Ndongo Véronique : « Je n’ai ni honte, ni peur de débattre avec mes filles de la sexualité »

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Actuellement dans les sociétés africaines, la sexualité qui, malheureusement jusqu’à nos jours demeure un sujet tabou, est devenue une source de beaucoup de grossesses non désirées, avortements et taux de mortalité élevé dans le monde en général, mais aussi au continent noir en particulier. Mme Ndongo Véronique, veuve et mère de cinq enfants, a, au cours d’un entretien qu’elle a accordé hier jeudi 15 mars au Journal L’Avenir, brièvement parlé de l’éducation sexuelle de la jeune fille.

Journal l’Avenir : Que peut-on retenir de Mme Ndongo Véronique ?

Ndongo Véronique : « Je suis veuve, mère de 5 enfants, je m’occupe également des orphelins à Kingasani (une commune de la ville de Kinshasa). C’est grâce à mon travail de ménagère que je nourris, scolarise et subviens aux petits besoins de mes enfants ».

Est-ce que les mamans prennent le temps de parler de la sexualité avec leurs filles ? Quels sont les sujets abordés ?

Oui, moi par exemple je le fais chaque soir à mon retour du travail. Elles reçoivent de moi multiples conseils et mises en garde. Je leur demande d’avoir une bonne conduite, c’est à dire s’abstenir jusqu’au mariage.

Pourquoi est-il difficile pour certaines mères  d’aborder ce sujet ?

Cela  dépend d’une mère à une autre. Personnellement, je pense que ce devoir revient à la mère. D’autres mères ont beaucoup de retenue envers leurs filles et cela n’aide pas. Le fait de porter son enfant durant neuf mois dans le ventre  nous donne de l’autorité sur lui. Je n’ai ni honte, ni peur de débattre avec mes filles en ce qui concerne la sexualité.

Aujourd’hui, le taux de grossesses non désirées est élevé et les adolescentes en sont les premières victimes. Comment pouvez-vous expliquer cela ?

Pour ce cas, en dehors de l’éducation dont la jeune fille a pu bénéficier, la responsabilité est partagée. Nous avons les mères d’une part et les filles de l’autre. La mère ne couvre pas seulement, elle réprimande aussi. A cause d’une petite négligence, la jeune fille peut facilement se jeter dans les bras d’un homme parce qu’elle n’avait personne comme guide. Parfois, nos jeunes filles font semblant de nous écouter, mais dès qu’elles sortent de la maison, elles font ce qu’elles veulent et abusent de la liberté et de la confiance accordées par les parents. Elles se donnent à des pratiques qu’elles ont du mal à gérer. Conséquences : grossesses non désirées, avortement, décès.

En tant que mère, que faites-vous pour que vos filles ne tombent pas dans ce piège ?

Je ne saurai me rendre partout où vont mes filles, ni gérer toutes leurs fréquentations, mais je leur demande toujours d’éviter les mauvaises compagnies et de ne pas écouter n’importe qui, car nos enfants agissent souvent sous la mauvaise influence des autres. Autre chose, je leur rappelle tous les jours que ce serait pour moi un honneur si toutes se mariaient vierges.

Pour certains, se préserver jusqu’au mariage, c’est passer à côté de la belle vie. La virginité est-elle toujours au centre de débat entre mère et fille ?

Je ne pense pas que tel est le cas dans toutes les familles, mais pour ma part, ce sujet est toujours en vigueur. Mes filles savent que pour moi,  une fille vierge est pleine de valeur.

Il existe des femmes et même des jeunes filles qui subissent des perturbations menstruelles. En tant que mère, de quelle manière procédez-vous avec vos filles ?

Je suis à la lettre tout ce qui se passe durant cette période. Elles ont chacune un calendrier menstruel et en cas de perturbation, j’essaie de savoir ce qui se passe avant que je ne leur conduise à l’hôpital.

(Propos recueillis par Lofoli Gloria/Stagiaire Ifasic)

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