Nadège Muzinga Kimona : « Une fille qui s’habille sexy dérange les garçons »

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Dans le cadre de notre enquête hebdomadaire sur le genre, nous avons programmé cette fin de semaine de faire parler les femmes sur ce qu’elles pensent de l’habillement. Mme Nadège Muzinga Kimona, une ménagère résidant dans la commune de Masina a bien voulu nous donner son point de vue sur l’habillement. Du début à la fin de notre entretien, elle a été très critique envers toutes celles qui s’habillent indécemment. Suivez :   

« En ce qui me concerne, en tant que femme et épouse, j’ai le devoir de bien m’habiller afin de ne pas verser dans la débauche. Pourquoi je dis cela ? Parce que dans notre société aujourd’hui, lorsqu’on parle des violences faites à la femme et lorsqu’on recherche les causes surtout  dans des grandes agglomérations à l’exemple de Kinshasa, l’accoutrement, surtout en ce qui concerne les jeunes filles, est à la base de cela.

Une fille qui s’habille sexy ne se rend pas compte qu’elle réveille les sentiments cachés des garçons qui l’entourent. Et de là à chercher à la violenter pour connaître ce qu’elle cache sous ses vêtements, il n y a qu’un pas.

S’il faut parler simplement de l’habillement, je m’empresse de vous dire que s’habiller est un exercice que chaque être humain est appelé à réaliser pour couvrir sa nudité.

Pour moi, toutes les filles, voire même les femmes, qui portent des habits indécents sont catégorisées comme vivant dans un autre monde. Loin d’être ce que nous voyons dans le monde visible, elles sont versées dans les ténèbres où elles ont des maris de nuit qui les courtisent allant jusqu’à leur enlever le vrai sens d’appartenir à une famille. Imaginez une jeune-fille qui porte des mini-jupes faisant apparaitre ses parties intimes et qui se prélasse sans retenu et sans honte devant ses propres parents. Devenue la honte de la famille elle préfère aller habiter ailleurs pour profiter de sa liberté diabolique. Nous les appelons « thièles »  dans le jargon populaire à Kinshasa. Elles visibles la nuit surtout le long du boulevard du 30 juin en quête des assoiffés du sexe qui raffolent leur « nudité ». Cela est aussi une source indétournable de plusieurs maladies sexuellement transmissibles ».

Quid de l’habillement

Larousse définit l’habillement comme étant un ensemble des choses dont on est vêtu. Il fait donc référence à tout morceau d’étoffe dont on se couvre le corps. Et pourtant à Kinshasa,  l’habillement est devenu un moyen de se faire voir ou de montrer à tous la richesse de sa garde-robe.

Il se dégage qu’une bonne partie des filles de la capitale congolaise, sauf quelques exceptions, ne s’habillent pas correctement. En portant des vêtements, elles ne cachent presque rien de leurs corps. Elles ne se gênent pas de mettre des habits qui dévoilent leurs sous-vêtements : elles n’aiment pas porter des ceintures et n’arrivent même pas à mettre des habits à leur taille ou à leur anatomie. Par contre d’autres se permettent de mettre des habits trop anormaux sans se demander ce que l’opinion peut dire d’elles.

Les jeunes kinoises sont sans pudeur. Heureusement que dans toute société, il y a toujours eu des exceptions.

En réfléchissant, nous pouvons conclure que la grande responsabilité ici incombe au marché congolais d’importation qui propose des marchandises inadaptées. Des statistiques peuvent démontrer qu’à Kinshasa tout le monde veut être à la pointe et tous sont influencés par la mode en prenant pour modèles des artistes. Les filles d’ici aiment s’habiller de la même façon que les danseuses qui évoluent au sein de nombreux groupes musicaux de Kinshasa. Allez-y comprendre quelques choses lorsqu’on sait que ces danseuses ne s’habillent comme ça que dans l’exercice de leur fonction sur scène.

 

(Kingunza Kikim Afri)

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