Mystère autour du C-130 Hercules de l’armée belge refoulé de la Rdc

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Selon la presse belge, l’avion de transport C-130 Hercules de l’armée belge refoulé vendredi par les autorités congolaises avait à son bord une équipe d’une dizaine de militaires formant un « détachement d’agents de sécurité » (DAS). Que cache cette attitude de la Belgique qui, pendant ces moments de crise, se permet d’envoyer un avion militaire, sans au préalable discuter avec les autorités congolaises ? N’est-ce pas une façon pour ce pays qui partage une histoire commune avec la Rdc de provoquer un incident diplomatique ? Pourquoi chercher à se faire indexer inutilement, au moment où prospère un discours souverainiste et nationaliste ? Sinon, la communauté internationale accusée par une certaine opinion d’être proche des idées développées par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, doit s’abstenir de s’illustrer de la sorte pour préserver les acquis communs.

Selon plusieurs médias, l’équipe devait aller renforcer la protection du consulat de Belgique à Lubumbashi (sud-est de la République démocratique du Congo). Ce C-130, arrivé de Belgique via  Cotonou (Bénin), devait se rendre vendredi à Lubumbashi. Mais le Premier ministre congolais, Matata Mponyo Mapon, aurait appelé vendredi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, pour lui signifier que son pays n’autorisait pas les soldats belges à pénétrer sur son territoire. Au-delà des questions que le Quotidien L’Avenir se pose avec raison, quel pays du monde peut accepter un renforcement des agents de la sécurité étrangers, au moment où les mesures sont prises pour empêcher les débordements consécutifs à la journée du 19 décembre 2016. C’est de cette façon qu’il faut comprendre la réaction des autorités congolaises, qui  veulent gérer avec professionnalisme ce jour qualifié de « fatidique » par le Rassemblement.

Soulignons qu’officiellement, la même dépêche explique qu’il s’agit d’un problème de “clearances” diplomatiques, c’est-à-dire d’autorisations de vol, a indiqué le journal La Libre Belgique sur son site internet. Ces dix agents étaient destinés à la “sécurisation du consulat” à Lubumbashi, a pour sa part indiqué sur Twitter l’envoyée spéciale permanente à Kinshasa de Radio France Internationale (RFI). Le ministère de la Défense avait confirmé samedi que son appareil avait été refoulé et se trouvait “dans un pays proche” de la RDC. « Nous ne faisons aucun commentaire » sur la présence ou non à bord d’une équipe DAS, a indiqué dimanche un porte-parole militaire à l’agence Belga. Sinon, la moindre des choses serait de se référer aux autorités locales, en leur demandant de renforcer la sécurité du consulat. Et ce, dans l’optique où il y aurait des troubles. A l’heure qu’il est, le Gouvernement de la République, à travers les FARDC et la Police, est en alerte et ne lésine pas en moyens financiers et humains pour assurer la sécurité non seulement des biens et des personnes, mais aussi des frontières nationales. Peut-être qu’après cette période trouble, Kinshasa ne trouvera aucun mal pour permettre à la Belgique de renforcer la sécurité de son consulat de Lubumbashi. Car pour l’instant, ni le moment, ni le lieu ou l’heure ne sont pas propices. Et le mystère demeure entier…

La crainte de l’opinion nationale est justifiée par le fait que le déploiement des militaires Belges dans le Sud Est du pays rappelle un passé amère, parce que ce sont eux qui ont fait asseoir la sécession katangaise au lendemain de l’indépendance, appuyant par voie de conséquence Moïse Tshombe avec son gouvernement dans l’optique de mettre la main sur les richesses de cette province longtemps convoitée par l’ancienne métropole. Dans ce contexte, la Monusco qui y a un très fort contingent jamais déployé au monde, est en même d’assurer la sécurité du Consulat à Lubumbashi.

(JMNK)

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