Nationale N°1: L’avenue By Pass sera livrée dans six mois

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Après moult plaintes et grincements de dents, la Nationale N°1, plus particulièrement son tronçon compris entre les communes de Mont-Ngafula, à la hauteur du Triangle de la Cité verte et Lemba, au niveau de la Station Salongo, est en cours de réhabilitation. Les travaux de son élargissement et de sa modernisation sont, depuis 3 semaines, au niveau de la construction des ouvrages d’assainissement. Selon les sources proches du ministère des Infrastructures, la route sera livrée dans les six mois.

Les Chinois à l’œuvre

Exécutés par une entreprise chinoise, comme c’est de coutume ces derniers temps en Rd Congo, ces travaux consistent en la construction d’une route à deux voies comportant deux bandes chacune, en vue de désengorger la route des embouteillages constatés de manière quasiment permanente, et surtout aux heures de pointe. Ce sera donc une occasion de braver des nids de poule qui y avaient élu domicile depuis des années, empêchant les usagers à atteindre ne fût-ce que la 3ème vitesse au volant de leurs véhicules. Pourtant, il s’agit là de la route Nationale numéro 1, où l’on enregistre au quotidien, en dépit d’innombrables motos, voitures et camions, au moins une centaine de gros véhicules dits poids lourds desservant nuit et jour Kinshasa et Matadi, au Kongo central.

Ces travaux, selon un responsable de ladite entreprise, sont exécutés sur trois axes. Le premier va de la Place du triangle de la Cité verte jusqu’à l’arrêt « Fulu » ;  le deuxième, de l’arrêt « Fulu » au Rond-point Ngaba et le troisième ; du Rond-point Ngaba à la station service de Lemba/salongo.

Mais si l’on ne reconnait plus le rythme autrefois applaudi des partenaires chinois dans la réalisation de cet ouvrage, l’on devra aussi savoir que les travaux, en mars et avril, auront du plomb dans l’aile avec des pluies torrentielles qui s’abattent habituellement sur la capitale en cette période. Déjà, la forte pluie qui s’est abattue le samedi 5 mars dernier a obligé les constructeurs à revenir sur certaines réalisations suite à l’ensablement des caniveaux en construction. Qui pis est, il n’y a aucune voie parallèle, pour du moins viable, pour désengorger la route principale en chantier. Et, des matériaux entreposés çà et là sur les lieux sont exposés aux prédateurs. Les cas de la construction de l’Echangeur, dans la commune de Limete, où les matériaux ont servi à bien de personnes de construire le Camp Riche dans la commune de Lemba, dit-on, devrait interpeler les consciences.

Y mettre du sérieux

Construite en 1981, il y a donc 35 ans jour pour jour, cette route n’a pas été entretenue de manière sérieuse à cause de faibles moyens, affirme-t-on. Pourtant, vu son importance sur l’économie congolaise, péage et vignette compris, elle devrait constituer une priorité permanente. Actuellement, la chaussée est fortement dégradée. Les ouvrages d’assainissement délabrés et sous-dimensionnés pour drainer les eaux de ruissellement vers l’exutoire naturel. A cela, l’on devra ajouter les constructions anarchiques,…  L’autorité a certes de la peine à mobiliser une enveloppe importante devant financer la reconstruction, la réhabilitation et l’entretien de ses infrastructures, doit-on constater à cet effet.

« Doter la RDC de bonnes routes nécessite beaucoup des ressources financières, soit un milliard de dollars américains pendant dix ans, pour avoir de bonnes routes à travers le pays »,  avait indiqué M. Serre, ancien coordonnateur de la cellule Infrastructures du ministère des ITPR. Et au-delà de ces sommes faramineuses, la qualité ne suit généralement pas. Les routes sont construites de manière douteuse, à la va vite. L’avenue Nguma, qu’on appellerait bien la route présidentielle, mérite aussi une cure de jouvence, alors qu’il y a peu, l’on parlait de l’opération ‘’trou zéro’’. Que de moyens engagés pour un maigre et éphémère résultat ! Et il suffit de voir ce que le boulevard du 30 juin est devenu, l’épine dorsale de Kinshasa, au niveau de Socimat, à peine 5 ans après sa construction… l’effondrement ! « C’était prévisible ; il fallait y jeter un pont solide ! Et même la couche extérieure laisse à désirer. C’est comme de la mayonnaise sur une tartine, l’épaisseur de ce bitume ! », s’exclame un européen, souhaitant voir l’Union européenne ou le Japon à l’action tant le Boulevard Congo Japon, ex Poids Lourds, est de loin incomparable, enviable ! Là c’est un autre débat sérieux. Pari gagné pour le Japon !

Pour le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction Fridolin Kasweshi Musoka, la bonne manière de garder ou de moderniser les infrastructures routières est de les confier en concession dans le cadre du partenariat public-privé,  le gouvernement ne disposant pas de ressources suffisantes pour réhabiliter les routes et les ouvrages connexes.

Quand les autres font école

Une autre alternative consiste en la prise en charge des routes ultra-prioritaires évaluées à près de 30.000 km dont  près de 3.330km sur la la RN1 sont prises en charges par les bailleurs de fonds traditionnels, notamment, la Banque Mondiale (BM), l’Union-européenne (UE), la Banque africaine de développement (BAD)  et Coopération britannique (DFID). La dernière alternative consiste à financer la construction, la réhabilitation et l’entretien sur fonds propres du trésor public.

En son temps, le patron des routes avait fait remarquer que les routes peuvent générer des ressources suffisantes grâce à l’activité économique dans leurs zones d’influence mais  beaucoup de routes de la RDC ne sont pas éligibles à ce genre de financement et doivent dépendre du trésor public.

« Le standard des routes au Congo est parmi les plus faibles dans les zones sous régionales auxquelles appartient le pays (l’Afrique centrale ou la SADC) », a en outre reconnu le ministre. La RDC, indique-t-on, compte plus de 58.000 km des routes d’intérêt général, 7.400 km des voiries urbaines et plus de 80.000 km des routes de desserte agricole. Mais en dépit des efforts déployés, la sortie de l’auberge ne parait pas envisageable de sitôt.

(MB)

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