Musique traditionnelle: Eddy Mboyo exprime ses préoccupations

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Lors des échanges avec le Ministre de la culture et des arts, les artistes congolais en général se sont exprimés amplement, pour démontrer ce qui n’avance pas dans ce secteur. Parmi les interventions, celle d’Eddy Mboyo n’a pas manqué de retenir l’attention des observateurs averties.

Chanteur,  compositeur, initiateur du groupe La Sanza et du Festival Mbonda  Elela, Eddy Mboyo s’est plaint, lors de son intervention, de la situation dégradante de la musique traditionnelle congolaise. Evoluant dans ce genre de musique depuis plus d’une décennie, le géniteur du groupe Sang’o Mbonda n’a pas hésité d’implorer Banza  Mukalay d’avoir un regard attentif sur la musique traditionnelle, visiblement abandonnée à elle-même.

J’ai demandé au Ministre de la culture et des arts de  mettre aussi un accent particulier sur la musique traditionnelle puisque l’instrument traditionnel et sa musique semblent être négligés et sont en voie de disparition. Eddy Mboyo se plaint : Je suis au regret de constater, récemment, alors que j’étais à Goma dans l’Est de la RDC, que les artistes dansent et battent les « djembé » et instruments traditionnels de l’Afrique de l’ouest. En RDC, nous avons tout ; mais nous avons du mal à retrouver même quelqu’un qui fabrique la flûte en bambou, a-t-il dit.

Pour lui, en effet, c’était une occasion pour exprimer  son mécontentement sur la valorisation de la musique traditionnelle qui tarde à venir.

Egalité culturelle dans des manifestations officielles

Parlant d’un autre sujet sur la présence de la diversité culturelle dans les manifestations culturelles, Eddy Mboyo a émis le vœu de voir le Ministre peser de tout son poids, pour que les quatre cultures phares soient représentées dans les activités officielles.

« Il doit fournir beaucoup d’efforts pour réussir le mélange et faire sentir la diversité culturelle qu’on a toujours vanté au pays. En RDC, il n’y a pas que la Rumba, il y a aussi la musique traditionnelle. Et toutes ses ethnies qui fortifient le Congo, à quoi servent-elles si on ne les valorise pas ? Comment les gens vont les comprendre ? En mon sens, dans des manifestations officielles, il nous faut des concepts qui pourront vivifier à tout moment nos riches cultures », a-t-il poursuivi.

Revenant sur son rendez-vous annuel, il a révélé que pour cette année 2016, le Festival « Mbonda Elela » va se dérouler du 27 au 29 mai 2016, sur le site de  l’Académie des Beaux-arts. Là, les percussions africaines seront à l’honneur à Kinshasa.

 

(Onassis Mutombo)

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