance que la RDC est le fruit de la mondialisation et que celle-ci ne saurait se faire sans la patrie de Lumumba. Et l’orateur d’inviter les intellectuels catholiques de la Tshangu, membres de la société civile, à être vigilants pour éviter l’éventualité d’une implosion de la RDC. « Il  vous revient de faire pression à la classe politique, pour la recadrer ou  tracer une autre voie salutaire pour la RDC », a-t-il suggéré.

Dans cet ordre d’idée, l’orateur  a soutenu l’organisation du dialogue. « Le dialogue est incontournable avant les élections, pour éviter  toute contestation lors de la publication des résultats », a-t-il renchéri. Il redoute que la non-prise en compte du principe du dialogue n’occasionne, in fine, des contestations, comme cela été le cas en 2011. D’où, le risque des troubles qui prêterait ainsi  le flanc aux pêcheurs en eau-trouble. Selon lui, le dialogue devra créer une « cohésion interne », pour objecter  les mutations internationales.

Par rapport à l’objet du dialogue, le conférencier a proposé que cela relève de la dynamique interne lors de ces pourparlers. Il a rappelé qu’à la Conférence nationale souveraine (CNS), c’est la plénière qui a incité une dynamique de l’intérieur. Point n’est besoin, selon lui, de chercher à déterminer l’ordre du jour de ce dialogue maintenant. « Il n’est pas question que le contenu du dialogue soit fixé par la majorité ou par l’opposition », a-t-il martelé.

(Payne)

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