Mwanda Nsemi: La recette qui paie

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Le député national Zacharie Badiengila, alias « Ne Mwanda Nsemi » est depuis le vendredi 03 mars courant, au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, où il affronte déjà la justice.   En effet, le chef spirituel du Mouvement politico- religieux Bundu dia Mayala  est poursuivi et fait l’objet de  désapprobation de toute la classe politique, même des notables Ne Kongo qui, eux non plus, n’ont en aucun moment cautionné des attaques directes contre le chef de l’Etat. En effet, le député national est descendu si bas dans ses propos que les Congolais épris de bon sens ne lui ont accordé aucun crédit. D’autres par contre, sont allés jusqu’à penser que le gourou est frappé de démence et qu’il mérite d’abord des soins appropriés, avant de faire face au juge pour des faits qui lui sont reprochés.

Le chef de l’Etat, le premier à être visé par les propos outrageux de Ne Mwanda Nsemi, n’a pas voulu se venger outre mesure. En bon père de famille, en effet, Joseph Kabila a estimé que le seuil du tolérable était dépassé et que, ce faisant, le député national devait répondre de ses actes devant la justice. Pour tout dire, les Congolais auront assisté à des extrapolations qui ne sont plus de notre époque et auxquelles quelqu’un de normal ne se serait illustré. S’il est établi que tout a commencé par un conflit individuel, mieux sentimental, l’on a du mal à accepter qu’un Congolais se permette de se constituer un bouclier humain de 11 enfants, 61 femmes et 235 hommes. C’est ce qui pousse à croire que le chef spirituel n’a pas le contrôle total de toutes ses facultés et il n’y a que la justice qui puisse statuer là-dessus. Mais des sources proches du Parquet, l’on apprend qu’il est poursuivi pour offense au chef de l’Etat, incitation à la haine tribale, provocation à la désobéissance civile, organisation de groupes terroristes, détention illégale d’armes et munitions de guerre, meurtre, incendie criminelle, destruction méchante, incitation à la révolte et destruction méchante.

L’assaut réalisé dans la forteresse de Ne Mwanda Nsemi par une Police professionnelle, n’aurait pas été possible sans la nouvelle approche développée par le patron de l’Intérieur et Sécurité, le Vice-Premier ministre. Celui-ci, dès son arrivée à la tête de ce ministère, a mis l’accent sur des solutions durables de type politique et communautaire. C’est cette voie qu’il privilégie et applique dans les provinces à problème. Tout le monde se rend compte que cette recette a produit ses fruits au Kongo Central et à Kinshasa. Elle a permis, dans la province du Tanganyika, à réconcilier les Bantous et les  pygmées qui ont désormais enterré la hache de la guerre. Espérons que la même recette sera utilisée pour mettre un terme aux ravages de la milice Kamwina Nsapu, qui fait encore parler d’elle.

(JMNK)

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